CEST
âlïÎM.PLAETOR.CEST. C*)- Espéces : Deniers, sans la marque de la valeur. Types : a Tête tourrelée de Gybèle ; clans le champ devant la tête un globe; derrière, la partit antérieure d'un lion. Un bandeau autour. ^ Chaise curule; dans le champ un symbole qui varie ^ le tout dans un bandeau (2).
Monélaire$
(1) M. Plaelorios est probablement le même qae Plactorlus qui fut l'accusateur 4e Fontelus en 684 (Cic. pro Fonieio, I, 2; ÎLVI, 36); il futédUe, selon toute apparence, en G85 (Cic.pro C/t/en/îo,XLV, l^G.— Drumann, Geschichie Roms, t. V, p. 335), puis préteur en C88. (Cir. pro Cluentio, LUI, U7). Son père pourrait être M. Plaetoriu«, que Sylla fit tiicr en 672 (Vaier. Max., IX,2, 1. — Oros.V, 21).
(2) Ce t}pe, et celui du n" 24?, qui lui ressemble, se rapportent évidemment aux fêtes MégaUsicnnes que céléi)raient les édiles curules. Les autres types sont restés jusqu'ici sans explication satisfaisante; on n'a pas même pu déterminer d'une manière certaine les divinités qu'ils représentent. Au surplus, ils ne paraissent pas poavoir se rspporter aiu trois autre;» féttes
70 av. J-C.
69 av. J.-C.
66ar.J.-r^ 82 ar. J.-C.
482 GHilPITRE IX.
6 Tète jeune casquée, couronnée de laurier, d'épis, de pavots et de lotus; des ailes aux épaules; derrière elle un arc et un carquois; devant, une corne d'abondance, le tout dans un bandeau. ^ Aigle sur un foudre; le tout dans un bandeau.
c Tète jeune imberbe avec des cheveux flottants. ^ Caducée ailé.
d Tète de femme les cheveux élégamment tressés en réseau, les bandeaux relevés en forme de couronne autour d'un diadème, et parée de boucles d'oreille et d'un collier. ^ Caducée ailé.
e Tète semblable à la précédente. ^ Praeferi-
culum et torche allumée.
f Tête semblable aux deux précédentes. ^ Fronton de temple dont le tympan est orné d'un géant anguipède.
g Tête de femme avec les cheveux relevés sur la nuque. ^ Tête imberbe de face ; comme base un cartouche qui se termine aux deux extrémités en queue d'aronde et qui porte pour inscription le mot SORS; au-dessous, des traits incertains.
Fabrique: a, avec symboles accessoires sur le revers; 6, sans symboles accessoires; c, d, «, f, g, symboles accessoires, ou plus rarement lettres grecques du côté du droit. Rareté : a, 6, c, d C. «, /", g R.
que faisaient célébrer les édiles curules, savoir : les fêtes de Rome, en l'honneur de Jupiter> de Junon et de Minerve, les Céréales, en l'honneur de Cérès, de Liber et de Libéra, enfin la fête de Flore, Voy. ci-dessaa le n* 267 et plus bas les n*^ 296 et 801.
DÉPÔT DE GADBUNO. — N* 268. 488
a C. se. COLL. SA (8). SF (1). LIR '3). AR(15) ,
!b G.SC.COLL.SA ((i). SF (1), L1H(6), "M cG.SaSA(2).SF(l).
d G {Cavedoni, RipoAL, p. 25A), SA (2)eG,SA(l).
(Cohen, ph XXXII, Plaeioria, n^' 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8et9)-
!i6« [562]. (Avant lan de Rome rtSS).
Légende : S.C 3ur les deux cûUSs,—^ Monétaire: i^L.PLAE- TORI(m)L.FQ(waM^or) {!},
Espèce : Denîer, sans la marque de sa vaîeur.
Type : Tête diadéo^ée de femme (Jiinon Moneta) \ à côté, on lit : MONETA. ^ Athlète nu tenant nne palme sui* puxxxt, n-ft, Tépanle et le ceste à la main {'2).
