‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 87 sur 110 · II. It · texte numérisé non relu

II. It

S« ftT. J.-C

»i. XXXI.»» a SALVTIS (1). i^La Santé debout tenant de la main droite un serpent; autour la légende explicative: VALETV(dtnt5).

Fabrique : Cette pièce se trouve rarement fourrée. (Cohen, p. XVIII).

Rareté : G.

Dépôts : C.SC.COLL.SA (33). SF(7). LIR (6). AR (19).

(Cohen, pi. I, ilctlîa,n*' S).

280 [27A]. (An de Rome 700).

Légende: .... — Monétaire : a Au droit PAVLLVS LE- PIDVS (2) ; 6 Au droit PAVLLVS LEPIDVS. ^ LIBO (3) ;

(1) Ce type rappelle le yerbe grec db(<o|&ai que la famille Adila pouvait donner comme ëtymologfe à 800 nom^ avec d'autant plus de nfson que le premier médecin grec qui vint à Rome avait obtenu du gouvernement le privilège d'ouvrir une boutique dans la rue Acilia. (Plin.^ Hist. natf XXIX, 1^ 12). Du reste les mots saius et valetudo sont ordinairement regardés comme synonymes, et il est possible que la même divinité ait été représentée sous différents noms des deux côtés de ce denier.

(2) Borghesi (Censori, p. 101, 107; Œuvr. épigr,, t. 11, p. 65et6Uiv.)a porté beaucoup de lumière sur tout ce qui se rapporte à Paullus iCmiliiis L.F.M.N. Lepidus. Son père était consul en 704, et il fut exilé avec lui en

60 et 43 av. j.^. 711. (Dio Gass., LIV, 2). Cest à cette occasion que nous trouTons son nom mentionné pour la première fois dans Thistolre* II fut plus tard à la tête du paru républicain dans.llle de Crète (Applan. Beii, civ., V^ S); ensuite H fit la paix avec le gouvernement établi^ devint consul en 720, et censeur

34ctî2nr. J..C. eU 732.

56 Mr. j. c. (3) L. Scribonlus Libo Jouait déjà un rôle Important dans le Sénat en 698

(Gicero, adFamil., l, \, 8), et 11 est souvent nommé parmi les principaux

49 nv. j. c. ^^^^ ^° P^^^^ ^® Pompée dans la guerre civile pendant Tannée 705 et les

années suivantes; plus tard> il fit également sa paix avec le parti vain*

queur, et devint consul en même temps que Paulus, en 720.

Les deniers dont nons nous occupons ont été Arappés \oi uns conjointe* ment par les deux monétaires, les autres par un seul des deux, car LIBO qui se lit sur le denier b, ne peut pas être réuni à la légende PVTEAL SCRIBON., parce que l'abréviation USOinù)^ qui d'ailleurs n'est pas rdmalne, n'est pas conciliable avec la légende du denier c.

Les édiles Scaums et Hypsaeus (n** 273 et 274) ont frappé des monnaies

DÉPÔT DB CÀDRUNO. — Jl* 280. 499

ce dernier nom manque quelquefois ; c Au droit LIBO. Espèces : Deniers, sans la marque de la valeur (1). Types : a Tête de femme voilée, avec la légende explicative CONCORDIA. ^ Trophée; à droite, le général romain, la main droite étendue, et à gauche un prisonnier en costume grec, les mains attachées derrière le dos, ayant deux jeunes garçons devant lui (Persée et ses fils) ; légende explicative ; PAVLLVS.TER (2).

6 Tête de femme voilée ^ à côté le mot CONCORD (ta). % Autel (ou plutôt margelle de puits) orné d'une guirlande de laurier et de deux lyres; au bas, un marteau ou des tensulles,

dans le même genre. Cependant, comme snr celles du n' 280 on ne lit pas S.C> il paraîtrait que Paulus et Libo étaient triumvirs monétaires. Ces deux familles avaient entre elles des liens de parenté. (Dio Cass., XL, 04). La femme de Panlus était ûlle d'une Scribonia. (Drumann, Geschichte Roms^ t. I, p. 10. — Cavedoni, Saggio, p. 84).

