DÉPÔT DE MONTEGODRUZZO. — N^ 2A& ET 2A
Monétaires : Sj O CASSI VS (ordinairement CASSI) t L SALI- NA (<or) (ordinairement SALIN). On trouve aussi L SALIN. C.CASSIVS(l).
Espèces : As, avec la marque de sa valeur. pi. xx^n, »• •.
Pied monétaire : Semi-oncial.
Typ« : Ordinaire.
(Cohen, pi. LU, Cassia^ n^" 1.)
Légende : .... — Monétdre : ^ C. RVF(i«). Espèces : Quadrans, avec la marque de sa valeur (Cohen, , 218,n'3).
Pied monétaire : (?).
Type : Ordinaire. Tête d'Hercule. ^ Proue de vaisseau. (Cohen, pi. LIX, Minucia^ n** 2).
Légende .-.... — Monétaire : Au droit MAGNVS. ^ PRO.' COS (2).
(0 Morell, Cassia, U, B. L'as étant semi-oncial peut être attribué à C.Cassius L. F. Varus, consul en 681. L. Salinator est totalement Inconnu, à 73 ar. j.-c. nDoins que ce ne soit Julius Salinator, ofûcier dans i*armée de Sertorius, et tué en 678 (Plntarch., Sertorius, VII). Cet as ne peut avoir été frappé ni . 8! «t. j. c. par un Livius Salinator du vi* siècle, ni par L. Oppius Salinator^ préteur en 568 (T. Llv. XXXII 28; XXXV, 28 et 24 ; XXXVI, 2), ni par Salinator qui loi *v. j.-c. fut accusé de concussion, et absous par ses juges peu avant 632 (Appian., 122 «t. j.-c. Btf//.Ctt7.,I,22).
(2) C'est un fait bien connu et suffisamment prouve que Pompée, après ses victoires en Afrique en 673. reçut le surnom de Magfius, par les acclama-' t si ar. J, c.
PI. XX51. h* lî.
A6I5 CffM^ITRE IX.
Espèce: Aureus.
Pied tnonéiaire : ^j de la livre {Voy. p. 118). Type : Tête de l'Afrique couverte d'une peau d'éléphant entre le praefericulum et le lituua , le tout dans une cou*
tloDs de Tannée oa par eelles de ion entouraie immédiat, pea importe, et les hésitations pleines de contradictions d'Appien ne peuvent pas le faire révoquer en doute (Plutarch. Pompeius, Xlll. — Piin.^ Hist. nat., VU, 36, 96.— Dlodor. Sicul., XXXVII, p. 641, éd. Wess. — Dio Cass. XXXVII, 21. — T. Ut. XXX, 45.-Appian. Mithridat., XCVIl, 118, Ul ; Bell, civ., II, 66). Ainsi, ces pièces d'or dont le revers fait allusion à un triomphe, entêté si.7iet6Ur..T..c. fr^PP^ * Toccaslon de la guerre d'Afrique en 673, ou pour la campagne d'Espagne en 683, ou en 693 pour la guerre des Pirates, ou enûn pour cdie de Mithrldate. Cavedoni {Appetuiice B, p. 149) a adopté la denitème hypothèse; EdJiel {Doct. num. vet.f t. V, p. 281) la troisième; nous penchoM poor la première. En eUet la tête coiffée de la dépouille d'un éléphant ne peut représenter qne l'Afrique, et il est difficile de ne pas y voir une allusion aux victoires africaines, et en paiticulier à la grande chasse d'éléphants organisée par Pompée après la défaite des ennemis (Plutarch. Pompeius^ XII), ainsi qu'au projet abandonné depuis, mais qu'il avait formé de monter an Gapitole dans un char attelé d'éléphants (Plutarch. /. ct/.,XIV.— Piin., HUU nat, VIII, 2, 4.—Llcinian. Gran., p. 39, éd. de Bonn). Le litre de proconsul peut paraître singulier, mais Pompée après avoir refhsé le Utre d'imperaior el jivoir été salué de Magmu par ses soldats, se montra assez avide d'honneors extraordinaires pour qu'on puisse le croire capable d'avoir préféré mettre sqf ses monnaies le titre de M AGN VS P RO COSt plutôt que le titre plus ordinaire d'tmpero/or, sans mentionner son nom propre; nous verrons plus tard la même singularité sur les deniers de Metellus (n* 248). On peut objecter, il est vrai, que