Fabrique : Symboles accessoires sur le revers, se rapportant loua à la palestre; sur uîie pièce hybride on trouve le droit des deniers de M. l^laeLorius (u' 2tî7 ri, e) avec le revers du nôtre (Morell, Plaet.y U, A), et sur un autre le droit de L, Plaetoriua avec le revers iW M. Nae(onu$ (n"2Ô7 f) {Morell, i6/d., II, B).
Rareté : R'.
(1) Cq d«Dier peut ^tr« aftrtbuâ à L, Pl»«tûriuB, qu'on trouve ctté en Gîfl ^^ ^^ j .f*^ comme stitiateur^ ft qui pûri^oïiM?<iueiU avait rte (jui i^tnir, [i\U\ pfo Ciuent.t
LX, lOri.'-Uorgtiesi, Decad. H, Tj Œuvt\ compl, t. I, p» iSfIJ.
(2) AlUisUm éviil?nlc nu coianomEJU ç&jtttanust ptirU par celte fa m Mie. (Ëor^heai, ii«?, U, 7; Œuvr, compi., \. i, p. 1^2. ^ Cl.n'' îdTj. Le ujot caestus (de caedere] et k mol M^&îont dû se confomire de litïim heure tlttiia tu proaOiicUkliuD. iFestu»j veib. CoestuSf p* 4&^ éd. Mûiler)*
Dépôt : G.
(Cohen, pi. XXXII, Plaeloria, n» !)•
«69 [268J. (Vers l'an de Rome 690).
Légende :.... —Monétaire : a Au droit FAVSTVS (1)-, b i$ FAVSTVS.
Espèce : Deniers, sans la marque de leur valeur^
Type : a Tête diadémée de Diane surmontée du croissant; derrière elle le lituus (2). fi) Un magistrat romain assis (Sylla) , devant lui un homme imberbe agenouillé {Bocchus) tient une branche d'olivier à la main ; derrière lui également agenouillé, un captif barbu (Jugurlha); à côté, on lit le mot : FEUX (3).
(1) Ces monnaies semblent pouvoir être attribuées 4 FausUs Sylla, fils 89 ft 64 ET. j.-c. du dictateur^ né vera 666; il les aurait fait frapper comme triumvir monétaire vers 690. Tandis que les deniers frappés par ce même Faustus en 700
S4 ftT. J.-c. (n" 275) célèbrent la gloire de Pompée, ceux-ci se rapportent seulement à Sylla; ceci s'explique d'ailleurs par suite du mariage de Faustus avec la fille S9 ar. J.-C. ^^ Pompée, après 695. (Drumann, Geschichte Aor?M, t. IV^ p. 691).
(2) Le dictateur Sylla honorait particulièrement Diane. (Velleius Paterculus, 11, ib.^lnscrip» Neap,, n« 3575. — Drumann, Geschichte Roms, t. lî, p. 459. — Comp. le denier de L. Buca, n** 306). 11 était augure (comp. le n* 232, p. 443, note 1). H ne peut pas y avoir ici d'allusioa k la qualité d'augure de Faustus lui-même (Drumann, ioc. cit., L II, p. 610), quand mêoie on aurait la preuve qu'il était déjà en possession de ce titre lorsqu'il fit frapper ces monnaies, puisque tout sur ces pièces se rapporte à son père.
(3) Allusion à l'offrande en or, consacrée an Capitole par Boochus, lorsqu'il fut déclaré l'ami des Romains (PluUroh. MQriu$, XXXU; Sylla, VI). On dit que ce même«ujet était gravé sur le cachet de Syila« Val. Max. VOl, 14, 4 : X. Sut la Jugurthae a Boccho rege ad Man'um perducti ioiam sibi laudem iam cupide adseruit, ut annule, quo signatorio utebalur^ insculptam il Iam tradiiionem haberet, Plutarque (Sylla, lU), dit : Hv
DÉPÔT DE GADRIANO. — N* 270. 485
— b Buste jeune diadème et avec la peau de lion sur les épaules , avec le mot PEELIX , écrit à côté (1). ^ Diane dans un bige, le lituus à la main ; dans le champ, le cruiâsaot tte la lune et trois étoiles (2J< Forme des hilre» : FEELIX et FELIX > le premier conservé tel qu'il s'écrivait au temps du dictateur (voy* supra^ p, 195).
