DU SOLIDISME — SOLID1SME MODERNE
sthénie ou <T asthénie et d’irritation. — C’est le solidisme de Thémison, de Frédéric Hoffmann, de Cullen, de Brown et de Broussais. — Cejui-là donne moins de prises à la critique et peut se mieux défendre que les autres. Il pourrait toujours prétendre à la réalité des propriétés invisibles qu’il attribue aux solides vivants et dire que malgré l’antériorité des humeurs sur les solides et malgré l’existence des humeurs, c’est le trouble de la sensibilité organique surexcitée ou amoindrie qui est le point de départ de la maladie et de ses lésions. Cela serait vrai s’il n’y avait pas d’hérédité transmise par les humeurs de la génération, si on ne savait qu’une diathèse, c’est-à-dire une altération humorale , peut engendrer primitivement cet état sthénique ou asthénique d’où sort la maladie ; si enfin l’altération des humeurs et leur résorption ne pouvaient produire localement ou à l’intérieur les troubles les plus graves.
La doctrine étiologique du Solidisme exclusif ne résiste donc pas au contrôle de la clinique; tout au contraire, le Solidisme qui s’é lève au-dessus des lésions visibles pour arriver dans les régions de l’ontologie se défend mieux, mais ii demeure toujours évident que la composition variable des humeurs est la source de l’impressibilité différente des solides vivants et de leur réaction spéciale contre les causes morbides.