‹ Histoire de la médecine et des doctrines médicales. Tome 1Chapitre 58 sur 118 · MALADIES DE L’AGENT VITAL · texte numérisé non relu

MALADIES DE L’AGENT VITAL

Les organiciens et les humoristes, comme tous ceux qui cherchent la précision dans les faits et dans les doctrines, ont vivement combattu et avec raison sous toutes ses formes fidée d’un principe vital immatériel . Ils l’ont toujours considérée comme une hypothèse dangereuse et sans application utile à la médecine. Pourront-ils en faire de même à l’égard de l’agent vital ou séminal, primitivement distinct de l’organisation et ensuite dilué ‘dans toutes ses parties, leur communiquant une sensibilité inconsciente nouvelle ou impressibilité. Je ne le pense pas.

Tous les raisonnements produits contre la nature d’Hippocrate, contre le pneuma d’Athénée, contre l'archée de Van Helmont, contre l 'âme de Stahl, contre le principe vital de Barthez considérés comme régisseurs de la vie, sont dirigés surtout contre ce qu’il y a d’hypothétique dans ces doctrines. Ils ne peuvent en conséquence s’appliquer à l’agent vital ou séminal. Ce principe matériel dont le rôle est connu de tout le monde, sur lequel on peut expérimenter cependant une composition variable si l’on en juge par la différence et par la vitalité de ses produits. Il passe du mâle à l’ovule avec son attribut spécial d’impressibilité qu’il lui transmet, et il lui donne une tendance évolutive vers une forme déterminée d’avance, avec ses infirmités innées, avec ses diathèses héréditaires, et enfin avec sa force de résistance aux causes extérieures de destruction qui nous entourent.

Chez les animaux dont les éléments moléculaires sont doués d’une impressibilité différente de celle de l’homme, on expérimente comme on veut sur leur agent vital, on mélange cet agent vital comme on l’entend et par des sélections artificielles on modifie les formes de la vie à volonté. On fait des métis , des Ttercerons, des quarterons, des octavons qui représentent dans leur forme, dans leur diathèse ou manière d’être, la moitié, le tiers, le quart ou le huitième de 1 être sur lequel on a expérimenté, donc il n’y a dans la doctrine que je développe rien d’hypothétique. Tout y est déduit de l’observation, et les variations d’impressibilité de l’agent vital considéré comme cause de maladie ultérieure de l’être futur doivent figurer dans la pathologie générale à titre d’élément fondamental de l’étio logie, de 1 évolution morbide et du mécanisme thérapeutique.

L’existence de cet agent rend compte d’une foule de phénomènes physiologiques et pathologiques considérés jusqu’ici de toute autre manière, et il me paraît difficile qu’on n’en tienne pas compte autrement qu’on ne l’a fait jusqu’à ce jour. Par lui, l’observation aidant, en dehors de toute hypothèse, s’expliquent toutes les difformités, toutes les maladies innées et toutes les diathèses, toutes les modifications que subissent les causes morbifiques et les maladies par l’influence individuelle, c’est-à-dire par les idiosyncrasies, enfin toutes les actions thérapeutiques qui, elles aussi, ne sont que des impressions transformées.

ANOMALIES DE L’AGENT VITAL ET DE L’iMPRESSIBILITÉ DANS LES MALADIES HUMORALES ET ORGANIQUES.

Il est impossible de séparer autrement que par la pensée l’organisation humaine, du principe substantiel qui l’a créé, et qui s’y trouve incorporé, qui en a dirigé le développement et qui entretient ses fonctions d’une manière spéciale pour chaque individu, selon sa diathèse. Mais, tout en étant obligé d’admettre que l’agent vital doué d’impressibilité, auquel l’homme doit son origine, est dilué dans tous les éléments moléculaires constituant les tissus et les humeurs de l’organisme ; qu’il préside à leur nutrition et à celle de tous les organes pour diriger leur rénovation permanente, il faut aussi tenir compte des propriétés particulières des tissus et des organes euxmêmes.

Le corps change sans cesse, cela est vrai, et comme l’a dit Ovide, « il n’est plus aujourd’hui ce qu’il était hier, ni ce qu’il sera demain. » Cependant son principe d’identité physique lui reste et, tout en se renouvelant sans cesse, il reste le même, car la matière qu’il s’assimile obéit à la diathèse première de l’agent vital, et à son impassibilité, de façon à reproduire partout une diathèse semblable. Voilà comment l’homme reste un être identique à lui-même dans là métamorphose incessante de ses éléments, et comment il réalise l’unité dans la multiplicité apparente de ses organes vitaux essentiels.

