ENFOUISSEMENTS POSTÉRIEURS AU III*' SIÈCLE
« qni parcGumt les Indes sous le règne de Jusiinien (1) , « sert au commerce de tous les peuples ; elle est reçue en K tous lieux, d'une extrémité à l'autre du globe; tous les « peuples l'admirent parce qu'aucun autre empire n'en a « de pareille. » En effet, le sou d'or se trouve partout ; on le rencontre en remarquable quantité chez les Germains qui alors déjà se préparaient à envahir l'Empite romain (2), tandis que dans l'intérieur de l'Empire les enfouissements d'or sont beaucoup plus rares que dans le i*' et le !!• sîècle. Un tiésor découvert à Trêves en 1635^ mais qui n'a pas été décrit avec soin, contenait' un grand nombre de pièces d'or et d'argent de Tépoque de Constantin et entre autres plusieurs médaillons des empereurs Cons-
(1) II, p. îASy éd. Moidrancon. Dans on «ulre récit (Xl> p. S3a)> où il mentionne le eoura de la monnaie d'or romaine dans l'Ile de Taprobane, l'aateur ajoute qu'on choIôiSBalt les meilleures pièces pour rexportatlon, TotaOta •Màpèx^xxÀicpo;^«Dpow9iv ixcu^La loi qui défend de payer les marchandises de^ Barbares avec de l'or, et qui ordonne plutôt d'en tirer, tubtUi ingenxo, le plus d'or possible {pod. Juit., IV, Ci, 3), n'est probablement autre chose qu'une mesure de police et d'économie politique dictée par la nécessité, mais qui oertainement n'a Jamais élé mise à exécution.
(2) La double trouYailIe de lU monnaies d'or faite à Rlein-Tromp, près de Braonsbeig, est très-remarquabie. En 1822, on trouva 97 pièces (Voigf, Beitràgezur Kunde Preussens^ Kôni^sberg, 18*24, in-8% I. VI, p. 412 et suiT.)> ^3 autres pièces furent trouTces en 1837 (Commtmicaiion de M. ie professeur U Ffiedlânder. — Cf. Pinder, Ani. Mûnzen^ p. XXIII, et Kruse, Erster Bericht ûber die Ceniralsammlung vaterlândischer AUerîhùmer, p. 49). Nous n'avons de catalogue spécial que pour la première partie qui contenait des pièces isolées de Gordien III (1 u&ée), Valentinien I*' (t^ Valens (IJ, Théodose 1*' (1), et des pièces nombreuses d'Arcadlus (9), Hoaolius (24 ; Constance ill 1); Théodose H (39; Placidie 5; lioiioria 2 ; EuduXie I; Puichérie Ij Jean 2), et Valentinien 111 (0). Ub pièces d'or de Gordien lit descendent jusqu'à 4t%C (Annexe \); par conséquefit» étant usées» elles s'accordent bien avec le poids du solidus. Cf. supra, p. C6.
Argent.
Trésor de FAmart.
tance II et Constant, pesant chacun environ i/2i de livre {i).
Les trouvailles d'ai^nt de cette épecpie se divisent enr deux catégories, contenant, Kune des deniers depuis Néron jusqu'à Dioclétien, avec les AntoniDianus correspondants, et l'autre de& mt{îaretMîa et des siliquae. Nous en connaissons trois qui appartiennent à la première espèce r i" le trésor de Famars, «nfoui entre les Minées 306 et 308 ; 2"* celui de Lengerich (près de Freren, dans le Hanovre) de l'année 350^ 3' celui de Toumay, trouvé dans le tombeau du roi Childérîc (mort en A M).
Le premier contenait des deniers d'argent antérieurs à Septime Sévère, et d'antres de l'époque de Dioclétienet de Constantin, renfermés dans cinq vases de cuivre ; des Antoninianus et des deniers probablement postérieurs à Septime Sévère, dans quatre vases de terre ; malhenreusemcnt le procès- verbal de cette importante découverte ne constate pas si dans la première division les anciens deniers étaient séparés de ceux de Tépoque de Dioclétien et de Constantin,, ou s'ils étaient réunis dans les mêmes" vases : tandis qu'il paraît positif que les deniers de tillon du m* siècle n'étaient mêlés ni avec les anciens deniers, ni avec les plus récents de métal meilleur ; les Antoninianus de billon devaient également être séparés des Antoninianus de cuivre saucé (2) .
(1) Chifffef, Anattasis Chitderici régis, p. 585.
(2) Quant à cette trouTailie importante, et qui n'est malheureusement pas tombée entre des mains compétentes, c*est le Journal des Débats (2 et ït octobre 1824; 15 et l8 janvier 1825) qui semble nous en avoir donné les meilleurs détails; ce qui en est dit dans \t% Mémoires des antiquaires de France, t. Vil, p. LXXXiV, et dans les Lettres du baron Marchant, p. 411 et Buiv., nous semble mériter moins de conflance. On trouva en tout neuf vases
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Le^ésor de Lengerich contenait, outre une riche parure Trcfior de Lcng©d'or et dix sous d'or de l'époque de Constantin qui n'ont pas été décrits, deux sommes d^argent conservées séparément, savoir : l*" environ onze cents deniers depuis Trajan jusqu'au commencement du règne de Septime Sévère ; 2* environ soixante-dix pièces d'argent de 96 à la Uvre, de l'empereur Magnence, toutes au même type, avec un médaillon d'argent de Constance II et une coupe d'argent (1).
