‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 10 sur 240 · MONNAIES DUR DU III* SIÈCLE · texte numérisé non relu

MONNAIES DUR DU III* SIÈCLE

des demi-mesures dans les tentatives derérorme» Féaiission simultanée de pièces d'or par des princes collègues et souvent rivaux, et d'après des systèmes différents, la négligence ou l'infidélité des officiers préposés à la monnaie, toutes ces causes réunies contribuèrent à faire durer cette confusion ; l'émission de pièces d'or sans règle se perpétua pendant presque tout un siècle, fait inouï dans l'histoire et qu'on a de la peine à comprendre. Cet état monétaire pi^> ^or de» ne fut pas sans influence sur la monnaie d'or contemporaine dans les provinces Danubiennes et sur les pièces du Bosphore (1). Dans ces dernières pièces l'irrégularité du poids vient se joindre à l'altération du métal qui passe peu à peu et successivement de l'or à l'électrum, de l'électrum à l'argent et au billon. Les pièces d'or frappées en Perse, quoique en petit nombre, au commencement de la dynastie des Sassanides (depuis l'an 226 de notre ère) offrent avec ce désordre un contraste remarquable ; les unes sont frappées d'après un système national dont l'argent est l'étalon, les autres sont taillées sur le modèle des aureus des premiers temps de l'Empire et pèsent 7^^Zh ; toutes sont frappées avec soin et avec la plus scrupuleuse régularité. Ainsi pendant un siècle entier on avait altéré la monnaie d'or qui, étant la base de tout le système monétaire, aurait dû être frappée d'une manière régulière; cette altération avait non-seulement changé le poids normal, mais encore elle rendait illusoire toute espèce de fixation du

Dëmonëtlsatlon de l'or.

de 2 triens. 11 y a en oatre des pièces isolées de b^f.QT, peut-être valant 10 anieas, ainsi que la pièce d'or de 27s%68 frappée par Garus et Carin qui serait égale à 5 aureus ; de même les pièces de 20(%77= 4 aureus> de 6'',H = peut-être 4 trions, 2<'>09 = probablement un triens.

(1) Comme on le verra plus loin dans la quatrième partie de cet ouvrage.

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poids des pièces ; le résultat de ces abus devait produire ce

qu on pourrait appeler la démonétisation de For. La monnaie

d'or cessa d'être considérée comme monnaie; les pièces

n'étaient plus regardées que comme des fragments de

lingots estampillés à l'effigie impériale et ne pouvaient

être acceptées dans le commerce que la balance à la main.

ÊditrtfgQiatear de Gonstantiu le Grand, pour couper le mal dans sa racine,

^oMMi n en pyj^jjg^ ^jj^ çjj gl2 probablement, un édit qui réduisit

PI. XXXVIII, Taureus à 1/72 de la livre = 4«',56; voilà pourquoi, sur

n««i,««t5. quelques pièces assez rares de Constantin, on voit le

chifTre LXXIl (2), et sur celles qui sont postérieures à

Tannée 367 (lors du renouvellement du même édit) le

(1) II semble que les dernières monnaies de Maxeoce de 4k%4 (PInder, Ant, Mûnxen des K, Muséums, p. 220) frappées avant Taotomnede 312 et les dernières de Maximln Daza (mort en 313) àe\*%2 (Pinder^ /. cit., p. 219. avec la légende : VICTORIA.CONSTANTINIAVG), de 4»',iO et de 9^,69 (Musée Brit., Vazquez Qoeipo^t. III, p. 448) 8ui?ent déjà le nouveau système; cependant on ne peut le dire avec certitude,parce que TaDcien monnayage d'or irrégulier a aussi produit des pièces ayant environ le poids du solidus postérieur. Les monnaies que ConstanUn et Licinlus comme Augustes firent fabriquer depuis 308^ ont ordinairement le poids postérieur; mais il y a, du moins de Licinlus Auguste, aussi des monnaies d'orde l'ancien système^ par exemple deds^^dl (= 82^ Pembroke) et de 5«',2S (Berlin, Pinder, /. ctL, p. 221). Si la première de ces monnaies (avec la légende : OB D V FILII SVI, Eclihel. Doct, num. vet, t. VIII, p. 64) date réellement de Tannée 817, Licinius n'a changé que plus tard le système antérieur contre celui établi par ses collègues. Pendant l'époque suivante Constantin passe pour l'introducteur de la monnaie d'or daus l'Empire romain. Cf. l'écrit bizarre intitulé : de Rébus belL annexé à l'édiUon de Végèce publié par Stewech (p. 86).

(2) On iit souvent chez les écrivains anciens que la pièce d'or doit peser 4 scrupules {Cad, Theod., XII, 7, 1, an 825) ou 1/72 de la livre {Cod. Theod. , XII, 6, 13, an 367).

[Cf. Cohen, Méd. imp., t. VI, p. 112, note, et ce que J'ai dit dans les Annotations aux Lettres du baron Marchant^ Paris 1851, p. 423].

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