C. Servilius, M. F Triens, quadrans, scxtons
Avec U tête d'éléphant. . Semis, triens, quadrans. | R^ncarolo ou à
f Fiesole.
M. Aafldlos Semis, triens, quadrans.
H. Anrdlus Cotta Semis. ^ Montecodrom.
CMetellns. ... # . . Semis, quadrans.
G. CurlaUus le Jeune. . • Semis, triens. quadrans.
lË PIED MONÉTAIRE. iGS
M. Fabrinfus Semis, trient, qnadrans, 1 N'ont pas de
sextans. \ deniers
Q. Molo \ Tricns. ' correspondants.
Ces espèces, malgré la faiblesse de leur poids, sont plutôt onciales que demi-onciales, surtout celles dont les deniers correspondants ont été trouvés à Fiesole. Le trésor de Fiesole ayant été enfoui peu de temps avant 670, puis- si âv. j.c qu'on y a trouvé cinq deniers correspondant à des as demi-onciaux et qui selon toute apparence doivent être regardés comme les moins anciens de ce dépôt, il nous paraît évident que la loi Papiria qui créa l'as d'une demi-once est bien la loi de 665. On peut en conclure aussi qu'après 89 ar. j.-c. 673 (date de l'enfouissement du trésor de Montecodruzzo) , si ^t. j.-c. il ne se fabriquait plus de pièces de cuivre dans l'atelier monétaire de Rome, à moins qu'on ne veuille rapporter à cette époque quelques-uns des as demi-onciaux qui n'ont ni emblèmes ni noms de monétaires (p. 73, note [2), ce qui ne serait pas impossible. Le seul as dont le denier correspondant (n* 247), fort rare il est vrai, ait été trouvé à Honcofreddo, porte la légende EX S.C., ce qui indique que pi. xxx», «• n. son émission était extraordinaire.
Nous pouvons conclure de ce qui précède, que les données conclusion, chronologiques, résultant du poids des monnaies consulaires de cuivre, sont extrêmement peu considérables, parce que, les pesées connues et certaines n'étant pas nombreuses, nous ne pouvons prendre pour base que des moyennes ou les minimums des poids. Les monnaies trientales qui sont antérieures à 537, et les monnaies demi- 217 av. j.^. onciales postérieures à 665, sont rares. La plus grande 89av. j.-c. partie de ces pièces appartient à la série onciale et a été frappée entre 537 et 665 (sauf quelques pièces isolées qui peuvent être postérieures à cette dernière date). Les diffé-
loi CHAPITRE TIII.
rences qui existent dans le poids des pièces de la série onciale peuvent servir de jalons pour leur classement chronologique , comme nous l'avons vu ; mais en supposant même que nous connaissions exactement le poids de toutes les monnaies de cette espèce qui sont parvenues jusqu'à nous, leur nombre est encore trop restreint pour que les chiffres résultant de leurs moyennes et du minimum de leur poids, offrent une base bien certaine pour nos calculs. Quoique les as onciaux soient en général plus forts au VI* siècle qu'au vir, il est possible que quelques monétaires du vil* siècle aient encore frappé des pièces du même poids que ceux du vi*.
Signes oa chiffres indiquant la valeur.
Or. Sur les plus anciennes pièces d'or, celles qui datent de
217 »T. j.-c. 537 et suiv., la valeur est toujours indiquée ; elle ne l'est jamais sur celles de Sylla ni sur les plus récentes. Argent. Lcs aucienues pièces d'argent portent toutes le signe
indiquant leur valeur, à l'exception du victoriat, parce qu'on le considérait à peu près comme une monnaie étrangère ayant plutôt une valeur commerciale qu'une valeur monétaire. Un grand nombre des deniers trouvés à Fiesole ne portent pas ce signe, pas plus que d'autres qui, pour des raisons particulières, doivent être classés avant 670. On verra dans notre tableau chronologique, que les pièces des trois premières périodes ont toutes l'indication de leur valeur, c'est-à-dire jusqu'au n' d54 (640 de Rome) . Dans la quatrième période on compte trois monétaires, M. Furius Philus (n° 182), C. Pulcher (n<» 176), L.
84 av. J.-C.
114 âT. J.-C.
NOM DE nOME. l65
Caesius (n* 178), sur les deniers desquels rindicalion de la
valeur ne se trouve pas; dans la v* période enOn, de 650 à io4-84 et. j.-c.
670, on ne rencontre plus l'indication de la valeur, excepté
sur le n* 191 (L. Metellus, A. Albinus et C. Malleolu^}, sur
îe n* 204 (L. Cotta) et sur quelques deniers de L. Pison
(n* 212) ; on la voit encore sur le n* 264 (L. Rustius) d'une
époque beaucoup plus récente, mais cette monnaie n'est que
la reproduction d'un ancien type. On peut en conclure que
jusqu'en 640, la valeur est toujours indiquée sur les de- "* •▼• J -c.
niers, que depuis 665 environ, elle ne l'est jamais et que, war. j.c.
entre ces deux dates, îl n'y a pas de règle fixe.
Ce critérium est un des plus infaillibles pour fixer l'âge des monnaies ; et nous l'avons employé souvent pour la classification des deniers rares dont la date n'a pu être suffisamment déterminée par les dépôts.