Toutefois si la vie est une dans son principe, elle est multiple dans ses fonctions, car le sang fait la vie aussi bien que la circulation qui le meut, que la respiration qui le vivifie et que l’innervation qui donne aux tissus le ton et la contractilité nécessaires. Tout cela fait partie du mécanisme humain , et il n’est pas un organe, ni une humeur, qui n’ait ses propriétés propres, susceptibles d’altération de manière à entraver la puissance de l’agent vital, ou à déterminer mécaniquement ou chimiquement des lésions mortelles. En effet, si

le coeur s’arrête, ou si de gros caillots courent dans les arteres principales, il y a mort par arrêt d'un des rouages du mécanisme humain. Si la trachée se remplit de mucus ou de tout autre corps étranger, le sang non hématosé devient un poison pour les organes qui le reçoivent, la mort a lieu chimiquement; si le cerveau est largement détruit, toute contractilité musculaire cesse et, mécaniquement encore, par suite de l’inertie d’organes importants la mort peut survenir. Enfin, partout où il y a plaie ou suppuration des tissus, la résorption endosmotique dans le sang d’un produit morbide se convertit en poison délétère qui produit chimiquement la maladie et la mort. Ce sont là autant d’états morbides secondaires, ternaires et quaternaires qui s’enchaînent les uns aux autres.

De là résulte pour le médecin, la nécessité de tenir compte des propriétés physiques et vitales des tissus et des humeurs, ainsi que des conditions mécaniques de l’exercice régulier du fonctionnement des organes, pour ne donner à l’influence de l’agent vital et de l’impressibilité que la juste place qui leur convient en pathologie.

Je puis le dire sans crainte d’être contredit, c’est le côté organique de la nature humaine qui a été le mieux étudié et qui même l’a été d’une façon trop exclusive aux dépens de l’autre. — Son étude a même donné lieu à des divisions à peine croyables aujourd’hui, car, parmi les médecins, les uns sous le nom de solidisme (V. ce mot) n’accordaient d’importance qu’aux parties solides du corps, taudis que les autres rangés sous la bannière de Yhumorisme (Y. ce mot) attribuaient dans la production des maladies une influence prépondérante aux humeurs.

Je ne reviendrai pas sur cette question de doctrine suffisamment élucidée dans les pages que j’ai consacrées au solidisme et à l’humorisme. Ce que j’en ai dit peut suffire, et je reprends ma thèse des maladies organiques et humorales acquises, également dérivées des atteintes portées à la sensibilité inconsciente ou impressibilité, unies aux désordres de la sensibilité nerveuse des tissus, ainsi qu’à toutes les actions physiques, chimiques et mécaniques accomplies au sein de l’organisme.

Je me rencontre ici avec Yirchow. En disant il y a bien longtemps : — Impression s t réaction , voilà la formule la plus abstraite de l’étiologie, car les maladies ne sont que des impressions transformées (Path. gén., 2e Edition , 1867, p. 28), j’énonçais une pensée que devait adopter l’auteur de la pathologie cellulaire.

« Pour lui en effet, tout élément vivant du corps humain répond à une excitation en manifestant son activité. L’activité est réveillée pour trois raisons différentes : C’est pour faire fonctionner, pour

nourrir, et pour former une partie. — De là trois sortes d’irritation : celle qui augmente la fonction organique (irritation fonctionnelle) ; celle qui s’accompagne d’une exagération de nutrition (irritation nutritive); celle enfin qui produit de nouvelles parties (irritation formative) •» Path. cellulaire. Introduction , p. XIV). — En ajoutant les processus passifs dans lesquels les éléments normaux se détruisent partiellement ou en totalité de façon à disparaître, on a la clef de toute la philosophie de l’étiologie pathologique cellulaire.

Cette manière de voir se rapproche beaucoup de celle que j’ai essayé de faire prévaloir, mais elle renferme des erreurs que j’ai tenté d’éviter, ainsi l’irritation fonctionnelle et l’irritation nutritive, considérées comme étant de nature différente, sont des choses semblables car la nutrition est une fonction normale et, dans l’activité des éléments cellulaires, l’une des deux irritations est de trop. Déplus, il y a cette autre différence que, ne m’occupant pas de l’activité de la prétendue cellule primordiale, qui n’est pas le premier élément de l’organisation, je me suis placé plus haut dans l’étude des origines de la vie en prenant pour point de départies troubles de l’agent vital et de l’impressibilité qu’il donne aux éléments moléculaires d’où sortira l’élément cellulaire.

De même que par ses caractères normaux différents, l’impressibilité, sur laquelle on expérimente à volonté, engendre la variabilité des individus, de même paf ses troubles circonscrits, elle modifie et altère plus ou moins profondément la nutrition moléculaire des tissus, leurs fonctions et leur volume, ce qui constitue la maladie et les diversités qu’elle présente. — Mais ici, au trouble de l’impressibilité se joignent l’effet des sympathies, nées de la participation du nerf grand sympathique, les actions chimiques ou mécaniques qui naissent secondairement, et le problème se complique à l’infini. — Malgré cette difficulté j’essaierai de poursuivre mon analyse en faisant la part de tous ces éléments morbides.

