LA SERPENTAIRE ET LE POLYGALA DE VIRGINIE
Au xvie siècle nous vinrent encore deux médicaments, que l’empirisme du nouveau monde révélait à l’Europe. C’est la serpentaire et le polygala de Virginie que l’on considérait comme des substances diurétiques et diaphorétiques.
tabernæmontanus et l’arnica
C’est au xvie que l’on introduisit empiriquement l’arnica dans la thérapeutique; on le doit à Tabernæmontanus, botaniste distingué et médecin de l’électeur Palatin.
Le vulgaire employait, sans savoir où il l’avait appris, la décoction de cette plante contre les contusions, mais c’est le médecin dont je viens de parler qui en parle le premier dans son traité de botanique ; il l’avait donné en infusion dans la colique hémorrhoïdale et, à son exemple, on en fit un assez fréquent usage. — Michel Fehr l’employa beaucoup dans les chutes, dans les fièvres intermittentes, dans la pleurésie rhumatismale, dans l’hémoptysie, dans l’aménorrhée, dans certaines affections spasmodiques, dans le catarrhe pulmonaire chronique, dans les anciennes diarrhées rebelles, etc.
C’est un médicament qui est resté dans la thérapeutique et dont l’Empirisme a consacré les vertus.