LA PAMPIIYUB ET LA LYCIE
drachmes attiques- C'est également à Sidé qu ont été frappés les tétradrachmes du roi Amyntas (1) , auquel Marc- Antoine, entre autres privilèges extraordinaires, a dû accorder le droit de frapper des pièces d'argent de grand module d'après l'étalon attique, et même, ce qui est plus extraordinaire encore, des pièces d'or («upfa,p. 300). Sous Nerva et Trajan, l'atelier de Sidé a fabriqué des cistophores avec des légendes grecques et d'autres avec des légendes latines; on les reconnaît à la statue de la Diane de Perga, souvent accompagnée de l'épithète PERG. (2). Ce nom ne prouve pas que ces cistophores aient été tous frappés à Perga, et une grande partie peut parfaitement appartenir à Sidé.
Il existe des pièces d'argent frappées en Lycie, antérieures à la réunion de cette province à l'Empire, pesant 3 grammes ou un peu plus; elles portent l'ef&gie impériale avec le nom et l'emblème de la Lycie (3). Ces pièces ont continué à être émises après sa réunion à l'Empire, au moins jusqu'au règne de Trajan, avec la différence que le nom impérial en lettres grecques devient alors la légende principale [à) . Nous ne saurions déterminer au juste dans
(1) Cf. 1. 1, p. 99, note 4. — Borrell et Bargoo, Num, Chron., t. VUI, p. 68 et suiv.
(2) ÂTec des légendes lalines dans ToaTrage de M. Pioder, p. 587 et suiv., n"* 35, 36, 42, 43; avec des légendes grecques, p. 621, note, et dans Mionnet, t. VI, p. 693, n«54l.— Cf. Burgon, Cat. Pembroke, p. 240, — Les dernières de ces pièces peuvent être des cistophores aussi bien que les pièces de la Biibynie et celles de Brogitarus, roi de Galatie; le poids de l'exemplaire de Berlin de 8«%95 ne peut servir à décider la question, pas plus que celui delà coUecUon Thomas qui pèse 10*',37 (=160, Cat. Ttiomas.p. 340). — Cf. Eckhel, Doct, num, vet., t. VI, p. 410.
(3) Mionnet, Suppl., t. VU, p. 1, n» 1, et p. 2, n» î. U poids est de 3«M2 (=583/4).'
(4) Eckhel, /. cit.y t. Ul, p. i. Les poids sont pour Dorai tien, 3«', 29 (=62,
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quel système rentrent ces pièces; elles correspondent à peu près, pour le poids, au denier de Néron, et on les trouve souvent mêlées aux deniers impériaux dans les trouvailles (1).