Du fait même de l’impressibilité des éléments et des tissus (1) résulte donc par l’action des causes extérieures variables, la réaction variable en rapport avec la cause morbide, et par suite des maladies différentes. — Mais, si l’impressibilité’n’est pas mise en jeu par la cause de manière à provoquer de réaction, il n’y a pas de maladie, ce qui laisse comprendre pourquoi plusieurs individus étant soumis au même moment, et dans le même lieu, à la même influence pathogénique, les uns réagissent et transforment l’impression en

(t) ( Sensibilité inconsciente distincte du système nerveux.)

maladie tandis que les autres ne sont pas affectés et restent bien

portants.

Toutes les causes morbides soit intérieures soit extérieures , locales ou générales, modifient plus ou moins l’agent vital et son impressibilité dans les humeurs on sur un point de l’économie. Elles le modifient dans sa fonction vitale élémentaire, ce qui peut n’avoir pas de suites, où elles l’excitent et l’amoindrissent et, selon la réaction qui se produit, par cet excès ou par cette faiblesse, il en résulte dans les éléments, dans les tissus, dans les organes et dans les humeurs, des modifications qui sont le germe de toutes les maladies et, si l’impression est curative, le moyen de les guérir.

Ainsi en pathogénie, l’excès d’ impressïbilité des éléments constituants réagit sur les tissus et provoque selon sa nature, soit l’hypérémie, soit l’inflammation et ses exsudats séro-fibrineux, épithéliaux ou purulents, certaines hémorrhagies actives, les flux séreux ou gazeux, l’hypertrophie des éléments et des différents tissus formant le squelette des organes; les pyrexies avec leurs altérations humorales qui deviennent des causes morbides à leur tour, etc.

Avec ces lésions , naissent les actions sympathiques réflexes qui sont la fièvre, la courbature, l’inappétence , l’embarras gastrique avec ou sans vomissement, etc.

Par elles aussi, selon l’organe affecté, viennent les troubles fonctionnels, les actions physico-chimiques de pesanteur, d’absorption endosmotique, d’érosion des tissus, ce sont : presque partout la douleur provoquée par la participation au mal des nerfs ordinaires ; — dans le cerveau et dans les méninges, le délire, la somnolence, les vomissements, le ralentissement du pouls, les convulsions et la paralysie; — dans le pharynx, la dysphagie ; — dans le larynx, l’enrouement et la dyspnée; — dans les bronches et dans le poumon, la toux, l’expectoration de nature variable et la gêne respiratoire ; -4dans l’intestin, la diarrhée, la dyspepsie ou la boulimie; - dans les reins, l’urination modifiée ; — dans les vaisseaux, les embolies avec leurs conséquences variées, l’absorption du produit morbide plus ou moins toxique des plaies; — dans les nerfs congestionnés ou anémiques, le spasme et les névroses ; — dans les fièvres, les altérations humorales qui engendrent d’autres lésions secondaires et qui reproduisent le germe du mal, enfin les actions physiques de pesanteur, d absorption par endosmose, d’obstruction par les produits morbides, d’érosion par l’âcreté du flux, etc.

De la diminution d’ impressïbilité résultent l’atrophie et le ramollissement ou les dégénérescences graisseuses des éléments et des tissus, certaines hémorrhagies passives, certaines congestions atoni-

ques également accompagnées des phénomènes sympathiques réflexes, le tout accompagné de troubles fonctionnels locaux plus ou moins marqués'.

Chaque lésion locale ainsi née de l’excès ou de la diminution de l’impressibilité réagit à son tour sur sa cause en l’aggravant. De la sorte, avec la maladie de l’agent vital elle trouble de l’impressibilité, il y a la maladie locale se généralisant par absorption endosmotique ou capillaire, produisant l’altération du sang ou restant locale et réagissant sur l’ensemble de l’économie par l’intermédiaire des actions réflexes du grand sympathique ou directe des nerfs ordinaires. C’est là ce qui constitue la maladie des éléments humoraux et organiques, état secondaire à côté de la maladie de l’agent vital, mettant primitivement en jeu l’impressibilité des éléments constituants.

J’avais donc raison de dire que les maladies ne sont que des impressions transformées; en. effet, il ne se fait, dans les tissus, aucun travail qui n’ait primitivement été précédé d’une impression normale ou pathologique.

Mais dira-t-on : qu’est-ce qui prouve que la sensibilité inconsciente ou impressibilité soit par ses modifications le point de départ des maladies? L’observation et l’expérience.

