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le désir de religieuse, aucoup de ils eétient maient de donnerent ’elle <e fit tait d'une nts Pallec ‘oté, ne se pria une de rop doulounéme entre nes, C’est oir ainsi la “elle-ci finit lutte donne int tant de es fréles et combat par
érer de son
ce chez les noviciat ; et
bien qu'elle
nent ni Pâge ni la santé nécessaires, on la reeut, nus à la condition qu'elle en sortirait dès que ses parents en manifesteraient le désir.
Apres bien des délais et des résistances, ils consentirent enfin à lui laisser suivre sa vocation. Flle ent aussi de cruelles Juttes à soutenir contre les Mistesses et les défaillances de son propre cœur qui li faisait parfois incliner vers la terre; mais celle iompha, avec un courage héroïque, de ses tendresses iliales, et marcha, d’un pas ferme, vers l'autel du sacrifice,
Enfin le jour de sa véture arriva ; l'esprit de ténèbres profila de cette dernière occasion pour lui livrer in supréme assaut. Sa mère, après Pavoir, selon la coutume, parée de la robe des fiancées, voulut Pembrasser une dernière fois, avant de la conduire à la grille et de sen séparer pour Jamais; mais alors outé sa tendresse maternelle se réveilla ; elle la saisit entre ses bras, et, le cœur navré de douleur, elle demeura longtemps sans pouvoir proférer une parole, jusqu'à ce qu’une défaillance vint dénouer cette
douloureuse étreinte, M. de la Troche, pâle et sans
‘oix, fut obligé d’aller seul conduire «a fille à la porte
de la clôture, où les religieuses ki recurent, et accom- Pagnerent de leurs chants son noble sacrifice. Les issistants ne pouvaient retenir leurs larmes à la vne Pane résolution si ferme dans un âge sitendre, “Elle Ma avoué depuis, dit la Mère de Pincarnation, que
“ete attaque lui fut plus rude et plus sensible que
toutes Îles autres. Mais si elle ne fut ébranlée, e’est que cette bienheureuse Môie, du premier coup d'œil, avait deviné en elle lapin généreuse de toutes ses disciples, ni avait tend forte main, et Pavait déjà entraimée bien loin ces hauteurs de la perfection, dent elle lui avaitinont les cimes infinies.
Dès l’origine de sa vocation à la vie monastique, la Mère de Saint-Bernard avait senti maitre en elle un vif désir du salut des âmes, La lecture des Re: lations de la Nouvelle-France qui cireulèrent dans a commnnanté peu de temps après, fournit an nou
aliment à cette flamme apostolique ; mais Pipes
sibilité où elle se voyait de ne pouvoir jamais réalise
ces désirs extraordinaires, les Jui fit d’abord visager comine de vaines chimères de son hnasini tion. Elle en fit part cependant à sa bien-aimée con. fidente, Ja Mère de lPincarnation, à qui elle mavai jamais caché le moindre secret de son âme. La More de Pincarnation y reconnut la vocation divine ; ms ee ne fut qu'aux premières démarches de Madame de la Peltrie, que toutes deux comprirent parfaitement le but et le sens de ces aspirations, dont elles n'avaient jamais osé espérer laréalisation.
Dès que Madame de la Peltrie ent mis le pied dans le monastère des Ursulines, la Mère de Saint-Bernard sentit à l’instant se réveiller en elle, plis vifs que jamais, tous ses tressuillements intérieurs et tout son
zèle pour la vie d'apostolat, Mais se croyant trop
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miigne dune mission Si sublime, elle se contenta de soupirer CT silence, et de S'oilrir en holocauste pour li conversion des sauvages, Cependant une secrète impulsion Pentrainait tour--tour vers la chambre de Maine de la Peltrie, et vers le parloir où se tenait Me Bernicres; elle allait ainsi tout le jour, pensive
indéeise, rodant à travers Le Honastere, et n'osanlt se présenter, lorsqu'enfin li Mère de Pincarnation la rencontra à Pentrée du parloir, Frappée d’une inspiration soudaine, elle la prit par la main, li conduisit tout droit chez M, de Bernières et le pria de Pexaminer attentivement,
Peu d'hommes possédaient à un degré aussi érnie nent Je don du discermement des esprits. JE Jui fit d'abord rendre un compile exact de tout ce qu'elle avait ressenti au sujet de la mission du Canada : et Spies CU mr examen, il reconnut en elle, à n'en
pouvoir douter, Papoôtre prédestinée de Dieu. Enfin
lt congédia en lai donnant Passurance qu'il 'appuye-
Sa demande de toute son influence.
lle sortit, toute rassurée, ivre de Joie, ét courut en hate à la chambre de la More Supérieure !, pour se réjouir avec elle des espérances quelle venait de recevoir. Mais celle-ci Paceucillit avec une extiepie loideur, traita méme sa démarche de présoinptuctse et pour fui enlever Jésqia Pombre de les-
oi dont elle se bereait: Allez, lui dit-elle, et pre
ns
L C'était encore la Mère Françoise de Saint-Bernard.
parez-vous à prendre la chambre et Pemploi de celle
qui sera choisie pour Ja mission du Canada,”
L’humble vierge fit éclater en cette occasion sa par-
faite abnégation et son entière confiance en Dieu,
Elle se retira, sans faire la moindre observation, et
n’ouvrit plus son cœur et son espoir que du côté du
ciel,
Rentrée dans sa cellule, elle se prosterna la face
contre terre, et renouvela à Dieu le sacrifice de sa
vie, conjurant le Seigneur de ne pas permettre que
ses péchés missent obstacle à ses desseins sur elle.