(1) L'anrens de la collection Pembroke (I, pi. VII, et Cat,, n» 325), pesant ec'.QI et portant le type du denier a ost certainement faux ; et on peut en dire autant de celui qui est figuré sur la pi. I, n» 1 du Cat. de Riecio, p. 226. Qoant à Taureos du Cabinet de Vienne (Eckhel, Doct, num, vet.t t. V> p. 130) avec le type du denier b, sa fausseté a été constatée dans les Wiener Sitzungs Berichte^ t. IX, p. 022.

(i) Cette légende fait allusion aux trois victoires de L. iGmilius Paullus en Espagne, l'an 664; en Lfgurie, Tan 673, et en Macédoine, en 586; le ^^^^"^-c/** mot imperator est donc sous-entendu. Nous avons vu de mémo sur les pièces de Sylla (n** 232) deux trophées en rapport avec la légende IMPE- RATOR ITERVM. L'auteur de la pièce a évité de nommer les trois triomphes de Paullus que nous voyons mentionnés plus tard sur une inscription (Gruter, 298, 2), et dans Vellelus Paterculus (1, 9). C*est dans ce sens qn*U faut rectifier ce qui a été dit dans les Annales de rinttitut archéolo^ giquedê 1868, p. 178.

500 CHAPITRE a.

ou le bonnet de Yulcain ; autour de l'autel, on Ut : PVTEAL SCRIBON (îanum) (1).

c Tète imberbe. A côté on lit ; BON {\u) EVENT(ttf) . ^Type et légende semblables au denier b (2). Rareii : a, 6, c G.

l a C.SG.C0LL.SA(18).SF(7).Lffi(8).AR(18). Dèpàii : b G.SG.C0LL.SA(7).LIR(1).

( c C.SC.COLL.SA (22). SF (6). LIR (14).

C'est probablement par erreur que Cavedoni (Rip. , p. 209) cite un exemplaire de la variété c comme ayant été trouvé à Frascarolo.

(Cohen, pi. I, AerniHa^ n*» 9 et 10 ; pi. XXXVI, Scribonia,

281 [275] (An de Rome 693 ?)

Légende : .... — Monétaire : — (3).

Espèces : Deniers, sans la marque de la valeur.

(1) Nous Ignorons complètement quel est le Scribonius LIbo qni érigea cet autel sur le Forum. (Becker, Roms Topograph. p. 280).

[Ce monument est plutôt la margelle d'un puits qu'un aotel. En l'examinant attentiyement sur quelques pièces^ on Yolt parfaitement qu*il était creux ; il y avait autour trois lyres, dont deux seulement se yoient^ et trois festons. (Cf. Schiasst, Guida al MuseOy p. 20. — Eckhel, Dod, num, veL, t V, p. 801. — Bull, de Plnst arch., 1847, p. 79. — Cavedoni, Nuooi studiif p. 25]. B.

(2) Les variétés a et c de ce denier ont été restituées par Trajan.

(3; Ces pièces ont été frappées, suivant toute apparence, par un M. Lepldus, mais qui, à l'exemple de M' Lepidus (n* 155) et de Brutus (n*272), ne désigne son nom que par celui de ses ancêtres. Noos deTons en consé* 49 ar. J. C, quence les attribuer au triumvir Lépide, qui devint préteur en 705, et qui, •1 ar. J.-c. par conséquent, peut avoir été monétaire en 693. Les lettres SX* sur les deniers a, b font partie de la légende; ce qui le prouve, c'est que cette formule ne se trouve pas sur le denier c (comp. le n*» 349).

DÉPÔT DE GADHIAMO. — M^ 281. 601

Types : aTète de femme tourrelée ; à côté le mot ALEXSAN- DREA, ou plus souvent ALEXANDREA. ^Personnage en costume romain posant un dia* dëme sur la tète d'un enfant revêtu du costume grec, et tenant le sceptre. On lit à côté : M. LEPIDVS TVTOR. REG(â)S.C. PONF (sic) MAX. (1).

b Tète de femme voilée; quelquefois dans le champ une couronne et un vase. ^ Façade latérale d'une basilique, avec le^ mots : M* LEPIDVS AIMILIA. REF(ecta) S-C (2).

c Tète de femme diadémée et laurée; dans le champ des deux côtés, souvent un vase et une couronne, rarement une palme. (Riccio, CaL^ p. 31, n"" 33 et primo suppl^ p. 3). ^ Jeune