Rareté : R.
aaSC.C0LL.SA{2j*LlR{l).
b SA*SP(1).
(Cohen, pi, XV, Cornelia, n" 2a et 26). -
Dépôts
^70 [2t54]. (Vers Tan de Roriie 60S),
Légende :••.* ~ Monétrure : iv C PISO. L F- FRVGI (Vd^ renieot FRV&.FRV. FR.) (3),
{Cttm^&Tct et que dit Je même Ptutarque d&ui t& Tle i1« Man'us (X), et dans Sun traUé : fietp. gerend, praevepta^ \U, — Plin-, Uist, nati^ XXXVIl, i^ 9.— Et^khelj DtMT^ num. ^«^^ I. V, \u ÉWS).
(1) Ce type Tait probaiil fument allueioa à la même oirrundo, cl L'ûn duU reconnaître Ici la tétc Je Jugurltia.
[Cell6at(rjJiutLou cfit corttettée par Cavcdorii [Huùvî fttidii, p. IH)^ pnr \b raïsoD qD'eti ^49 lorsqu'iJ fui livréà Svtïa pur Biwchufi, Juguribii dictait plus 105 »v, j..c. Jeune, CMte tête avait été iittrituéo précé^îtnimcnt î\ Drtctïiua îui-mème piir Eekhel(/of:.n7.)»iïtai«nv«(iptîu de vratseTiiblanuesuhnijl ropiti^ondeVlÈtionti (Iconc^grophie f/re^it^^ t, IIJ, c. J!J). Le sav;jnl modéimlâ {JUpoxtujli, p. Tfi) iiietlanl en regard octlo tête avec la gravure tl*u« miroir étrusque (G{*rli*r*ï, Etru^kUche Spie^eif pL CLXXIIf) penee qu'elle repréaanre HciculeCallinTeue].
(2) Le denier à &èié re?tUuë par Trajau.
(a) Ce p(fraotinage est certaÉoenjcïit C. PUo Frugi L. F. (Clc, ad AificitJTt^ }, \s, 'A). [] fitaii lila Je !.. ViAo L. F. Frugî, mùîielaire rttj denior n* If |2 j trn mi, trè«-ieut]e encore^ il avait été tlutcé à U ûlJe de Cliscron i 11 67 ar. j. c.
Espèce : Denier, sans la marque de la valeur, pj. XXXI, n'7. Type : Tête d'Apollon avec un diadème très-simple, quelquefois avec une couronne de laurier, rarement avec l'arc, le carquois ou le trident sur l'épaule. ^ Cavalier quelquefois ailé, quelquefois portant une espèce de capuchon sur la tête, le plus souvent tenant une branche d'olivier, un fouet ou une torche, rarement un globe, sur un cheval galopant à droite ou à gauche (1).
Forme des lettres : 1 = 50.
Fabrique : Elle est tout autre et meilleure que celle des deniers de L. Pison (n* 212); les pièces de Gains ont un relief plus saillant et sont toujours de 0«%1 environ plus fortes. (Friedlànder , dans le journal de Rœhne, Zeitschrifi, II, p. 142). Lettres latines et grecques; monogrammes, lettres numérales, symboles accessoires sur le droit et sur le revers.
Rareté : G.
Dépôts : G.SC.GOLL.SA (8). SF (1). AR(6).
(Cohen, pi. IX, Calpumia, n^' 15, 16, 17, 18, 19, 20
et 21).
67 «T. J.-c. mourut en C97, \ peine âgé de 30 ans. (Drumann, /. cif, t. Il, p. 83 et suiv.). 61 Vt. J.-c. '^ ^^^ queBteur en G06, et par conséquent monétaire au plus tard en 693.— Ce
denier ne s'étant trouvé ni à Montecodruzzo, ni à Roncufreddo, on ne peut 67 av. J.-C. Tattribuer au consul de l'année 687. (Cf. Drumann, loc. cit., 1. 11, p, 92).
