‹ Histoire de la medicine et des doctrines médicales (volume 2)Chapitre 31 sur 141 · SECTION II · texte numérisé non relu

SECTION II

Des anciens méthodiques.

Après avoir indiqué les différentes phases de l'origine du Méthodisme médical ou Solidisme, depuis ses sources les plus reculées, dans la philosophie atomique de Leucippe, de Démoerite et d'Epicure jusqu'à son premier auteur, Asclépiades , j'ai fait connaître les premières métamorphoses de celte doctrine modifiée par Thémison et par Thessalus. — J'ai dit que l'idée philosophique de la constitution atomique du corps humain avec le rapport naturel des atomes aux espaces vides où ils se meuvent, constituant la santé et la modification de ce rapport formant la maladie, s'était changée en un fait organique plus simple, celui du resserrement et du relâchement des tissus produisant toutes les maladies. — En l'amoindrissant on la dénatura, car on fit d'une propriété de tissu la base d'un système, et ce qu'elle gagna en simplicité elle le perdit en profondeur. — Au reste, elle ne s'est jamais relevée de ce premier coup, car toutes les fois que nous reverrons paraître ce méthodisme sous un nom ou sous un autre, ce sera toujours sous la forme d'une doctrine ayant pour base une propriété des tissus vivants dont la faiblesse ou l'exagération doit être considérée comme l'origine des différents états morbides. — Mais n'anticipons pas. — Pour le moment il n'est question que du Méthodisme antique, tel qu'il nous a été transmis dans sa pureté par Soranus (d'Éphèse) et par Cœlius Aurelianus. — Lorsque j'aurai fait connaître les ouvrages du dernier de ces Méthodiques je parlerai des transformations récentes de la doctrine, et nous arriverons de suite à l'étude du Méthodisme moderne. — Alors chacun pourra vérifier l'exactitude de mes affirmations.

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