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INTRODOCTION
Le droit constitutionnel aux États-Unis, en Suisse, en Angleterre et en Belgique. — Républiques et Monarchies. — Les Républiques ont une tendance naturelle à se transformer en Monarchies. — Républiques italiennes. — Républiques de T Amérique du Sud. — Obstacles à rétablissement du régime républicain en France. — L'exemple des États-Unis et de la Suisse ne contredit pas les prévisions de l'auteur.
Les Etats-Unis. — Le Congrès fédéral; la Chambre des représentants et le Sénat. — Ce dernier est resté le balancier du gouvernement. — Le président des États-Unis exerce des attributions plus étendues que les souverains constitutionnels de l'Angleterre et de la Belgique. — Pas de responsabilité ministérielle. — La Cour suprême. — La Constitution domine les lois particulières, elle ne peut être modifiée par les pouvoii*s ordinaires de la société. — Exception d'inconstitutionnalité.
— L'État particulier. — Les Américains sont le premier peuple municipal du monde; le township et la city. — Le Comté. — Les juges de paix.
— L'Église et l'École. — Perfection apparente de l'édifice social; lacunes et défauts. — L'esclavage avant la guerre de Sécession. — L'égalité de droit n'est pas acceptée par les mœurs; un abtme intellectuel et moral sépare les deux races; la race nègre retourne à la barbarie africaine, la liberté la tue. — La guerre de Sécession a porté une atteinte irréparable au principe fédératif ; tyrannie des États du Nord; la domination des Carpet-baggers et des Scalawags: les deux gouvernements de la Louisiane ; maraudeurs et flibustiers politiques. — Le régime prohibitif. — La pratique du suffrage universel. — Les partis ; démocrates et républicains; les politiciens, le demi-monde politique. — Ostracisme des classes élevées. — La politique est devenue un métier, les élections ressemblent à une farce de carnaval. — Le troupeau de moutons de Panurge électoral. — Le peuple règne et ne gouverne pas.
— La vente de la législation en gros et en détail. — Le dieu Dollar. — Les concussions des ministres du président Orant, le Ring de Nev^-York, la caverne d'Ali-Baba ou des quarante voleurs. — Afi'aissement de la moralité publique. — Ce que coûte au peuple américain une classe dirigeante de. qualité inférieure. — La justice aux États-Unis. — Le juge Linch et les comités de vigilance. «Les compagnies de chemins de fer. •— L'invasion périodique des Vandales. — L'émigration chinoise,
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et allemande. Antagonisme d'idées et d'intérêts entre les trois grandes régions de rOaest, du Nord et du Sud. — La doctrine de Monroë. — Ce qui fait la force des États-Unis; qualités du peuple Américain; il a établi le siège du pouvoir exécutif et du Congrès dans une petite ville. — Aucune assimilation possible entre les États-Unis et la France. La Suisse. — Ce qui rend difficile l'étude de la constitution suisse : ses continuelles métamorphoses. — La Confédération avl^ 1798. — La constitution unitaire de 1798. — L'acte de médiation de 1803. — La constitution de 1815 inaugure l'âge d'or du régime fédératif. — Progrès de l'école radicale et unitaire. ~ La crise du Sunderbund. — La constitution de 1848; restrictions au principe fédératif.— Constitution de 1874; nouvelle limitalion de la souveraineté cantonale. — Ce qui maintient la prospérité du peuple suisse. — Une démocratie rurale sans grandes villes ; la neutralité perpétuelle. — Le movstiqne de la centralisation. — Atteintes à la liberté de conscience et à la liberté d*ens«ignement. — Un cercle vicieux.