(1) Le type ressemble à celui du denier n<* 212 frappé par le père de notre
monétaire, et fuit, comme ce denier, allusion aux jeux ApoUinaires fondé?
par un de leurs ancêtres. Voy, n** 230, p. 438, note 2. On a dit qu'il s'était rencontré un exemplaire de ce denier à Frascarolo ^
mais cette donnée ne concorde ni avec son absence du dépôt de Ronco-.
freddo, ni avec la date certaine qui peut lui être attribuée d'après d'autre»
indices ; elle est probablement le résultat d'une erreur facile à expliquer
quand on sait la manière dont ce trésor a été décrit. (Voy. p. 140 et 141)s
DÉPÔT DE CADRUNO. — N* 271. 487
871 [265] (Vers l'an de Rome 694).
Légende : Au droit S»C. — Monétaire : Au droit SV- FENAS (1).
Espèce : Denier, sans la marque de la valeur.
Type : Tête barbue de Saturne; dans le champ, derrière elle la harpe et un objet indéterminé, peut-être un vase à serrer de l'argent ou un bonnet. Foy., quant à la fabrique, ci-après le n* 274, p. 490, note 3. ^ Rome armée de la lance et de l'épée, assise sur un monceau d'armes, et couronnée par la Victoire; à côté, on lit ; SEX.N0NI(u5) PR (aelor) L{udos)\(ictoriae) P{rimm) F(ecft) (2).
Rareté : G.
Dépôts 2 G.SC.SA(13). SF (3). LIR (4), AR(4 très-beaux).
(Cohen, pi. XXIX, Nonia).
(1) Ce magistrat est sans doute M. Nonlus Sufeaas, tribun du peuple en
698, et propréteur en 704^ selon toute apparence. (Ole. ad Àtticum,yi, 1^ 13 ; se et so tr. j.-c. VIII, 15, 3^ (?) — Plutarch. Cicero, XXXVIll). Nous avons restitué le prénom UDiquement d'après le texte deCicéron {adAtticum, VI, 1, 13). La tête de Saturne qu'on volt sur le droit de ces pièces» pourrait faire penser que Nonlus Sufenas les a fait frapper pendant sa questure urbaine, charge qu'il a dû remplir vers Tan G94. 60 »?. J.-c.
(2) Nous ne pouvons admettre l'explication des lettres L.V. par Ludos \fotivos; les Jeux votive sont aus«l anciens que Rome même; d'après la nature des choses^ comme d'après l'analogie des deniers n"* 296 et 301, il ne peut évidemment être ici question que de jeux périodiques annuels. L'explication proposée par Pighius {Annales, III, p. 265) Ludos Sictoriae, est
donc la plus probable; il s'agirait alors des jeux institués en 672, en l'hon- si ar. J.-c.
neur de la victoire de la porte Colline. Ces jeux étaient dans les attributions
des préteurs. Sex. Nonlus qui fut le premier à les faire célébrer doit avoir
été préteur en 673. C'est ^ans doute ce même Nonius qui échoua en 666 dans ^* ^^ ^ *^' ^'^^
sa candidature, parce qu'il était neveu de S>lla (Plutarch. Syllu, X. — Dru-
mann, /. ctï., 1. 11, p^ 518.^Cf. supra, le n" 124^ p. 316, note de la généalogie
de U gens Servilia), mais après la victoire de Syila il fut dédommagé de
cet échec d'une manière éclatante.
489 tiV, J.-C.
272 [266] (Vers l'an de Rome 696).
Légende :.... — Monétaire : .... (1).
Espèces : Deniers sans la marque de leur valeur (2).