Je prendrai d’abord comme expérience la nouvelle théorie de la formation du pus contraire à celle de Virchow et qui appartient à son élève Conheim. Ainsi dans une partie dépourvue de nerfs comme la cornée et dans quelques autres tissus que l’on excite, il se fait comme l’ont établi Conheim, Cornil, Ranvier, etc., un travail de suppuration dû à la sortie des globules blancs du sang hors des vaisseaux. — Par des mouvements amiboïdes, c’est-à-dire sans organes contractiles connus, on voit les leucocythes s’insinuer entre les lamelles épithéliales et former un dépôt de pus, donc les cellules épithéliales et leurs éléments ont senti quelque chose qui n’est pas arrivé à la conscience du sujet, donc les leucocythes eux mêmes, en changeant de forme et de place, ont manifesté une sensibilité pour nous insensible, et, c’en est assez pour la démonstration expérimentale du fait que l’impressibilité mise en jeu d’une certaine manière est la cause de l’inflammation des tissus. — Impression et réaction, dans ce cas le fait est incontestable.

La pathologie des végétaux dépourvus de nerfs, la formation des gommes sur les feuilles et les maladies de la tige et du fruit nous offriraient des exemples analogues, mais il ne s’agit ici que des preuves médicales.

Je prendrai maintenant comme autre moyen de démonstration de la thèse que je soutiens, des faits empruntés à l’observation clini-

que, car dans ces études je ne veux faire aucune hypothèse. Tout y

est déduit de l’expérience.

Tout le monde connaît l’inflammation, l’ulcération, les vascularisations ou la suppuration de la cornée qui n’a pas de nerfs, et des cartilages qui n’en ont pas davantage. — J’ai vu des paralytiques avec atrophie des membres soit par hémiplégie, soit par paraplégie avoir des érysipèles, des varioles identiquement, semblables sur les parties saines et sur les parties paralysées. Enfin, chez les animaux dont on a coupé la moelle épinière, il se fait, comme l’a montré Brown Sequard, des inflammations autour des ongles qui représentent le travail inflammatoire avec tous ses phénomènes. Ici encore nous voyons qu’à côté de la sensibilité ordinaire, nerveuse inhérente au système nerveux, il y a une autre espèce de sensibilité qui est inconsciente et qu’on découvre dans les éléments constituants des organes de la vie dont elle est l’attribut. — C’est l’impressibilité.

MALADIES QUI RÉSULTENT D!UN EXCÈS D’iMPRESSIBILITÉ DE l’aGËNT VITAL.

Si l’impressibilité normale de l’agent vital fait les éléments constituants et les tissus normaux, les modifications et les altérations de cet attribut de la vie créent l’impressibilité anormale qui engendre les anomalies de la nutrition et des fonctions observées dans l’état pathologique. Dans toutes les maladies, il y a donc comme élément originaire principal un trouble de l’impressibilité. — Ce n’est que dans les maladies secondaires qu’on observe les influences physicochimiques de l’état morbide primitif, amenant des modifications nouvelles de Timprossibilité inconsciente, et avec elle les maladies secondaires.

Dans les maladies primitives, la modification n’est appréciable que par ses effets qui consistent dans un état diathésique originel, dans un état diathésique acquis et qui résulte déjà d’une modification de l’impressibilité, dans un excès ou un défaut de cette impassibilité.

Les maladies qui résultent d’un excès d’impressibilité sont : la méningite et la meningo-encéphalite, le coryza, l’otite, les ophthalmies, — les pharyngites, les angines, les laryngites, les bronchites, la pneumonie, la pleurésie, l’endo-péricardite, la gastrite, l’entérite, la dysenterie, la néphrite aiguë, l’hépatite aiguë, les adénites, la phlébite, 1 érysipèle, les arthrites, les ostéo-chondrites, la périostite et toutes les inflammations primitives des différents tissus ;

Toutes les congestions actives du poumon, du foie, de la rate, des reins, du cerveau ;

La pléthore globulaire et l’hémite;

Les hémorrhagies actives du cerveau sans lésion primitive des capillaires, certaines hémorrhagies nasales, pulmonaires, intestinales, rénales, etc. ;

Certains flux muqueux du nez, des bronches, de l’estomac et de l’intestin ;

Les pneumatoses de l’hystérie et de la dyspepsie inflammatoire-, Les hypertrophies du tissu cellulaire et fibreux, du tissu épithélial, du tissu œdipeux du tissu glandulaire, du tissu pigmentaire, du tissu cutané ou muqueux, etc. ;

Certaines maladies de la peau à l’état aigu dépendantes ou distinctes d'un état diathésique de l’agent vital ;

Les fièvres éruptives dont l’exanthème sort régulièrement, etc.; Le diabète que fait naître l’irritation du quatrième ventricule ainsi que les contusions de l’occiput et l’affaiblissement sénile.

MALADIES QUI RÉSULTENT D’üN DÉFAUT D'iMPRESSIBILITÉ DE l’aGENT VITAL.

Les maladies qui résultent d’un amoindrissement ‘ de Timpressibilité sont l’ictère grave, la néphrite albumineuse, la stéatose du foie, les dégénérescences graisseuses des éléments constituants, la pneumonie ulcéreuse dite caséeuse, les adénites stéâteuses, les lésions phymatoïdes, etc. ;

Toutes les tuberculoses des méninges, du cerveau, de la plèvre, du poumon, du foie, de l’intestin, du péritoine, des ganglions bronchiques ou mésentériques des os, etc. ;

Certaines congestions passives du poumon dans les fièvres et dans les maladies graves, ou à la suite d’un état aigu de broncopneumonie.