remplis de menoates, dont cinq de bronze ayec 3920+2658+3377+4765+ 3480=18200 et quatre de terre a?ee 1065+1928 + 1412+5115=9515, total : 27715 monnaiee. Les vases de bronze étaient placés dans ôeax endroits séparés ; les trois premierB renfermaient des moantles d^argeot depuis Angnste Jusqu'à Constantin; les deux derniers contenaient un petit nombre de deniers de la Républiqne (d'après Marchant 7 à 8), puis des pièces d'argent des premiers empereurs (par exemple d'Auguste et d'Olfaon) et de Coiistân- Un le Grand. Les qnatre vases de terre furent déterrés ensemble. 11 est expressément dit que les monnaies qui s'y trouvaient renfermées étaient toutes d'un plus grand module, et avalent toutes la couronne radiée; on cite des pièces de Balbin et Pupien, Gordien III, Philippe I et 11^ Otacilia Sevefa, Trajan Dèce, Herennia Etmseilia, Hostiilen^ Trébonien Galle, Yolusien et r^rin. « Les mr^eniew de la République, ajoute le baron Marchant, ceux de Jules César et d'Auguste^ ceux plus faibles en poids, mais de bon iilre, des eueeesseurs des premiers empereurs^ se trouvaient renfermés avec les argentetis forts de Dioclétieny Maximien, Constance J, Galère et Constantin César, if autres vases contenaient les orgenteus de bas titre, depuis Sepiime Sévère, cumulaticement avec les pièces d'un plut grand module, depuis Ca raealla jusqu'au règne de Gallien. Les pièces saucées et eelks de bronze pur étaient séparées des deux premières séries* » On ne devra pas conclure de cc8 indications super ûciellea que les deniers de billon et les Antoninlanus debillon étaient mêlés et confondus; ce qui est d'ailleurs cotitiedit par k témoignage exprès du meilleur rapport fait sur cette trouvaille. On a cherché le plus possible, dans ce qui a été dit plus haut, à concilier les diferses données qu'on a pu recueillir. Les deniers de cette trouvaille, antérieurs à Néron, n'étaient certainement pas en grand nombre, et ne consistaient qu'en quelques pièces isolées.
(I) Fr. Hahn, DerFund von Lengerich, Hannover, 1854^ ia-8*. Les monnaies ont été examinées et reconnues par M. C. L. Grotcfend. Sur à peu
132 ciTAPrrRc rv.
Tombeau de chii^ Eofin, daDS le tombeau de Gbildéric, on a trouvé, avec dèriekTourn»y. ^^ grand Dombre de bous d'or el de iriens du v* siècle, une certaine quantité de pièces d'argent. Parmi celle» dont la liste a été dressée, il y avait une monnaie consalaire, SO* deniers desr empereurs, depuis Néfoi> jusqu'à Sepiime Sévërg, un de Caracalta, et une pièce- de Constance tl (1/96 délivre) (1).
conclusion k tirer Au IV* ct au V siècle, le denicf de Néron avait done «ces r M « s. ^^^^ ^YiQz Ics Germsûns libres, conjointement avec celui de Dioclétien, fabriqué d'après le même système, et c'était leur principsile monnaie ^ mais dans l'Empire romain, iu l'époque de Constantin, les deniers d'argent de Néron et de Dioclétien, les deniers de billon de Septime Sévère et les Antoninianus de billon étaient considérés comme trois espèces-de monnaie de valeur différente.
Décoarcrtes Sepui» l' émissioB delà siliqua, on ne rencontre plus ni
rieumrrëmis-' daus ta circulation, ni dans les trésors, aucune pièce au-
•loii de i« siuqna. ^j^j^j^ d'argcut OU de bîlloD ; elles durent être toutes de-
près 1100 deniers aBcient, il y a environ 405 types différents. Voici lesnooas des empereurs t Trajanr, 2, Hadrien^ 29, Antontn le Pieux, 129, Marc Aurèle, 178, Connnode, 178, Pertinax,. 2 (a?ec PROVID.DEOR- et le denier de consécration), et Septim» Sévère, 1 (avec VICT*AVG. de l'année 194); les trois derniers types ne s'y tron valent qu*en exemplaires isolés.
(1) CbiflOet {Anattasis Chiiderici reffis, Aniverp.^ 1655, p. 251 etsaiv., p. 270) décrit les monnaies trouvées à Toarnay dans le tombeau du rondes Francs : leur nombre était de lOO d'or et 200 d'argent. Les premières n'olTraient que doute types dilTérents aux noms de Théodose II, Valentinieii Iir, Marclen, Léon I«', Zenon (quelques-unes avec Léon 11), Népes et Ba-silisque (quelques-unes avec Marcas). Des pièces d'argent, quoique beaucoup ' plus nombreuses que celles d'or, il ne fut cependant reconnu et détermiaé que 42 exemplaires, savoir : i pièce consulaire, 1 de Néron^ 2 de Trajan, 5 d'Hadrien, 12 d'Antonin le Pieux, 46 de Marc Aurèle et de Lucius Vérus, 2 de Commode, 1 de Julia Domna, 1 de Caracaila, et enfin 1 de ConsUnce Chlore avec la légende VOTIS XXX MVLTIS XXXX*