Type : a Tête de M. Junius Brutiis, consul en 265. A côté on lit : BRVTVS. ^ Tête de G. ServiliusStructus Ahala, qui en 815 étant maître de la cavalerie tua Sp. Maelius, lequel passait pour aspirer à la royauté; à côté on lit : AHALA. 6 Tête de la Liberté; à côté : LIBERTAS. riConsul accompagné de deux licteurs avec les faisceaux et les haches, et précédé d'un accensus; au-dessous : BRVTVS.
Rareté : G.
[a G.SG.GOLL.SA (16). SF (8). LIR (2) AR (2).
Dépôts. jjG,sG.G0LL.SA(12).SF(3). LIR (2). AR(5). (Gohen, pi. XXIII, Junia, n*»* 11 et 12).
(1) Le monétaire n'a pas mis son nom sur ces pièces^ mais il le fait connaître (comme on le volt aassi pour les deniers n«« i&5 et 281) en domiant sous la forme d'une légende explicative les noms de quelqaes-uns de ses ancêtres, et en même temps ceux du libérateur et des tyrannicides desfajnilles Junia et Servilia. Ces deniers peuvent donc être attribués avec i>eaacoup de probabilité à Q. Gaepio Biutus» propre ûls de M. Junius Brutns et de SerTilia, 85 ar. j.c. et flU adopllf de Q. Servilius Caepio. Ce personnage était né en €69 et il peat frS âr. J.-C. avoir été triumvir monétaire en 696 et par conséquent avoir fait parade de sa théorie sur le tyrannioide quinze ans avant de la mettre en pratique.
(2) Nous regardons comme duuteux^ l'aureuscité par Ricclo (Ca/.,p. 126,
n* 106, et p. I8â, pi. Il, n** 18)^ parce que le denier estévidemment antérieur à
64 ar. j.^. l'sQ 700 et quo l'émission des monnaies d'or ne commença à Rome qu'en
49 ay. J.-C. 705. Le type des prét^dus aureus est le même qae celui du denier; leur
poids nous est incomm.
DÉPÔT DE OADRIAlfO, — »• 278. 489
275 [267J (Vers l'an de Rome 696).
Légende : Au droit EX.S.C — Monétaire : Au droit M.SCAVR(u5) AED.eVR. ^ P.HVPSAEVS (ou HVPSAE.) AED.CVR (1).
Espèce : Denier t sans ]a marque de sa valeur*
Type : Un roi à genoux, retenant de la main gauche un cfianieau, et présentant de la main droite une branche d'olivier; on lit au-dessous : REX-ARETAS (cette légentle manque quel([uefai3) (2), \i Jui^iter dans un quadrige, avec les mots : CHVPSAE(w.^) COS PRElVERJnuïfO (ouPRElVE- PREIVL PREIVOCÂPTV.(nuemenlCAPT*etCAPTVM).(Ga- ri.^xxi n^a.
(1} Oti aâftureque te mot AED.eal quelquefois orthographié AID. (^rkhel, Jfttjf* r^tfjf*, Piftittifij n' IS). IJticIUilè di; Srwnrna tomhe cerLmnf^meriien oao tA n\. .t.-C,
pjt^ce montre que le fSénat accorJn eiccpiionneJtcmenl Aui deux édilea cumtea Je drt}it de faire une émiâAioii de monnate^tj ù [ùHnatWn d» JeuK quitta devaient fajri* télf*brer. Les ancien* liislorit^ns {voy, Drumann^ hc. cit.) tiuiis paHiTil de» soïTinies éiiormfs quo parLu'.uU^ rement Scauruadtpenw ié celle frccastoD, et J 'a tendance de ces momiulrs en vti une nuuvoJte preuve* IJ passe pour avoir eupporto à lut uul \n pJiis grande partie des depen^eâ qui Turviit faites en celte ^ir(^o^atAtlcc, N«ii5 iio coijuaisaûnâ ëod cuiiùjgut! que par hs niuni^nii'», Comp, te u*S7l.