Certaines hémorrhagies passives dues à la dissolution du sang des fièvres et du scorbut, à l’altération graisseuse des capillaires et des vaisseaux, aux obstacles formés sur un point de l’arbre circulatoire aux ulcérations des tissus vasculaires, etc.

Le ramollissement des tissus, notamment des os qui forme le rachitisme, celui du cerveau, véritable gangrène moléculaire (1) qui prépare l’hémorrhagie cérébrale et les paralysies, etc.

L’Atrophie partielle ou générale des éléments constituants des tissus, l’atrophie des organes ou des produits morbides à la suite des inflammations passées à l’état chronique.

Les flux muqueux dans l’inflammation chronique des'membranes

(l)Bouchut. — De la nature du ramollissement cérébral sénile. — Actes delà Société des hôpitaux. — l,e année.

muqueuses, certains flux glandulaires et les suffusions chroniques

des séreuses.

Certaines nosohémies caractérisées par la trop grande quantité d'eau, la diminution des globules rouges, l’excès de globules blancs et la diminution d’albumine, qui engendrent les névroses congestives et ischémiques, certaines hystéries ou hypocondries, enfin le nervosisme sous toutes ses formes (4).

MALADIES DUES A UN EXCÈS D’iMPRESSIBILITÉ DE L’AGENT VITAL SUIVI DE SON AMOINDRISSEMENT.

Quand les' maladies qui sont dues à un excès d’impressibilité ne se terminent pas par le retour à l’état normal, il en résulte soit des maladies chroniques où l’impressibilité fait défaut — la pneumonie caséeuse suite de la pneumonie; — la congestion chronique du foie suite de l’état aigu ; — la constipation suite d’entérite ; — l’atrophie des reins suite de la néphrite, etc., soit les maladies mécaniques telles que : calculs hépatiques, salivaires et rénaux; les exsudats donnant lieu à des adhérences; les obstructions vineuses suite de phlébite, les embolies, suite d’encocardite, etc., soitenfmles diathèses acquises dues à une altération humorale connue ou indéterminée comme l’anémie, l’hydrémie, la leucocythose ; la goutte, le scrofule, la syphilis, etc.

DES ANOMALIES DE L’iMPRESSlBILITÉ DANS LES MALADIES MORALES.

Sans entrer dans le domaine de la psychologie, il ne me sera pas difficile de montrer dans le passé et dans le présent, le rôle que joue le trouble des facultés de l’âme et les perturbations morales dans les anomalies d’impressibilité qui favorisent la production et la guérison des maladies.

Dans l’enfance de la science, et dans les ténèbres de l’ignorance, aux époques de civilisation naissante, d’exaltation religieuse et politique, même chez des peuples avancés, l’excitation intellectuelle et morale ainsi que les passions exercent la plus grande influence sur le physique de l’homme. La théurgie, le mysticisme médical et l’anatomie pathologique en fournissent les preuves.

Il n y a qu à considérer l’effet des passions nobles ou mauvaises et de l’excitation intellectuelle ou morale, ainsi que des miracles de guérison opérés par la foi religieuse ou profane, pour en être convaincu.

(1) E. Bouchut. — De V État nerveux ou nervosisme. Paris, 1861, un vol. in-8, page 8 .

Tout ce côté de la médecine, en étiologie et en thérapeutique, échappe complètement à l’empire des doctrines humorales et anatomiques et ne relève que de l’impressibilité.

Toutes les passions dites dépressives telles que la jalousie, et l’envie ou la haine, l’avarice, la frayeur, la tristesse; — le chagrin, la ruine, les ambitions déçues, la nostalgie, dont personne ne connaît la cause matérielle organique, agissent sur le système nerveux central ou sympathique , et par lui sur le cœur, sur la circulation capillaire refoulée, sur la sécrétion du foie augmentée, sur les sécrétions de l’estomac dénaturées, enfin sur toutes les fonctions. De là résultent avec l’altération des éléments anatomiques, des modifications organiques , secondaires et fugaces , quelquefois permanentes, qui deviennent la folie, l’hypertrophie du cœur, les maladies du foie ou de l’estomac et souvent la syncope mortelle.

Parmi les dispositions morales qui ont une influence néfaste sur la constitution physique de l’homme, sur son cœur et sur son esprit il faut citer la tristesse, l’exil, et la solitude. Leur action est lente mais elle n’est pas moins profonde et il faut lire le charmant traité de Zimmermam sur la solitude pour en être bientôt convaincu (1). Le cœur s’aigrit et l’esprit s’irrite èt se fausse dans ses conceptions, les digestions se troublent et alors arrive l’hypocondrie avec tout son cortège de souffrances indéterminées qui n’ont souvent d’autres termes que la folie et la mort.

