‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 65 sur 110 · IL · texte numérisé non relu

IL

85«t8l av.J.^.

60 et 59 ar.J.-C.

870 CHAPITRE fX.

Dépôts : F (7j. MG{12). RF.FR.G.SC.SA (5). SF(1). OL (5 beaux). GARR.

(Gohen, pi. XVIII, Fonteia, n" 2 et 3. — Riccio, pi. XX, n»2).

Légende. . . — Monétaire: ^ L. CAESI(t^5) (1).

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur.

Type : Buste jeune et diadème d'Apollon (?) lançant une flèche (2) ; dans le champ i ou bien K, (ApoUo) (3) . ^ Deux jeunes gens assis tenant des sceptres; entre eux, un chien qu'ils caressent; dans le champ on lit : AB, Lare(s)-^ audessus entre les deux figures une tête de profil.

Forme des lettres : A, A*

Rareté: G.

Dépôts :F (6) . MG (â) . RF.FR.G.SG.SA (3) . SF (l).CAZL.OL (6 dont 2 usés, 3 beaux, 1 fruste). GARR. LIR(2).

(Gohen, pi. VIII, Caesia).

(1) Ce personnage est peut-être le père de L. Caesius^ cité par Cicéron (ad Quint, fratrem. I, 1, 4^ 14 ; 11^ 2, 4) dans ses lettres des années 694 et

(2) Ou plutôt un foudre ? B.

(3) Nous ne pouvons admettre avec Eckhel {Doct, num. veU t. V, p. 157 et 219) que Texplication la plus proîjjible de ce monogramme soit Argenio PU' blico, d'abord parce que cette formule ne se trouve Jamais en monogramme, ensuite parce que nous voyons sur le revers un deuxième monogramme qui signifie Lares, Le même monogramme^ dont la lettre A affecte la forme grecque, se retrouve avec le même buste sur le n» 233. On pourrait joindre l'emblème de la flèche (?) (A. Gell., V, 12), ce qui conduirait au nom d'AP(o//o), d'autant plus qu'il est impossible d'y trouver les éléments du nom de Rome que l'on y a clienlié.

iv— PÉRIODE. — N^' 179, 180. 371

Légendes: ^ ROMA; au droit EX.S.C. — Monétaire : ^ CETEGVS(l).

Espèces : Denier, avec le signe indiquant sa valeur.

Type : Tête de Rome avec le casque sans ailes, orné d'un cimier terminé en forme de bec d'oiseau. % Jeune garçon nu, coiffé d'un bonnet phrygien ou d'un casque semblable à celui de la tête du droit, tenant une branche ou une palme sur son épaule, et monté sur un bouc, galopant à droite ; le tout dans une couronne.

Évidemment, d'après la juste appréciation de l'abbé Gavedoni, c'est Attis, qu'il faut reconnaître ici, nourri du lait d'une chèvre, et une allusion à l'établissement de son culte à Rome en 550, sous le consulat de M. Cethegus, ancêtre du monétaire. {Bull, de (Inst. arch.^ 1844, p. 23).

Forme des lettres : X.

L'aspiration manque dans le surnom CETEGVS.

Rareté : Exemplaire unique an Cabinet de France.

(Cohen, pi. XIV, Comelia, u^ 2).

204 iv. .I.-C

Légendes: ^ ROMA. — Monétaire : ^ N.FABI(t«) PIC- TOR (2).

(1) Et non CETHEGVS par nn TH en monogramme. Voy. Ch Lenormant^ Rev. numismatique 1842, p. 3)5. Ce personnage est peut être P. Cornelins Cethegus qui, après avoir été préteur, Joua depuis un rôle dans les troubles de 666. (Drumann, Geschichle Roms, t. Il, p. 557). — Ce denier ne 88 «t. j -c 8*est trouvé dans aucun des dépôts connus; nous l'avons placé dans cette période à cause de la formule EX. S. C. qui ne se rencontre pas dans les précédentes. (Ann. de VInst. arch. 1863, p. 58).

(3) Ce monétaire est sans doute an petlt-flls ou un arrière-pelit-ftls de Q. Fabius Pictor, auquel il est fnlt allusion dans le type du revers. Il n'est

189 av. J.-C.

167 av. J.^.

Espèces : Denier, avec la marque de sa valeur.

Type : Ordinaire. S) Guerrier casqué, assis, tenant un bonnet de flamine dans sa main droite; de la main gaucbe il tient une lance appuyée sur un bouclier rond sur lequel on lit : QVIRIN(aKs), allusion à Q. Fabius Pictor, Flamen Quirinalis, de 565 à 587. (T. Liv. XXXVII, 47; XLV, 44) (1).

Forme des lettres : X.

Fabrique : Ordinairement il se trouve dans le champ, des deux côtés, des lettres de l'alphabet latin. Le tableau de leurs combinaisons, que donne Gavedoni {Appendice k, p. 257), ne s'accorde pas avec ce que dit Riccio {Cat. p. 89). Il nous semble qu'il doit exister un rapport entre chaque lettre du droit et une lettre du revers.

Rareté : R.

Dépôts : RG. MG (4). SA (1). GAZL.GARR.

(Cohen, pi. XVII, Fabia, n* 6).

pas connu dans Thistoire^ à moins que ce ne soit N. Fabius Pictor, dont Cicéron {de Divin. 1,21, 43) parle comme d'un écrivain. Ce denier nes*est pas trouvé dans le dépôt d'Oliva et ne peut être classé qu'à cette période. Les lettres de l'alphabet qui se trouvent dans le champ, ne permettent pas de le classer à la période précédente, le nom de Rome et l'indication de la valeur semblent Feiclure de la suivante, où on ne les rencontre qu'exceptionnellemefit. {Ann, de l'Inst. arch., 1863, p. 58).

(1) Le guerrier est barbu et, d'après Gavedoni {Nuovi studii, p. 19), le personnage ici figuré doit être plus ancien que Fabius Pictor, Flamen Quirinalis. Le savant modénals voudrait y voir C. Fabius Dorso (Val. Max. l,t,U), qui donna un grand exemple de piété, au quatrième siècle de la fondation de Rome, en sortant du Capitole, alors assiégé par les Gaulois, pour aller sur le mont Quirinal offirir un sacrifice votif. (Statum Fabiae gentis tacrificium). Cf. T.-Liv. V, 4Cet52. B.

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