(2) AreLa», le roJ des NuLa ttsexi^ de Pulrn^ fil sa 5uumi«»iun hu\ Bouiaii)« entre les mainB de U. Scauruei, (ili)is*;i>uvcrnrur de Sjrie, >erâ G^i (>u *iUt, j^^g j^ç (Jdseplu ÂfiLJiid. XIV, :». 1; Helt.JutL, l, 3, l. — t)rurj:cum, Gt-schit^hts koTitSj t. \, p. Si». - fiurghcai, &rfl//. XV, t ; OEnv. cf^mitL^ L H, p. IH-^)- C^ost ta ptufr audenDemunnaJe.duntte typeiepré^nle unfuU eonlûiDftumïtl important (coinp, p, I»?}, U. le duc de Luyriea (/î<rv* n^m., ISLH, p. SlM) aUribue à t^e roi une svrie de pitres d'ari;(.'nt et de cume dont lui iri^rnilist, en caracléres fiinaUlquts, fiietjlflcrfttfîiil Afûifis ipr Nnfftit, l'/ttUnirnittft ai Chulda r^yidi} Sfihiit. J.e* plùt^câ d'urijehi p^**i»L V'^IO^ V%£i3, *"t23, l'%0&) e£ matera leur pciida un peu Tort semblejki être des draclinKi^ nttlque». t,eï légended dci pièces de cuivre, d'api è* le œOxue f;ivant^ iigni lieraient ; Obolm ury^ntif ei fi^Tnioboiiiàtfi ari^enti.
490 CHAPITBE IX.
vedonî, Appendice, p. 189. — Borgbesi, Dec. XV, p. 1; OEuvr. cotwpJ., t. II, p. 185). Dans le champ au-des80Xis, souvent un scorpion. Gomp. le n* suiv. 274 (1).
Forme des lettres : On lit toujours HVPSAEVS sur ce denier et toujours YPSAEVS sur le denier suivant ; PREIV. toujours ici, PRIV. ou PREV. sur le suivant, et CAPTV au lieu de CAPTVM (2).
Rareté : G.
Dépôts : G.SG.GOLL.SA (34). SF(9). LIR (23). AR (23).
(Gohen, pi. I, Àemilia, n*»- 1 et 2. — Riccio, Ca^, pi. IV, n^ 17).
274 [268] (Vers l'an de Rome 696?)
Légende : Au droit S.C. — Monétaire : Au droit P. YPSAE(ms) (3).
(1) Cette pièce a été restituée par Trajaii.
(2) Voyez sur cette suppression de ia lettre M ce que dit M. kàt, de Long* périer dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de France ^ 1852, t. XXI, p. 370 et suiv., et dans le Bulletin de V Académie des Sciences de Belgique, t. XIX, 2* partie, 1852, p. 397 et suiv. Comp. sur les lettres M et N omise!» dans l'écriture, ce qui a été dit au sujet de VAnovsvara dans la Revue numismatique, 1856, p. 76^ 87 ; 1858, p. 23; 1864, p. 333 et suiv. J. W.
(3) Ce denier passe en général pour être contemporain du précédent^ e^ pour avoir été frappé par P. Plautius Hypsaeus pendant son édillté. Cavedonl {Ripostigliy p. 210) fait cependant remarquer qu'il diffère pour l'orthographe et le style des monnaies émises par les édiles Scaurus et Hypsaeus; il serait plutôt disposé à l'attribuer aux deux questeurs Sufènas et Hypsaeus^ ainsi que celui que nous avons décrit sous le n" 271. Ces deux pièces se ressemblent beaucoup et on en a même fait une troisième, en se servant de la face de l'une et du revers de Tautre; mais Cavedonl n'a pas observé que ces deniers ont été frappés par ordre du Sénat et par conséquent à Rome ; celui de Sufeuas porte mémo l'indlcaUen de la questure urbaine^
DÉPÔT DE GADRUNO. — N* 274. 491
Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur.
Types : a Tête de Neptune à droite; dans le champ, derrière la tête, un trident. ^ Jupiter dans un quadrige; sous le char, souvent un scorpion. A l'exergue, on lit : C.YPSAE(ti5) COS. PRIV(emum) (PREV. sur l'exemplaire de Berlin) CEPIT(l).