Dans les passions expansives c’est presque tout le contraire. — - Ainsi la colère et la fureur, le succès et les fortunes inespérées, l’exaltation intellectuelle, scientifique, religieuse et politique, etc., animent et excitent vivement le système nerveux, accélèrent souvent le cœur, et la circulation périphérique, congestionnent le cerveau, activent la digestion, et bouleversent l’organisation par des mouvements intérieurs qui échappent parce qu’ils sont trop subits ou invisibles. De là des ruptures du cœur, des folies subites et des altérations progressives de l’encéphale qui amènent également la folie ou la paralysie.

Dans une limite plus restreinte, ce sont les productions de l’esprit ou du génie musical, scientifique ou littéraire ainsi que les conceptions les plus belles de la pensée qui produisent ces effets : mais ce qui n’est qu’un sujet d’admiration pour les uns est devenu un sujet de tristesse pour les autres, puisque dans l’opinion de quelques médecins, le génie et la folie se confondent, celle-ci n’étant qu’un

(1) Voyez Empirisme, analyse des travaux de Zimmermann, le chapitre sur la solitude,

degré avancé de l’autre. Le génie n’est qu’une névrose, a dit M. Moreau, un aliéniste de notre temps; névrose, soit, mais ce n’en est pas moins la conséquence d’une exaltation intellectuelle préalable et c’est, je pense, à cette exaltation prolongée que les hommes remarquables dont s’honore l’humanité ont souvent payé leur génie de la perte de leur raison .

Si j’avais à démontrer l’influence du moral sur le physique, je pourrais m’étendre sur les détails de cette question avec laquelle le médecin habitué à voir des malades se trouve bien souvent aux prises, mais ce n’est ici qu’une question de doctrine et il n’y a pas lieu d’insister davantage sur les exemples. Qu’il me suffise d’avoir mis le fait hors de doute et l’expérience médicale du lecteur fera le reste. ,

Je sais bien que pour l’école solidiste, qui considère avec Cabanis la pensée comme une sécrétion du cerveau, ce qu’on appelle le moral n’existe pas et qu’il n’est qu’un effet de la constitution anatomique de l’encéphale, ou de l’état du système nerveux ; qu’il y a dans le cerveau autant de petits centres ou circonvolutions que de facultés pensantes, que le vicieux et que le criminel ne sont que des malades irresponsables de leurs actes ; que la vertu n’est qu’affaire de tempérament, mais ce ne sont pas là des raisons sérieuses. Il n’y a dans ces objections qu’un amas d’hypothèses matérialistes et il ne reste rien de la théorie de Gall et de la phrénologie. Où sont les petits cerveaux qui, dans le grand, président aux facultés de l’entendement et aux facultés morales? qu’on les montre et qu’on dise quelle différence il y a entre les cellules nerveuses cérébrales d’un mathématicien, d’un peintre ou d’un musicien, d’un poète, ou d’un réaliste, d’un voleur ou d’un assassin. Si ces différences existent, la science les ignore et jusqu a ce qu’elle les ait apprises elle n’a pas le droit d’en affirmer l’ existence.

Nul doute cependant que d’une façon primitive, une maladie du cerveau, ou un accident ayant modifié la texture de l’encéphale et une lésion circulatoire réflexe du cerveau, ne puissent troubler l’intelligence, les facultés morales de l’homme et le rendre irresponsable de ses actes, mais c’est là une exception qui ne saurait être prise comme étant la règle. Le commun de l’humanité a des pensées, des vertus, des passions et des vices dont nulle disposition matérielle de l’encéphale ne peut expliquer les différences et c’est pure hypothèse que de prétendre le contraire. Mieux vaut avouer son ignorance que d’affirmer ce qu’on ne peut démontrer, et chose curieuse, c’est l’école matérialiste et positiviste que l’on est obligé de rappeler sans cesse au respect de la méthode scientifique qu’elle étouffe de ses hypothèses.

En dehors de toute idée de système, et sans sortir du champ de l’observation impartiale, les seuls faits que puisse apprécier le médecin, c’est, chez l’homme sain et en tout semblable aux autres, la diversité des qualités intellectuelles affectives et morales, la modification de ces qualités par les climats, par l’habitude, par l’exemple et par le milieu social politique et religieux ; leur influence certaine sur les modifications d’impressibilité qui préludent à la maladie, enfin l’influence des altérations organiques accidentelles de l’encéphale sur ces mêmes qualités.