Angleterre. Caractère général de la constitution anglaise, cette mosaïque patiente des siècles. — L'antagonisme du mot et de la chose.-* Le roi règne et ne gouverne pas. — La royauté devient de plus en plus une abstraction, un symbole. — Le souverain de fait. ^ Le Parlement peut tout faire, sauf d'un homme une femme et d'une femme un homme. —La Chambre des Lords, les rétameurs de lois. — La Chambre des communes ; les députés représentent des intérêts, des êtres moraux plutôt que des personnes ; la corruption électorale. — La Chambre des communes confie à des juges la vérification des pouvoirs contestés de ses propres membres. — Le bill électoral de 1807. — Oe qui fait la force de l'Angleterre : son patriotisme, son aristocratie; celle-ci a toujours conservé la prééminence intellectuelle et morale. — Attachement du peuple anglais pour les traditions. — La monarchie constitutionnelle est avant tout un régime spiritualiste. — Lacunes et défauts du peuple anglais. — • Les gouvernements locaux; le comté; Magistrates ou juges de paix, caractère origtiia de cette institution, leurs attributions multiples. — Le gentlemaa. — Bourgs ou corporations. ^ Le bill de 1885, celai de 1871. — Les bills privés du Parlement. — Les paroisses. — Les unions de paroisses. «— La taxe des pauvre». — La centralisation, le Self-Govemmentv le pouvoir judiciaire en Angleterre. — Comparaison entre le peuple américain et le peuple anglais. — La liberté et l'égalité françaises. Belgique. — La province, ses privilèges et franchises avant 1792. — La centralisation sous le premier empire. — Le conseil provincial, la députation permanente, le gouverneur; le commissaire d'arrondissement.
— La constitution hollandaise; le département français. — Ia révolu, tion de 1789 a détruit le groupe, les forces collectives, les intermédiaires entre l'État et le citoyen. — Les Belges ont conservé le passé, en l'adaptant aux besoins, aux nécessités de la liberté et de la société moderne. La commune belge ; sous l'empire, il n'y avait plus de communes, mais de la poussière communale; cette tutelle militaire avait ruiné le protégée
— Depuis 1831, la commune belge existe comme pouvoir distinct et indé. pendant des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, elle est le quatrième
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ppi^VQir de l'État. — Le bourgmestre, les échevins, le conseil^ les taxes communales; la suppression des octrois, ses conséquences; défauts de rorganisatlon communale ; les communes iUliputiîsanee ; on a sacrifié les droits de l'intelligence à ceuip dp la fortune. — Les ombres de Siéyès. — L'État Providence et Vampire. —Le pouvoir judiciaire en Belgique. — Le gouvernement y est sous-législateur; correecife de cette prérogative. ■— La monarcbie belg^. -r- Le Sénat, la Ch^bre (Jes députés; la tritogie de Hpgel. — Les quatre libertés cardinales. — La Belgique est le pays le plus libre et le plus catholique de TBarope entière. «^ Causes ée la prospérité de ce p^ys; soQ esprU d^ suite, sop respect de la légalité. —Les dçux grands partis politiques. — Catholiques et libéraux. — Les conditions du régime parlementaire.
L'étude de rfaistoire et de ]a philosophie politiqtiiô nous eoseîgne qu'un peuple a pu remonter souvent de la république h la royauté, se retremp^^r dans cette dernière, puiser dans cette métempsycose de longs siècles de grandeur et de prospérité ; mais que jamais un État de quelque étendue, n'a été de la royauté à la république, sans que cette évolution fût le signal de la perte de son prestige, de sa décadence, de ea ruine. Pour démontrer Texactitude de cette loi, notis n'irons pai rechercher nos preuves dans les annales de ces grands peuples asiatiques , où l'histoire se confond avec la légende, la vérité avee les mythes sacrés et les fables poétiques; nous nous contentaiH^ns de citer des exemples plus rapprochés, des faits certains, incontestables. Nous nous rappellerons ces républiques grecques qui vinrent se fondre dans Tempire d'Aleiandre, ces républiques de l'Italie, de la Gaule, de l'Espagne, de Garihage, absorbées par la grande république romaine, qui bientôt après, devient un empire colossal, armé de son unité, de sa poissante centralisation. Au moyen âge, l'Europe est pour ainsi dire constellée de républiques, et M. de Sismondi a, dans un bel ouvrage, dépeint les traits distinctifs de ces turbulentes démocraties italiennes dont l'histoire peut s'appliquer à toutes les autres. Alors, comme dans l'antiquité grecque et romaine, ce n^étaient que dissensions intestines, guerres civiles, proscriptions 9e classes