Pompée, à ton retour d'Afrique triompha avec le Utre de propréteur et non avec celui de proconsul (Uclnlan., loc. cit), mais il y a entre ces deux titres une distinction de rang, et non une différence d'autorité; on connaît les rapports assez froids qui régnaient alors entre Sylla et Pompée. Ce dernier envoyé en Sicile et en Afrique cum imperio (T. LIv. Epit.t LXXXIX), sans avoir rempli auparavant aucune magistrature régulière, peut bien avoir en Afrique pris de sa propre autorité le Utre de proconsul et avoir ensuite à son retour à Rome triomphé avec celui de I propréteur; tout le reste s'explique facilement. Les aureus de Pompée res-
« semblent par leur poids et leurs types à ceux de Sylla ; Ils n'ont évldem-
? ment pas été frappés à Rome, mais dans une province, La légende consacre
DÉPÔT DE CARRARF. — N« 246. 467
ronne de laurier ou de myrte, â Personnage dans un quadrige tenant une palme; il est couronné par la Victoire qui vole au-dessus; sur un des chevaux est assis un jeune gar çoD tenant une palme et une baguette.
(Cohen, pi. XXXIII, P(mpeia, n» 2.— Riccio, Cat., pi. II, n* 15).
Pièces trouvées dans le dépôt de Carrare enfoui entre
les années 675 et 67P. 79.75 ^^. j.c.
Légende : ^ Q. sans nom de monétaire (1).
le Utre de Magnus que i'arniëe avait donné à son général par acclamation, et semble comme sur les pièces de Sylla anUeiper sur les honneurs du triomphe qui devaient lui être accordés à Rome.
Le lituus et le praefericnlum conviennent à la dignité d'augure dont Pompée était rerétu. (Cic. Philip. Il, 2, 4. Voy. le n» 275). Quant au jeune garçon qui est sur le cheval. Il est évident que ce n*est pas un fils de Pompée puisqu'à cette époque il n'en avait phs encore; mais à défaut d'enfant de rimperator, cet honneur s'accordait souvent à des parents. (Oie. pro Mur, V,ll.— Appian.Pun., LXVI.— Sueton. 7Y6.VI). Ce jeune garçon pourrait donc être Sextus Pompée auquel Sylla confia en même temps qu'à son propre beau-fils M. Scaurus (préteur en 698) la direction du jeu de la guerre de ««*v. j. c. Troie ^ célébré par les jeunes gens (l^lutarch. Cato Min, III]; Il est dit expressément que c'était le fils du frère de Pompée (dSeXjpidoOç). n est à croire que Plutarque a voulu désigner On. Poropeius Magnus, le rival de César; mais 00 sait que Pompée n'avait qu'une sœur, mariée à Memmlus^ et point de frère. Aussi, d'après Borghesi (Ânn. de l'Intt. arch, 1848, p. 242). le personnage dont il s'agit serait plutôt Cn. Pompeius Strabo, le père de Pompée ; le passage n'est pas clair ; Plutarque aurait dû désigner Sextus Pompée comme le ÛIs de l'oncle du grand Pompée. En tout cas, Sextus Pompée né vers 659, et consul seulement en 719 (Borghesi, loc, cit.), 9i et 85 av. j.-c. peut bien avoir apsisté comme praetextatus au triomphe de 673. *>1 *^' ^•^^•
(1) D'après ce que nous avons vu p. 58 et suiv., on peut supposer que le Q de cet monnaies anonymes indique qu'elles ont été frappées par le queffeur fl'on général d'armée, Cette .«uppositlon se trouve confirmée par l'exemple
Espèces : Aureus et denier, sans marque de la valeur.
Pied monétaire de Vor : 1/36 de la livre {voy. p. 117, note 2).
Types de Vor et de l'argent : Tète diadémée de femme. S) Double corne d'abondance (le même type que celui de la ville de Yalentia dans le Bruttium).
Fabrique : Lettres latines sur le droit.