Sœur Marie remit ensuite sa demande entre les mains
de Saint-Joseph, et fit vœu de prendre son nom et de
le porter toute sa vie, s’il lui obtenait Ha grace qu’elle
désirait.
Enfin les prières des quarante heures terminées, l Chaque
religieuse fut proposée l’une après Pautre, car toutes,
communauté se réunit pour faire lélection.
enflammées parla même passion évangélique, s'étaient
mises sur les rangs, mais il n’y en eut aucune dont la
vocation ne fût entravée par quelqu’obstacle insurmon-
table. Seule la Mère de Saint-Bernard parut libre et réunittous les suffrages, au grand étonnementde la communauté. La supérieure elle-même, qui avait déclaré formeliement qu’elle ne consentirait jamais à priver les Ursulines d’un sujet si précieux, demeura interdite à la vue d’un résultat si inattendu. Ne pouvant s'empêcher de reconnaitre le doigt de Dieu dans
cette merveilleuse élection, elle n’y mit d’autre con-
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Apres délai Mais cœurs Au voitur du chi apprei LIEUX, prendi en dai blime,
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dition que lPacquiescement de la famille de Ia Troche, «amie et bienfaitrice du monastère.
Un courrier fut expédié immédiatement à Angers, oùiésidaient alors M. et Madame de Savonnieres. Cette étrange nouvelle fut un coup de foudre pour eux. Madame de Ja Troche surtout en fut terrasse. Après le premier moment de stupeur, elle résolut sans délai de se rendre à Tours, afin de renverser ce projet. Mais Dieu, qui tient entre ses mains les esprits et les cœurs, d’un souflle fit évanouir cet orage.
Au moment où Madae de la Froche montait en voiture, le supérieur des Carmes entra dans Pavenue duchateau. Elle n'eut rien de plus pressé que de lui apprendre le but de son voyage; mais le saint religieux, loin d'approuver sa détermination, lui fit comprendre l’honneur insigne que Dieu faisait à sa famille en daignant appeler son enfant à une vocation si subline, Il entra avec elle dans Pappartement de M. de la Troche qui était alors malade ; et comme “il eut été Penvoyé du ciel pour leur intimer les ordres du Seigneur, il leur parla avec tant d’éloquence et d'inspiration, qu’il parvint à éclairer leur foi un instant obscurcie par les tendresses de la nature. La lutte fut violente, mais de courte durée. Ils se résignèrent avec un courage magnanime à la volonté divine, et écrivirent sur le champ à leur fille une lettre d'acquiescement si touchante et si pleine de sentiments chrétiens que la Mère Supérieure voulut en
faire la lecture en présence de la communauté. Toutes
les religieuses pleurérent d'attendrissement en enten. dant expression de éette foi si pure, qui puiliss travers les sunglots et les cru ls saignements de lo pe He ’orcille aux nccents GeUX NODICS COUUTS, CH pretant POreTe aux aCCents de
cette dernière bénédiction qui tombait, avec tant
| dns, SUT cette chere enfant qu’ils ne devient bp LLS
revoir, Seule, la Mère de Saint-Bernard parut sup
rieure a tous les Scntiments de la nature. Le give dés grandes ininolations avait tranché le dernier de css liens de la chair et du sang qui, si longtemps, Pavaient retenue captive sur la teries la joyeuse eolombe du
Seigneur, aujourdhui dégauée dentraves, déplos enfin, en toute Hiberté, ses ailes frémissantes vers] cieux. Elle eut de pensées que pour rendre grace ù Dieu et au glorieux protecteur dont Br puissance itereession avait opéré ce miracle inespére. A Pins tant ième, pour accomplir son vœu, efle quitta so non de religion et prit celui de Marie de Kane Joseph, qui est devenu à jamais célebre sur les plages de Hi Nouvelle-France, où, chaque jour, il retentit encore, tout rayonnant de gloire, de sainteté et de be nédictions, sur les levres des descendants de ces ben reuses enfants du Canada quelle à tant aimées cl SOrvies,
Désormais Madame de la Peltrie pouvait partir: le SUCGCS Val dépassé toutes ses espérances; Hits Dicu ne lui permit pas d'aller plus loin sans méler une goutte d’amertume à ectte joie jusqu'alors sans
mélange. Une fille de confiance, avec qui elle avait
sure SAUVE l'ISO!
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