6 Tête d'Amphitrite (Borghesi, Dec. XI, 9; OEuv. comp.,t. II, p. 34 et 35) ; dans le champ un dauphin (2). ^ Semblable au précédent.
tandis que Hypsaeus était questeur de Pompée en Asie. (Asconius^ inMilone,
p. 36. — Oie. pro Flacco, XXI, 50). Les dates ne peuvent pas non plus
s'accorder, car Sufenas était probablement questeur en 694, et Hypsaeus <o «t. j.-C.
l'avait été probablement en 690, puisqu'il fut édile en 696, et que cette êi et 68 tr. J.^.
année-là même, Pompée se trouvait en Asie. Il semble donc préférable de
s'en tenir à l'opinion générale, et d'admettre que le denier (n*> 274) a été
frappé par Hypsaeus seul, et le précédent (n* 273) par Scaurus, ce qui suffit
d'après nous, pour expliquer la différence de la fabrique et de l'orthographe;
les historiens, il est vrai, ne parlent pas de l'édillté d'Hypsaeus ; la date en est
cependant à peu près certaine^ puisqu'il brigua le consulat pour l'année 702. 6) av. J.-c.
(1) Cette pièce est le seul monument qui donne le cognomen grec YPSAE (ta) à un des anciens membres de la famille Plautia ; nous pensons que c'est par erreur: le personnage auquel cette légende fait allusion est sans doute
C. PlaatiuB Decianus, consul en 42ô (T.-Llv., VIII, 20), et non son homo- ^^^ , ^ nyme G. Plautius Venno, le conquérant de Prlvernum en 413, et dont nous 341 ^y] j].^] ne trouvons pas le nom sur les listes triomphales. (T.-Liv., Ylli, 1. — Borghesi, Decad.f XV, 2; CEuv, compl,, t. II, p. 191 et suiv. — Voy. notre HisL rom.f t. I, p. 329). La légende ne s'applique évidemment pas au monétaire et nous parait destinée à célébrer le triomphe qui suivit la conquête de Prlvernum; nous ne pouvons comme Eckhel trouver dans le type de Jupiter figuré au revers une représentation de Zzl^ O^tircoc et une allusion au cognomen du monétaire.—- Oorghesi {ioc. cii ; CEuv, compl,, t. II, p. 197) a fait observer que le scorpion est l'emblème de la Gommagène où Hypsaeus exerçait un commandement sous les ordres de Pompée pendant sa campagne d'Asie.
(2) ':avedoni (Ann. de Vlnst. arch,, t. XXI, p. 309) avait reconnu dans cette tête celle 'd'Ino ou de l.eucothoé ; depuis {Nuovi studii, p. 21) 11 a préféré.
à9*2 OflAMni iz.
Forme dês kttres : Voy. ce qui a été dit au n*" 278.
Fabrique : Elle a beaucoup de ressemblance avec celle des deniers de Sufenss, n"" 27i. — Morell {Nonia^ III) donne une médaille bybride sur laquelle le revers de ce denier se trouve réuni au droit du denier de Sufenas, n* 271.
Rareté: C.
Dépôts : G.SG.GOLL.SA (&). SF (1). LIR (4).
(Cohen, pi. XXXII et XXXIII, Plautia, n" h et 5).
275 [269] (An de Rome 700).
Légendes : Au droit SC. — Monétaire : Tantôt au revers, tantôt au droit FAVST(u5) (toujours en monogramme ^^) manque quelquefois (1).
Espèce : Deniers, sans la marque de leur valeur.
avec plus de probabilité, l'attribuer à Leoeonoë, fille de Neptune (Lmeonài Nepfuni filia ex ThemiHo Hj/pm filia. Hygio. Fa6. 157). \\ paraîtrait d'après cette explication que les Hypsacug fiiisalent remonter leur origine à Neptune^ de n.cmc que Ks Bûisio couàiJû aient comme leur auteur Byrseus. qui avait jadis dunné rhuspi(ali!ë à Neptune, à Mercure et à Apollon. (Hygio. Fub., 195). B.
