‹ Histoire de la medicine et des doctrines médicales (volume 2)Chapitre 25 sur 141 · DU MÉTHODISME DE THÉMISON · texte numérisé non relu

DU MÉTHODISME DE THÉMISON

Thémison, de Laodicée (63 ans avant J.-C), méditant sur les doctrines de son maître Asclépiades, en lira une pathogénie et une

thérapeutique des plus simples, aussi faciles à apprendre qu'à pratiquer, de telle façon qu'on put dire qu'il était en possession d'une nouvelle méthode médicale.

Il fut comme lui partisan de Yatomisme et, comme lui, attribuait la production des maladies à une modification de rapport existant entre les pores et les atomes. — Seulement, par suite d'une exclusion, qui ne se justifie guère, il laissa de côté les corpuscules atomiques pour ne s'occuper que des espaces vides où ils sont en passage, et il prit pour base de sa pathogénie la porosité des tissus de l'être vivant, dont les variations servirent de base à sa formule doctrinale. — Tous son système repose sur la propriété contractile des tissus dont le résultat est d'amoindrir ou d'élargir les espaces vides de matière organisée, par où se font les changements moléculaires de l'être vivant. — C'est là une première différence avec la philosophie d'Asclépiades. Il y a en a une autre.

Contrairement aux idées de son maître, Thémison renchérissait encore sur les Empiriques qui proscrivaient l'étude des causes cachées des maladies, déclarait qu'il était entièrement inutile de poursuivre Yétude des causes morbifiques et qu'il devait suffire de rechercher ce qu'elles ont de commun les unes avec les autres. — C'est ce que Galien appela plus tard les communautés morbides. Il rangeait les maladies en trois classes par des caractères communs indépendamment de toute autre idée de nature et de causalité. Ainsi, les unes offraient un resserrement des pores, tandis que les autres étaient caractérisées par leur relâchement et dans le troisième genre se trouvaient celles qui présentaient du relâchement d'un côté avec du resserrement de l'autre, formant ainsi un genre mêlé. — Ce sont les éléments morbides qu'on décore du nom de Strictum, de Laxum et de Mixtum, éléments communs à tous les états morbides. — A toute doctrine il faut sa formule sous peine de n'être pas saisie par le vulgaire, et de ne pouvoir être vulgarisée. Celle du Méthodisme était trouvée, et ces trois mots sont ceux par lesquels il s'est ouvert les portes de l'histoire et par lesquels nous le connaissons aujourd'hui. — Par cette formule il prit place entre les Dogmatiques ou Naturistes qui associaient tout ce qui faisait du raisonnement et de l'expérience la base de la médecine, et les empiriques qui ne voulaient tenir compte que des causes évidentes ou expérimentales des maladies sans prétendre connaître leur nature cachée. Il déclarait que dans l'homme il n'y a que deux états ou communautés morbides, dont l'excès ou le défaut révèle une propriété générale de l'être vivant, que plus tard nous venons appeler contractilifé, excitabilité, irritabilité, etc., et que ces états forment

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