‹ Histoire de la médecine et des doctrines médicales. Tome 1Chapitre 61 sur 118 · APPRÉCIATION DU NATURISME ET DE SES TRANSFORMATIONS 4M · texte numérisé non relu

APPRÉCIATION DU NATURISME ET DE SES TRANSFORMATIONS 4M

la vie et dans le chapitre précédent. En effet, la semence est le principe de la vie physique et de la nature de l’homme. Ses qualités font la forme, la ressemblance, la vigueur, la faiblesse, les diathèses, les maladies innées et les maladies héréditaires. Par elle, s’expliquent certaines actions vitales, les qualités variables d’un même tissu, les propriétés organiques qui par elles- mêmes ont un rôle propre, et la marche de certaines maladies. Elle n’est pas tout dans la nature de l’homme, mais elle en est l’agent réel, susceptible de maladie appréciable. Enfin, plus qu’aucun autre principe de vie, et sans aucune hypothèse, cette cause expérimentale rend compte de bien des états pathologiques observés par le médecin. Ce qu’apprend son étude n’est pas le naturisme imagé d’Hippocrate, mais c’en est un des éléments et, à ce titre, elle complète .en précisant par l’expérience ce que l’Hippocratisme a de si général et de si élevé.

Ainsi donc, après deux mille ans d’observation, d’expériences et de controverses, le naturisme reste encore debout, non dans son . dogme primitif avec sa théorie humorale de la fluxion de la coction et des crises, mais dans le fait clinique si vrai de la nature médicatrice. Le médecin n’est qu’un instrument de guérison; c’est la nature qui guérit, et souvent elle se passe de l’instrument. Qu’a-t-elle de mieux à faire quand l’instrument n’est pas bon?

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