‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 2)Chapitre 62 sur 232 · XII · texte numérisé non relu

XII

La Bithynie et le Pont, province! en 680. 74 aT. J.-O.

Sous TEmpire, ces provinces n'ont frappé que peu ou Argent, point de monnaies autres que celle d'appoint^ cependant il existe des pièces d'argent frappées sous Hadrien à Nicomédie, avec une légende latine et le nom de la province de Bithynie. Ce nom se trouve inscrit, comme sur les monnaies de la province d'Asie, dans la légende à côté du temple (3). Il en existe de semblables de la ville d'Amisus,

hel, Doct. num, vet , t. 11^ p. 605}, XAAKOYZ sur des pièces pareilles d'Antioche de Syrie (Eckbel, /. cit., t. HI, p. 286). Un docament couserTé par Paaius {Diyetty XVI, Z, 26, 1] parle d'une recette de dix mille deniers d'argent, àpfuptou 5r,vdipia (iiupCat, et met les intérêts à huit pour cent, selon la manière grecque : ixâTn\^ (jlvô^ èxdvrou (i-v;v6( àMiOu^ Téomxpaç.— Cf. Pausao., V|]^ 22, 2 : T(0T)9tv HX t6v ^(jlôv toû dfd^i&otTOç èv Ui\^ vd{it9|ia iicixûSptov (xaXcÎTOtt Sk yiakioû^ xb vd(ii9|aA).

(1) Ainsi les monnaies plus récentes de Chios ont la valeur de3, 2, 1, 1/2 assaria (Eckh^l, Doct, num, vet,, t. Il, p. 565), tandis que des pièces de trois as ne sont pas connues dans la monnaie romaine. Le poids de ces pièces de trois as varie de 18 à 6 grammes (CavedonI, Num, bihl,,p, 117).

(2) M. Pinder^ par exemple, décrit dans son catalogue des pièces de 36 à 4G grammes comme des quinaires et des pièces plus légères comme des sesterces ou des dupondius.

(3) AvecCOM.BIT* Pinder, Cistoph,, p. 599 et 600, n" 95-102. Koy.sur l'atelier de Nicomédie, Pinder, loc. cit., p. 615, et sur son droit de métropole, Marquardt, Handbuch, 1. 111, 1, p. 150. — Les poids sont 1 1«%03 (Cab. de Berlin, Pinder); I0«',93 (=205 3/4, Mionnet, t. Il, p. 409, n» 5); I0«', 25 (=193, Mioonety t. Il, p, 409, n* 4),

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dans le Pont. Le nom de la ville est mis en grec (1). Aucune de ces deux émissions de monnaies d'argent n'a duré longtemps (2). Les pièces de Nicomédie ressemblent en tout point aux cistophores de cette époque et elles ont le même poids ; celles d'Amisus, au contraire, se rapprochent assez exactement des didrachmes et des drachmes de Gésarée : il parait donc que la Bithynie suivait le système monétaire de la province d'Asie, tandis que le Pont se rapprochait de la Syrie et de la Gappadoce; ce qui correspond aussi à ce que nous savons en général de la position de ce^ provinces.

gxni.

25 tr, j.-c. Lu Pamphylie, province en Tan 729 de Rome^ et la Lyoie,

ran 43 de J.C.

La Pamphylie a eu longtemps une position exceptionnelle entre la province d'Asie et la Cilicie; elle a ensuite appartenu alternativement à Tune ou à l'autre de ces deux provinces. Enfin, sous le roi Amyntas, de 718 à 729, elle forma, avec la Galatie et quelques contrées voisines, un État séparé (3) ; ceci explique la longue durée qu'eut dans ce pays, et en particulier à Sidé, l'émission de tétra-

(1) Eckhel. Doct. num. vei., t. 11^ p. 348 et ailleurs. — Les poids sont 7f,Tt (=145 1/4, Mlonnet, Suppl., t. IV, p. 440, n» 143); 3t',25 (=61 1/4, Mionnet, t. Il, p. 344, n» 83); 3s%13 (=59, Miotinet, n* 84); il y a dans Mionnet six pièces entre 2<',99 (=56 1/4) et 2<r,77 (=52 1/4); puis une pièce de 2P-,55 (=48).

(2) Les monnaie i d'argent d'Amitus, qui portent toujours des dates, sont en général des années 163-169» c'est-à-dire 130-136 ans après J.-C.; une seule est de Tan 189 ou 156 après J -0. Celles d'argent frappées en Bitbynie ne se trouvent qu*avec b nom d'Hadrien.

(3) Narquardt, Handbuch, t. IV, p. ICI, 1C7, 168.

5« «t M tr. J.-c.

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