‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 105 sur 110 · FIN DE LA RÉPUBLIQUE. — OR ET ARGENT · texte numérisé non relu

FIN DE LA RÉPUBLIQUE. — OR ET ARGENT

Rare. — V.C0LL.SA.SF.L1R (1).

(Cohen, pi. XXX, Papia, n« 2-5).

706-709 L.PLAVTIVS.PLANCVS. — Denier. Commun. — V.G(M.L.SA.SF.

(Cohen, pi. XXXIII, Plautia, n»7).

— L.VALERIVS.ACISCVLVS. —Denier, qui-

naire, sesterce.

Rare. — SA.SF.P.LIR(2).

(Cohen, pi. XL, Valeria, n- 6-14).

710 CAESDICQVARCOS.QVINO— Aureus.

(Cohen, pi. XX, Julia, nM9. — Totr Cavedoni, Nnovistudii^ p. 14).

L.AEMILIVS.BVCA.IIII.VIR. ou L BVCA; pi.xxxn,n"6. CAESAR ou bien CAESAR.IMP. ou bien CAESAR.IM.P.M. ou bien CAESAR. DICT.

PERPETVO. Sur quelques pièces PAXS. — Denier, quinaire, sesterce (1).

(1) Les cinq monétaires L. Aemiiias Buca, L. Flaminius Cbilo, M. MettiuB, P. Sepuliius Macer et G. Gossulius Maridianus ne peuvent^ à aucun titre^ avoir fait fabriquer des monnaies avant 7iO^ puisque sur leurs deniers ou voit la tête du Dictateur^ qu'un décret, émané cette année même du Sénat, prescrivait de mettre sur la monnaie (Dio Gass.» XLIV, 4. — Zonar.y X^ 12); il est difficile d'assigner à ces deniers, quinaires et sesterces une date plus récente, puisque, après le meurtre de Gésnr, son image aussitôt disparut de la monnaie et que les monétaire:^, au temps du triumvirat, met- Il. 35

6i6 CHAPITRE IX.

Rare. — SA.SF.P.

(Cohen, pi. II, Àemilia^ n'* 12-17).

(Premières pièces avec reflSgie de César et avec l'indication du collège des //// viri).

taieot sur les monnaies, non-seulement la tête de César^ mais encore celles des personnages vivants qui gouvernaient la République. Il est vrai que dans ce cas surgit une nouvelle difficulté; nous aurions, pour Tan 710, cinq monétaires au lieu de quatre^ ou bien il faudrait admettre que Maridianus a exercé ses fonctions après la mort de César^ et peut-être sous l'influence de M. Antoine, quoique ses monnaies ne portent que là tête de César ; les pièces frappées par Maridianus diffèrent des pièces portant les noms des quatre autres monétaires par les titres donnés au Dictateur et par d'autres traits encore. Quant aux monnaies de Macer, dont une reproduit l'effigie de H. Antoine avec la barbe, signe de deuil (Cohen^ pi. XXX VU, Sepuliia, n* 11), on peut mettre en question si elles n'appartiennent pas plutôt à l'an 711. Cependant il faut dire que le titre donné à César sur les monnaies de Maridianus, comme sur celles de Macer, ne convient pas à un personnage déjà mort, et on sera porté à admettre que, dans Tannée agitée 7 lO, il y a eu en réalité cinq monétaires, c'esl-à-dire qu'un des préposés de la monnaie était aussitôt remplacé par un autre. En effet, les monnaies de M. Mettius ne donnent pas à César le titre de Dictateur à vie, tandis que sur les monnaies de Maridianus le Dictateur porte ce titre aussi bien que celui de Parens patriae. Lorsqu'au commencement de l'an 710, en janvier ou février. César prit la dictature à vie (Drumann, Geschichte Roms^ t. 111, p. 661, n. 3), Mettius sortit de charge, et Maridianus lui succéda ; ainsi s'expliqueraient les différences qu'on remarque sur ces monnaies.

Mais, en aucun cas, les difficultés que nous avons signalées ne nous autorisent à placer en Tan 709, contrairement à la tradition reçue, le décret du Sénat en vertu duquel l'image de César devait figurer sur la monnaie.

ni n'y a que des différences très-légères entre les monnaies portant l'efilgie de César, et frappées aux noms des cinq monétaires, L. Aemilius Buca. L. Flamioius Ghilo, M. Mettius, P. Sepuilius Macer et C. Cossutius Maridianus. Et après avoir attentivement examiné ces différences, et malgré l'hésitation d'Eckhel [Doct. mm, vet., t. VI, p. 7 et 8), il me semble que rien ne s'oppose aux conclusions auxquelles s'arrête M. Mommsen. — 11 est vrai de dire que M. Cohen {Médailles impériales, t. 1, p. 9 et suiv.), à l'exemple d'Eckhcl, a partagé les monnaies portant la tête de Jules César entre les années 709 et 710]. J. W.

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