Relativement aux modifications sans nombre provoquées par le climat, les différents milieux et par la contagion de l’exemple, il n’e'st encore venu à l’idée d’aucun réaliste de lei attribuer à une configuration matérielle spéciale bien déterminée des millions de cerveaux qui, çà et là, au nord et au midi, sont le jouet de leurs idées différentes de patrie, de religion et de morale. C’est cependant ce qu’il faudrait faire pour soutenir le dogme de la moralité organique, de l’irresponsabilité morale ou de l’organicisme appliqué au jeu des passions, et tant qu’on n’aura pas dissipé les ténèbres qui environnent la physiologie de la pensée, il sera plus sage de s’en tenir comme je. le fais à l’observation.

Quant aux autres influences soit des passions morales sur la maladie, soit de l’action des modifications de l’encéphale sur les qualités intellectuelles affectives et morales , la chose n’est plus à démontrer, elle est acquise à la science et tous les bons observateurs sont à peu près d’accord à cet égard. Les effets du moral sur le physique ne peuvent être méconnus et ceux du physique sur le moral sont le terrain sur lequel chacun se rencontre, parfaitement d’accord et sans nulle contestation. J’y reviendrai un peu plus loin.

En ce moment je me borne à constater que la perturbation du principe moral de l’homme associé aux troubles de l’impressibilité vitale est le point de départ d’un grand nombre de désordres intellectuels, affectifs ou moraux, et que ces perturbations engendrent souvent des lésions élémentaires suivies des désordres de circulation locale d’où peut naître une maladie organiquement appréciable.

DU RÔLE DE L5AGENT VITAL ET DE L’iMPRESSIBILITÉ EN THÉRAPEUTIQUE.

Ce que la sensibilité vitale ou impressibilité réalise en pathogénie elle l’accomplit également dans les actions thérapeutiques. Là aussi on peut dire que les effets curatifs ne sont que des impressions transformées. En effet tous nos médicaments n’agissent qu’en mo-

difiant d’une façon spécifique, en excitant ou en amoindrissant l’impressibilité des éléments ou des tissus. C’est de cette façon que l’agent vital fait naître des réactions et des actes réflexes d où sortent les guérisons.

Ainsi, c’est par l’excès d’impressibilité produit dans les éléments des tissus et des humeurs par certains agents thérapeutiques que l’on remédie à toutes les lésions humorales et organiques, à toutes les dégénérescences ayant produit sympathiquement la faiblesse générale, à certains flux, à certaines hémorrhagies et aux exsudations chroniques des muqueuses ou de la peau qui amènent l’état cachectique, et produisent différentes névroses.

L’alcool, le vin, le fer, le manganèse, le quinquina, l’arsenic à faible dose, les amers, les stimulants aromatiques, etc., sont les moyens les plus utiles à employer dans les cachexies, dans les diathèses dartreuses, cancéreuses et tuberculeuses, dans certaines al térations humorales des fièvres et c’est à titre de modificateurs de l’impressibilité que je les emploie. Il en est de même de l’application du froid par les aspersions rapides sur le corps, des bains courts de mer ou de rivière, de l’exercice, des distractions et des voyages, des bains d’air comprimé ou raréfié, des inhalations d’oxygène, de la nourriture exclusive à la viande, etc.

Dans certains flux muqueux ou gazeux de l’intestin, les purgatifs et notamment les sels de soude, les carminatifs avec leurs principes odorants et les huiles essentielles sont des stimulants qui relèvent l’impressibilité amoindrie et guérissent certaines formes de diarrhée ou de pneumatose; s’il s’agit d’un flux muqueux de la conjonctive de l’urèthre, du vagin, etc., le nitrate d’argent et les caustiques légers remplissent la même indication. — J’en dirai autant des balsamiques dans les affections catarrhales de la vessie, de l’urèthre et des bronches.

Dans certaines hydropisies atoniques, les révulsifs que l’on emploie à la surface extérieure de la peau et les injections iodées ou autres ne sont que des excitations locales de l’impressibilité dont on espère voir les effets se transformer en solide guérison. Sans cela il serait insensé de mettre du nitrate d’argent dans l’œil ou de l’alcoot chaud dans la tunique vaginale. Donc les guérisons obtenues dans les maladies ne sont que des impressions curatives transformées.

Dans certaines hémorrhagies passives et dans l’adynamie produite parles nosohémies des fièvres, il en est de même et c’est à relever non pas l’innervation excitée ou opprimée, mais l’impressibilité affaiblie que l’on s’applique au moyen des toniques et des sti-

roulants. On en a un bel exemple dans la scarlatine adyuamique prochainement mortelle, avec délire, lorsqu’avec une chaleur intolérable de 40 à 41 degrés, avec une excessive fréquence du pouls qui marque 160, et une éruption cramoisie, on remédie à la diminution d’impressibilité cutanée par une lolion rapide d’eau froide. En deux heures, la température s’abaisse, le pouls se ralentit, et l’éruption moins violente continue sa marche vers la guérison.

Le soufre s’emploie pour ranimer l’impressibilité des éléments de la peau ou des muqueuses, altérés par le catarrhe chronique, par les dartres et par l’influence de la diathèse herpétique.