(1) Ce type représente probablement M. Lepidus^congul en 567 et 579, i87eti7ftaT.J.-c. ponUfex maximus en 574, et, dans 8a jeunesse, membre de la igo ^r. j..o. commiasioQ qui, en 554, fut enfoyée en Egypte et au roi Philippe 900 ar. J.-C. pour protéger Ptolémée V Épipbane pendant sa minorité. (Drumann, Geschichie Roms , t. I, p. 2). La faute de chronologie commise par Va« lère Maxime (VI, 6, 1), qui fait aller à Alexandrie Lepidus déjà pontifex maximus bis consul, ne se trouve pas reproduite sur la monnaie, puisque, d'après la disposition de la légende, les différents titres honorifiques ne doiTent pas se lire à la suite les uns des autres. Le type se rapporte é? i* demmeat aux négociations qui se suif aient à Rome yers 693 pour décider si av. j. c. du sort de l'Egypte. Leur résultat ftit la consécration du pouToir que les Lagides exerçaient déjà de fait. {Voy. notre Hist rom.^ 1. 111, p. l 51). t (2) Cette légende ne doit pas être lue comme formant un sens suivi (comp. le n* 273). 11 s'agit ici de la restauration de la basilique Émilienne par M. iEmillus Lepidus, consul en 676. Pline (///?/. nat., XXXV, 3, 13) 78 av. J.^. dit s if. Aemilius collega in consulaiu Q. Lutatii non in basiiica modo Aemiiia, verum et domisuae(clipeos) posuit (Becker, Roms Topograph . p. 302) , et il ne peut être question en aucun cas do la reconstruction du même édifice par L« Paullus, en 699. 55 «y. j .c.

cavalier avec de longs cheveux, orné de la bulla, et portant un trophée ; à côté on Ht : M. LEPIDVS.AN(norum) Xy.PR {ogressus) H {ostem) 0{ccidit) C{ivem) S{ervavit) ou bien seulement M. LEPIDVS (i).

Fabrique : a Se trouve souvent fourrée; b est presque toujours fourrée. (Cohen, p. XIX).

Rareté : a, 6 RV c R.

/ a CSA (1).

Dépôts : j b G.SA(1).AR(1).

( c G.GOLL.SA (3) . SF (1) . AR (i).

fCohen, pi. I, Aemilia, n" 4, 6, 6, 7 et 8j,

282 [276]. (Vers l'an de Rome 700). Légende :.... —Monétaire : ^ W.AQVILfKtis) W,F.W,N. et au droit |||. VIR(2).

Espèce : Denier, sans la marque de sa valeur.

Type : Tète de femme casquée : VIRTVS. ô Un guerrier

(1] Oo Ht dans Valère Maxime (III, 1, 1) : AemUiua Lepiduêpuer etiam tum progressus m aciem hostem interemitt civem servavit; cujus,», operiâ index est in Capitolio statua bullcUa et incincta praetexta, senatu$ 6eti« sulto posita, — L'auteur avait éyidemment sous les yeux l'inseription qui est reproduite sur la monnaie; c'est pourquoi il faut lire VK{ogrts9u») el non pas PR{fletextat%i8), d'autant pins quMl était inutile d'exprimer dans rinscripUon ce que la statue disait asses d'eUe«môme. Cet éf énement ne se trouve pas mentionné ailleurs que dans Valère Haxlme.

Le denier c a été restitué par Trajan.

(2) Le monétaire est sans doute un descendant da oonsnl de Tannée ioi «T. J..C. 653. Il n'est pas connu dans l'IUstoire, mais la date do denier est à peo près déterminée par la menUoodu Utre de triumvir monétaire dans la légendf {supra^ p. 175).

DÉPÔT DE CADBUNO. — N" 283, 284. 503

relève une femme demi-nue et les cheveux épars qui s'affaisse sur elle-même; au-dessous SiCIL(ta), allusion k la répression de la révolte des esclaves en Sicile par le consul M' Aquillius, de 653 à 655.

Fabrique ; Bord dentelé.

Rareté : G.

Dépôts : G.SC.COLL.SF (3). L1R(3). AR (6).

(Cohen, pi. VI, igm'Ka, n*» 2).

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