‹ Histoire de la monarchie de juillet de 1830 à 1848 (volume 2)Chapitre 46 sur 70 · INTRODUCTION CI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION CI

voir personnel et absolutiste ; nous l'avons vu sous la Gonvenlion de 1793, nous l'avons vu sous le second empire et en Prusse ; tout dépend de la nation, des hommes qui le mettent en œuvre. Ce régime vit de transaction, de prudence, d'harmonie entre les Chambres et le pouvoir exécutif ; il réclame les plus hautes vertus, les mœurs politiques les plus accomplies, la patience, l'abnégation, la fidélité la plus scrupuleuse aux traditions des partis, le tact gouvernemental le plus fin et le plus délicat ; pardessus tout, il exige de la part de tous, des plus grands comme des plus petits, un respect absolu de la légalité. A défaut de ces qualités si rares et si difficiles, une charte libérale devient pour une nation, une sorte dérobe de Déjanire constitutionnelle qui la brûle et lui paraît intolérable; ses essais de self government aboutissent aux résultats qu'obtinrent les architectes de la tour de Babel, à la confusion des langues. Le régime parlementaires est l'antipode de ces gouvernements de coups de théâtre, de cette politique de steeple-chase que la France a trop souvent tolérés, subis et parfois applaudis ; et c'est parce qu'ils ont su l'appliquer avec sincérité, ténacité et modération, que les Belges ont conquis les sympathies et le respect de l'Europe représentative, libérale et conservatrice.

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