On emploie au contraire les médicaments qui amoindrissent l’impressibilité normale pour remédier à l’inflammation, à certaines hémorrhagies, aux irritations organiques accompagnées de fièvre et d’excitation spasmodique, aux maladies hvpertrophiques et cela pour produire l’atrophie des exsudats morbides, ou des éléments constituants ordinairement hypertrophiés dans ces maladies.

Ainsi, la saignée et les sangsues qui diminuent l’impressibilité peuvent être employées avec avantage dans les cas d’inflammation naissante ou d’état congestif et, si on y a recours en temps utile, elles procurent une impression curative d’où sort toujours un amendement favorable et souvent la guérison.

La digitale , la vératrine, la bryone , sédatifs de l’impressibilité augmentée du cœur, sont les remèdes des inflammations aiguës, viscérales dans lesquelles il y a lieu de modérer l’afflux sanguin né de cet excès d’impressibilité locale.

L’antimoine et l’émétique, le mercure, l’iodure de potassium sont des médicaments qui modèrent ou diminuent l’impressibilité des éléments constituants, car ils ralentissent le mouvement nutritif moléculaire et produisent l’atrophie de certains des éléments anatomiques. Ainsi, le mercure dissout les gommes, les néoplasies fibro-plastiques ou les indurations cellulaires, et l’iodure de potassium atrophie les éléments adipeux et glandulaires. Ce sont autant d’impressions curatives que le médecin utilise pour la guérison de certaines maladies. Le bromure de potassium diminue l’impressibilité des éléments constituants d’un tissu malade et supprime les actions réflexes d’où peuvent naître le spasme ou la convulsion. C’est à son impression sur ce tissu qu’on doit la guérison de la maladie convulsive.

Le curare a une action destructive de la faculté motrice des nerfs, tout en leur laissant la faculté sensitive, et on a employé l’impression que produit ce remède dans les maladies tétaniques où se trouve comme fait principal l’exagération de l’impressibilité motrice. Quelques succès ont couronné ces efforts, et ils constituent une des

bonnes applications de la physiologie expérimentale moderne (4).

Le chloroforme respiré pénètre dans le sang et agit sur les centres nerveux qu’il impressionne de façon à les exciter, puis à paralyser leurs fonctions et à produire le sommeil et l’insensibilité. Il en est de même de tous les anesthésiques qui sont en général d’une action fugace, et que l’on emploie pour amoindrir Timpressibilité normale des centres nerveux, s’il y a des manifestations de convulsion ou de douleur qu’on veuille anéantir. Ce sont là autant d’actes palliatifs et curatifs qui résultent d’impressions curatives, durables ou passagères, provoquées par un médicament.

Les alcalins diminuent Timpressibilité du sang dont ils allèrent les qualités, et c'est l’impression provoquée dans les tissus qu’ils ramollissent souvent, qui favorise la résolution de certaines indurations inflammatoires, particulièrement des indurations goutteuses acides, la dissolution des exsudats muqueux et fibrineux des membranes muqueuses enflammées à l’état aigu ou à l’état chronique.

Les sulfures alcalins réunissent les deux qualités contraires, mais la propriété du soufre domine et il vaut mieux dans ces cas donner le soufre contre le principe du mal et les alcalins contre les effets de sécrétion mucipare.

Il n’est pas jusqu’aux actions mécaniques et chimiques provoquées par les remèdes qui ne puissent être envisagées du même point de vue général. Les sternutatoires, h* s vomitifs employés pour faire sortir un corps étranger du larynx ou des bronches, — les purgatifs excitant les contractions intestinales pour expulser des excréments accumulés, — le massage et la palétation dans les engorgements glandulo-cellulaires, — l’équitation et la respiration forcée dans les pleurésies guéries et dans certaines affections des organes respiratoires, etc., sont autant d’impressions provoquées par le médecin dans un but de guérison.

Viennent enfin les moyens chimiques et chirurgiques employés par le médecin pour tuer les vers, ou les parasites végétaux ; pour dissoudre les concrétions pierreuses du foie , des reins et de la vessie, ou pour enlever des tumeurs, mais il est bien évident que dans ces cas, il ne s’agit plus de propriétés vitales à mettre en jeu. Les troubles de Timpressibilité ont été pour quelque chose dans les modifications humorales et organiques qui ont fait les pierres et les tumeurs devenues un danger pour la vie de l’ensemble viscéral, mais toute tentative de guérison par les agents dynamiques serait ridicule. — A la chimie et à la chirurgie d’agir. Les

(i) Voir Cl. Bernard. Leçons de Pathologie expérimentale.

alcalins dissolvent la gravelle, les petits calculs vésicaux et les concrétions biliaires, et on les emploie. Quant aux pierres trop grosses pour être dissoutes , et à certaines tumeurs dangereuses accessibles à la main, c’est au chirurgien de les extraire à l’aide des instruments mis à sa disposition par la science.

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