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ANAT. ET ÉCOLE ANAT. — NERFS SENSITIFS ET MOTEURS

pérale par lymphangite utérine, suite de couches ; l'adénite mésentérique dans la fièvre typhoïde et l'entérite; l'adénite bronchique dans la bronco-pneumonie ; les métastases cancéreuses à la suite . des cancers du sein ou autres, etc..

Découvertes sur les fonctions du système nerveux.

Le système nerveux a été dans cette période de la physiologie l'objet ide recherches importantes. Sans parler ici de la découverte de la ]phrénologie dont j'ai traité ailleurs, ni de ces nombreuses vivi- -sections contradictoires faites sur toutes les parties du cerveau, idu cervelet et de la protubérance pour en déterminer les usages, je rraentionnerai seulement ce qu'on doit appeler des découvertes rc'est-à-dire des faits nouveaux à l'abri de toute discussion. Ainsi, Iles résultats des expériences sur l'origine du langage, sur le nœud i vital, sur l'organe glycogène de la moelle allongée, sur la moelle épinière et sur les actions réflexes, enfin sur le grand' sympathique, sont ides découvertes physiologiques, qui ont eu la plus grande influence sur les doctrines médicales contemporaines, et qui méritent d'être 'transmises à nos successeurs. Quant aux autres, il est bon d'attendre ,que de nouvelles expériences aient permis d'établir ce qu'elles renferment d'exact ou de chimérique.

; On n'est guère plus avancé qu'au temps de Galien sur les usages lie la glande pituitaire, de la glande pinéale, sur l'action des diverses couches et parties constituantes de l'encéphale qui ont dès lors été étudiées par de nombreuses vivisections. Nous n'acceptons plus son ihypothèse des esprits animaux, pas plus que l'hypothèse du fluide laerveux matériel circulant dans les canaux nerveux qui lui a succédé, mais à côté de ces incertitudes, il nous a transmis l'action ::;roisée des hémisphères cérébraux sur le mouvement des membres opposés, l'action directe des moitiés de la moelle sur le mouvement du côté correspondant du corps; l'influence de la section complète lie ce cordon sur la paralysie totale des parties subjacentes. îju'avons-nous ajouté à ces faits? Beaucoup d'expériences contralictoires peu concluantes sur lesquelles on a bâti bien des liypol.hèses et glorifié beaucoup de mauvais physiologistes. Au milieu de •e fatras, il y a cependant des faits importants que je vais signaler et qui sont remarquables à un double titre, celui de la physiologie oure et celui de la pathologie ou des doctrines médicales. Ce sont : La localisation de la faculté du langage dans la partie antérieure lîl inférieure gauche des hémisphères cérébraux, par M. Bouil-

laud (Journal de phys. exp., lom. X, p. 159). — Le siège du mouvement volontaire dans les hémisphères cérébraux et la coordinalion de ces mouvements dans le cervelet par Flourens. — Les mouvements rotatoires d'un animal sur son axe par la section des pédoncules moyens du cervelet par Magendie, rotation du côté blessé ou du côté opposé selon que la blessure est en arrière ou en avant de l'espace occipito-atloïdien. — Le mouvement de manège des animaux du côté opposé à la blessure des pédoncules cérébraux (Magendie).

Le nœud vital ou point circonscrit du bulbe rachidien un peu au-dessous de la huitième paire, qu'on ne peut couper sans occasionner aussitôt la mort (Legallois et plus tard Flourens)

L'action glycosurique déterminée par la blessure du plancher du quatrième ventricule (Cl. Bernard).

La découverte d'un centre de mouvement dans toute l'étendue de la moelle épinière jusque-là considérée comme un simple cordon nerveux conducteur des mouvements et des sensations (Legallois), 1812. Et, comme conséquence, la découverte de la sensibilité et des mouvements réflexes par Marshall-Hall (1833). — La localisation des facultés motrices dans les racines antérieures de la moelle et des facultés sensitives dans les racines postérieures. (Charles-Bell.)

La démonstration que l'ensemble du nerf grand sympathique avec ses ganglions et ses anastomoses spinales est aussi un centre nerveux doué d'une action propre sur la circulation capillaire et sur la calorification (Cl. Bernard, Budge, Waller, etc.). — Enfin, la vitesse du courant nerveux de la volonté déterminée par Helmholtz.

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