‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 1 sur 110 · VJ AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VJ AVERTISSEMENT

Toriginaly pour me servir des expressions du duc de Blacas, savent combien le style de M. Mommsen est concis et serré. » Mais le traducteur connaissait parfaitement la langue allemande et avait étudié avec soin toutes les questions traitées dans louvrage du savant professeur de Berlin. Il se proposait d'enrichir de notes et d'additions importantes les parties qui restaient à imprimer; et déjà il avait mis sous presse le second volume, destiné à exposer Thistoire de la monnaie romaine depuis la réduction de Tas jusqu'à la mort de Jules César. Il n'y avait guère encore que quelques feuilles d'imprimées quand la mort le surprit à Venise, le 10 février 1866.

La famille du duc de Blacas comprenant la grande importance du travail entrepris par l'illustre défunt, et désirant voir achever l'ouvrage, me pria d'examiner l'état dans lequel se trouvait le manuscrit. Comme je connaissais les plans et les projets du duc, et comme d'ailleurs je l'avais aidé dans la révision des épreuves quand il s'occupait du premier volume, j'acceptai la mission délicate et honorable qui m'était confiée.

Voici l'état dans lequel me fut remise la suite de l'ouvrage :

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Les feuilles 1 à 4 du tome II étaient tirées. On en était arrivé à la fin du chapitre IV de la seconde partie : Magistrats monétaires et lois relatives à la monnaie sous la République. Des lacunes existaient; on ne les rencontrait, il est vrai, que de loin en loin, mais elles se trouvaient précisément à des endroits où le traducteur avait introduit des modifications et des changements, parfois indiqués par de simples notes. Le chapitre IX, qui traite du classement chronologique des monnaies de la République, avait été revu avec soin ; le traducteur y avait ajouté une certaine quantité de notes et surtout des éclaircissements historiques.

La troisième partie , V Empire^ était traduite, mais Tauteur n'avait pas eu le temps de revoir complètement son travail ; il ne s'était pas du tout occupé des notes et des citations, dont le soin avait été abandonné à un secrétaire.

La quatrième et dernière partie, les Monnaies coloniales et provinciales, élait dans un état plus imparfait encore et exigeait par conséquent un travail de révision sévère et de fréquentes confrontations avec le texte allemand.

La mission de celui qui entreprend la publication

YIlj AVERTISSEMENT.

d'un ouvrage posthume, incomplet, inachevé dans certaines parties, est difficile et souvent très-embarrassante. Il importe avant tout de conserver autant que possible la rédaction primitive, de saisir en même temps la pensée du savant qui a écrit l'ouvrage, et celle de son interprète. J*ai tâché de concilier la clarté de la rédaction avec le respect dû au travail du traducteur, et quant aux lacunes, j'ai cherché à y suppléer en suivant minutieusement les indications laissées par le duc. Je n'ai ajouté que très-rarement de nouvelles notes à celles qui avaient été préparées, et uniquement là où il m'a semblé utile de citer des travaux récents et la plupart du temps postérieurs à la publication du premier volume (1). Depuis cinq ans que ce premier volume a vu le jour, de nouvelles découvertes ont étendu le domaine de la science, et depuis la mort du duc de Blacas, il a paru un ouvrage des plus remarquables sur les monnaies de l'antiquité, c'est le volume publié en 1866 par M. J. Brandis sous le titre suivant : Les monnaies, tes mesures et les poids de CAsie

(1 ) Les notes du duc de Blacas sont signées de Tiniiiale B ; celles qui ont été ajoutées par moi sont signées des initiales J. W.

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