La marque de la valeur s'est conservée plus longtemps cuirr*. sur le cuivre que sur l'argent ; il y a des séries dans lesquelles on la trouve encore sur le cuivre, alors qu'elle a déjà dispara de l'argent (n- 197, 206, 206, 207, 210, 212, 213, 232, 233). A l'époque du système oncial, elle manque quelquefois sur les plus petites fractions, par exemple sur la demi-once (n^*8, 12) et sur l'once (n*** 82, 129), très-rarement sur le quadrans (n» 129) ou sur l'as (n® 208). Après l'adoption du pied demi-oncial elle manque plus souvent sur les as^ (n«' 214, 215, 216, 228, 229, 230, 239, 247), et alors on U retrouve encore sur les fractions.
Nom de Bomoi
Ce que nous avons dit des signes indiquant la valeur, o..
s'applique aussi au nom de Rome ; sur les plus anciennes
166 CHAPITRE Vin.
}i7 &▼. j.-c. pièces d'or de 537 et suiv., on lit le mot Roma^ qui ne se
trouve ni sur les aureus de Sylla ni sur ceux qui ont été
frappés après.
Argent. De même que le signe indiquant la valeur, le nom de
Rome se voit toujours sur les plus anciennes pièces d'ar-
84 tv. j.-c. gent ; il devient rare ensuite et disparaît avant 670.
114 ar. j.-c. Il ne manque presque jamab avant 640 ; on le voit même
104 «▼. j.^. jusqu'en 650, excepté sur quelques deniers de Licinius et Domitius (n* 170) et sur les n" 174, 175. 176, 177 et 178. Depuis 650, c'est-à-dire dans la v* période de notre tableau chronologique, on ne le voit plus qu'exceptionnellement sur les n" 183, 184, 190, 191, 205, 206, 207, 208, 210, 212^ 213, 216, 217, 218, 220, et encore ne le trouvet-on pas constamment sur tous les deniers qui répondent à
SI ar. j.-c. ces numéros. Depuis l'année 670 il ne sert plus qu'à riudication du type, par exemple sur quelques deniers de T. Carisius et de Caton d'Utique, à l'époque césarienne et sur le n"" 265. On peut lui prêter la même signification sur quelques pièces antérieures à celles-ci (par exemple sur les n*' 191 et 203). Le plus ancien denier de date certaine qui ne porte pas le nom de Rome comme nom de ville est le 103-100 av. j. c. n® 192, frappé entre C51et654; les derniers de date|certaine
89 ar. j. c. qui lo portcut, sont les n- 212 et 213, frappés en 665, et les n"" 221-224, émis pendant la Guerre Sociale. Par conséquent, tous les deniers portant le nom de Rome, quand ce nom n'est pas destiné à expliquer le type, devront être considérés comme antérieurs à la Guerre Sociale, et tous ceux qui ne le portent pas seront incontestablement posté-
ni ar. j.-c. rieurs à Tannée 640, comme nous l'avons déjà vu pour les signes indiquant la valeur. Ces date^ sont surtout positives quaud les deux renseignements résultant du nom de Rome et de l'indication dej la valeur, se trouvent réunis*
NOM DE BOMB. 167
Le petit nombre de deniers sur lesquels on voit l'indication de la valeur sans le nom de Rome — n*»' 96 (1) , 170, 174, 177, 191 (quelquefois), 204, 205, 212 (quelquefois), et tous les deniers de la Guerre Sociale, — ou bien le nom de Rome sans l'indication de la valeur (n*' 182, 18S, 190, 191, 20S, 205, 207, 212, 215) appartiennent presque tous à Tépoque de transition, entre 640 et 670. Il arrive aussi luet si ar. j.c. dans cet intervalle que le nom de Rome et l'indication de la valeur se trouvent sur quelques exemplaires de la même pièce et qu'ils manquent sur d'autres ; par exemple, le denier n* 212 se trouve en général sans le nom de Rome et sans l'indication de la valeur, et il se rencontre quelquefois avec une seule de ces indications, quelquefois avec toutes les -deux.
Le nom de Rome, qui ne se rencontre jamais sur les cairre, pièces coulées, se voit, de même que l'indication de la valeur, beaucoup plus longtemps sur les pièces de cuivre frappées que sur l'argent. Dans quelques séries on le voit sur les pièces de cuivre et non sur le denier, quoique la série ait été émise par le même monétsdre, par exemple sur les n*« 197, 206, 208, 210, 230, 28S, L'inverse n'a lieu qu'exceptionnellement, sur les n** 207 et 21 S. Quant aux pièces onciales, Roma se lit sur tous les as, excepté sur un seul (n* 207) auquel on peut joindre le semis n« 147, publié par M. Riccio, puis les fractions (n- 63, 99 (?) 129, 143, 146, 162) ; et encore cette absence est-elle souvent due à un oubli, peut-être même le mot Roma ne manque-t-il que dans les descriptions que nous avons sous les yeux et non sur les pièces elles-mêmes. Nous verrons, dans le chapitre suivant,
(1) Il est au moins fort douteux que le nom de Rome s'y Uouve.
16S GBAPITRB yill.
les raisons particulières qui Font fait omettre sur les pièces de cuivre de Cn. Domitius et de ses collègues {n'* i67, 189).
Le nom de Rome ne tend positivement à disparaître qu'^^rès Tadoption du système demi-oncîal (n** 212, 218, 214, 215, 216, 219, 228, 229, 232, 230, 243, 247). Cette suppression ne fut cependant pas aussi absolue sur le cuivre que sur Fargent, car le nom de Rome reparaît encore sur les as de Sextus Pompée.