DÉTERMINATION DU NŒUD VITAL
Galien, qui faisait de la physiologie expérimentale, beaucoup plus qu'on ne le croit généralement à notre époque qui a créé ce mot, nous a laissé sur les fonctions du cerveau et de la moelle, les expériences les plus curieuses (V. Galien). On lui doit d'avoir placé le siège de l'intelligence dans le cerveau, et non dans le cœur, comme on le dit quelquefois, et quant à la moelle, après l'avoir coupée au milieu de sa longueur, il a constaté que les parties situées audessous, étaient privées de mouvement et de sensibilité. Coupée dans toute sa longueur en deux parties droites et gauches, aucun effet. Coupée entre la première vertèbre et l'occiput, ou bien, entre
la première vertèbre et la seconde, c'était la mort immédiate. Entre la troisième et la quatrième, c'était l'immobilité soudaine du tronc et des membres, la gêne extrême de la respiration et une mort rapide. Ces deux dernières expériences sont, à peu de chose près, celles de Flourens sur le nœud vital. C'est la chose moins le mot(l). Toutefois Flourens, en 4827, a eu le mérite de préciser le fait mieux qu'on n'avait encore réussi à le faire. En faisant des sections transversales jusqu'au trou borgne l'animal respire, mais audessous et jusqu'au point de jonction des pyramides antérieures, la mort est instantanée; et il y a à peine trois à quatre millimètres de distance. On peut aussi faire l'expérience avec un emporte-pièce de un millimètre de diamètre, et qu'on plonge dans la moelle allongée de façon que l'ouverture de l'instrument réponde au V. de la substance grise et l'embrasse. La mort est instantanée. (V. Flourens. De la vie et de V intelligence, Paris, 1858.) Ce point, nœud vital du système nerveux, n'est pas plus gros qu'une tête d'épingle.