55 ftv. j.-c. (1) Le type de ces monnaies indique qu'elles ont été frappées en 689 oa
trèi^-poj de temps après; nous leur donnons la date de 700 qui est celle de la que turc de lau^tus S\ll;i; nous pensons même qu'il était questeur urbain puisqu'il liub.la iRume. (A^cunius, in Scaur.^p, 20). Pompée faisait alors de grands cllurts pour subvenir à l'alimentation de la capitale dont il était cbar^jë. Le Sénat lui accorda une subvention extraordinaire de quarante millii scstiices pour achiter des blés, et suppléer ainsi à l'absence de récoltes, causée par les inondations du Tibre. (Dio Cass. XXXIX, 63. — Cic. ad Quinium fratrem, III, 1 ; 11, 6). Faustus Sylla, gendre de Pompée et alors questeur urbain, fut sans doute chargé de rémission de monnaies que ces dépenses nécessitaient. Les types de ces pièces sont comme un reflet de la position politique de Rome à cette époque. Car c'était le iBoment où IN)mpée cherchait à s'emparer de la dictature.
DÉPÔT DB QiDRUNO. — N* 275. lfi%
Types : a Tète diadémée de Vénus, co^roonée de myrte; sur l'épaule un sceptre (1). ^ Trois trophées posés de face entre le praefericulum et le lituus (2) .
6 Tête d'Hercule jeune couverte de la peau de lion (3). S) Globe sur lequel sont indiqués les continents et les mers, au milieu de trois couronnes; des deux côtés de la couronne inférieure, un aplustre et un épi ; au-dessus du globe, une quati'îème couronne de feuilles entremêlées de pierreries avec un ornement de métal au milieu et relié par des bandelettes (â).
(1) Ce type fait allusloa au temple de Vénus Victrix consacré par Pompée
en CM. (Becker^ Roms Topograph., p. 676). 56 tr. J.-C.
(2) On voyait trois trophées sur le cachet de Pompée (Dio Cass. XLU 18), d'où Ipi Tient le titre de t6 Tf Ctov aùxoTt^é/stù^ que lui donnent les inscriptions. (Corp^ inscr, graec,^ n" 3008). C'est probablement par erreur qu'un cachet tout semblable est attribué à Sylla (Dio, hc, cit,) car S>lla ne fut Jamais que imp, ilerum (voy. ci-dessus n** 232). ^ous avons vu d'ailleurs que Syila avait adopté pour type de son sceau la scène dans laquelle Jugortba e»t livré par Bocclius (n^* 269). Pompée était de plus augure (n** 246).
(3) A Texempie d'Hercule, Pompée avait, jeune encore, paiiouiu l'univers en conquérant. (Plin., Hist. nat., Vll^ 26, 9S. — Cavedoni, Ann. de rinst. orcA., 1839, p. 301).
[11 regardait Hercule comme son protecteur. A la bataille de Pharsale, il avait donné comme mot d'ordre à ses soldats : Hercules inviclus, (Âppian. BelL civ,, 11, 76. Ka\ xâi ouvOiitiaTa Âva6i5dvx(< , 6 |jàv Koiîjap^ 'Af :o5£tt^v Ntxnçdpov, 6 tk no|MiiiYo< HpoxXéa 'âvCx^tov). Cf. Ann, de llnst, arch. 1868, p. 203]. J. W.
(4) Les trois couronnes semblables font allusion aux trois couronnes triomphales (coronae triumphaies) décernées à Pompée pour ses victoires dans les trois parties du monde. (Val. Max., V, 1, 10. On peut citer aussi •on trophée «cp\ oUou(iév7^« (Dio Casa. XXX VII, 21. — Cicero,pro Balho^ VI, 16. Cujus très triumphi testes essent totum orbem terrarum nostro imptrio teneri). Les ornements de navire et les ép|s font allusion à Tap-
Rareté : a C. 6 Peu commun.
a C.SG.COLL.SA(l). AR(1).