Dépôts : FR.C.COLL.GARR.
(Cohen, pi. XV, Cornelia, n» 18.)
Légende : ^ EX.S.C. (1) sans nom de monétaire.
Espèces : Denier et as, sans marque de leur valeur.
Pied monétaire de tas : Semi-oncial.
Type du denier : Tète diadémée de Vénus. ^ Corne d'abondance entourée d'une bandelette, le tout dans une couronne de laurier (2).
des tétradrachmes et des cistophores sur lesquels on Tolt : Q* et LEG. avec cette slgniflcatioD. Cavedoni {Ripostigii, p. 147) a attribué ces monnaies à Sylla; cette attribution nous a semblé devoir être conservée parce que ie poids de l'aureus les classe évidemment à Tépoque du nfonnayage de Syila et de Pompée.— Le denier est la seule des pièces de Sylla qui ait été trouvée dans le dépôt de Carrare [Ànn. de Vlnsl. arch», 1863, p. 67). U ne se trouve pas plus que les autres ni à Fiesole ni à Montecodruzzo.
(1) Nous ne savons pourquoi cette pièce est ordinairement classée à la famille Julia; M. Cohen remarque avec raison que cette attribution est incertaine. C'est un des cinq deniers qui manquent au dépôt de Montecodruzzo, et se trouvent à celui de Carrare. {Ànn. de VInst, arch,, 1863, p. 67).
(2) Eckhel (^Doct. num, vet, t. VI, p. 192) pense que cette corne d'abondance pourrait élrc l'emblème du Sénat.
DÉPÔT DE CARRABE. — N** 248. 459
Type de Pas : Ordinaire; au-dessus de la proue, un pi.xxxiT,n*u. guerrfer appuyé sur sa lance, et devant, un épi (Gavedoni, Bull. deVInst. arch.^ 1844, p. 28).
Fabrique : Lettres latines du côté du droit.
Rareté : R.
Dépôts : RF.SG.CARR.
(Cohen, pi. XX, Julia, n« 8 et pi. LVl, n« 1.)
Légende : .... — Monétaire : a ^ Q.C(aectlitis) fà{etellus) P(ius) \{mperator)\ 6 ^ IMPER (ator) (1). Espèces : Denier, sans marque de sa valeur (2).
(0 Q. CaecUius Hetellus est le premier de cette famille qai ait porté le surnom de Ptus. Dans sa Jeunesse il avait frappé les pièces que nous ayons données sous le n? 136. Celles dont nous nous occupons à présent, n'ont pu être frappées que plus tard^ lorsque après avoir été consul en 674, il fut envoyé comme gouverneur en Espagne, où il resta jusqu'en 683. Plutarque {Sertwius, XXII.— Cf. Drumann, Geschichte Roms, t. IV, p. 370) dit qu'il y fut acclamé imperator par son armée en 679; mais Plutarque est une autorité qui mérite peu de confiance quand il s'agit de chronologie; et nous croirions volontiers qu'il prit ce titre peu de temps après son arrivée en Espagne vers 675. Quoi qu'il en soit^ même en admettant avec Cavedoni (Saggio^ip. 38) qu'ii Tait déjà obtenu en Italie, pendant la guerre contre les Marses en 666 (ce que contredisent Plutarque, loc, cit.^ et Velieius Patercnlus,!!, 15) toujours est-il qu'il avait dû le quitter à Tépoque de son consulat en 674^ et qu'il ne put pas le reprendre arbitrairement, sans une nouvelle acclamation de Tarmée (Ann. de yinst, arch,, 1863, p. 68) ; quoi qu'il en soit, ces pièces doivent être postérieures à son arrivée en Espagne; elles do se sont trouvées ni à Montecodruzzo^ ni à Fiesole, mais il s'est rencontré deux exemplaires du denier a, et un du denier 6,àLirla, et le denier a est une des cinq pièces manquant à Montecodruzzo dont le dépôt de Carrare contenait un petit nombre d'exemplaires. (Ann. de VInsL arch., 1863, /. cit,).
(2) Morell [Caecilia, II, 3) est le seul auteur qui mentionne un semis avec la légende Q. MET. PIVS; mais nous doutons fort de l'authenticité de cette pièce.