‹ Histoire de la monnaie romaineChapitre 40 sur 53 · IV · texte numérisé non relu

IV

48 EXPLIGàTION D£S PLANCHES.

ROMA;^u-des$ous deux globules : ••, marque de la valeur. M (1).

Yoy. Cohen, pi. LXXI, n" 14.

N» 8. Quadrans de fabrique particulière, frappé probablement à Luceria. Poids: 40*%62 (Collection Blacas).

Tête de ferame^jeune, coiffée de la dépouille d'un sanglier, à droite. Derrière, trois globules : •••, marque de la valeur.

îjl. Taureau galopant, à droite; dessous, un serpent; audessus, trois globules : ,.., marque de la valeur; à l'exergue ROMA. M.

Voy. t. I, p. 190 (où il faut lire pi. XVII, n° 8); t. II. p. 9. — Cohen, pi. LXXI, n* 4.

N** 9. Sextans frappé à Capoue, avec légende osqiie. Poids : llB',60 (Cabinet de France); 13«',42 (Mus. Brit.).

Tête lauréede Jupiter, à droite. Derrière, deux étoiles.

^. Victoire dans un bige, à droite; au-dessus, deux étoiles; à Texergue, la légende Sflfl)!* JE,

Voy. t. I, p. 263, 264; t. III, p. 378, Annexe T. — Cf. Friedlânder, Oskische Milnzen^ pi. III, n** 4.

Planche XVIII.

Monnaies étrusques d'or, d'argent et de bronze.

N° 1. Gorgone vêtue d'une tunique plissée, à larges manches, courant, à gauche, la tète de face, et tenant un serpent dans chaque main.

h). Roue de forme très-ancienne avec deux raies seulement, les autres remplacées par deux segments de cercle.

(1) Cette pièce n'est pas mentioniKe dans le texte de M. Mommscn.

Fabrique ancienne. JR.. Poids : il8%30 (Collection de Luynes, au Cabinet de France).

Un autre exemplaire de cette pièce se trouve au Cabinet de Gotha. Poids : Il8%35, pièce fourrée. Un troisième

avec la légende Y-f » est conservé au Musée Britannique. Le

poids de ce dernier exemplaire est 11«%11 (1). Voy. Catalogue of the Greek Coins in Ihe British Muséum^ Ifaly^ p. 12. Lond. 1873.

Le duc de Luynes (Revue numism. 1859, p. 367) attribue cette pièce excessivement rare à Véies.

Voy. t. I, p. 214 et note 1, p. 218, note 2, p. 222, note, p. 378, Annexe N.

N*» 2. eVAPAITEiV. Truie, à droite, accompagnée de quatre pourceaux marchant sur deux rangs dans la même direction. Sur la truie, trois coups d'emporte-pièce cylindrique.

^. Branche et grappe de raisin. Autour, cercle de grosses perles. Trois coups du même emporte-pièce. /R. Poids : 11«%03 (Coll. Blacas, au Musée Britannique).

Voy. t, I, p. 260. — Cf. Duc de Luynes, le Nummus de Servius TulHus dans la Revue numismatique^ 1869, p. «'33 et pi. XIV, n* 1. .

N"" 3. POMA, légende horizontale ; dans le milieu du champ, massue debout partageant en deux la légende et reposant sur des objets indécis et ondulés comme sont figurés les intestins des victimes sur les vases peints (2).

(1) Le dac de Blacas (t. J^ p. 218^ note 2, et p.' 373) indique le poids de 11M25. J. W,

(2) Le due de Blacas fait ici allusion au foie des victimes. Quelques vas( s peints montrent des guerriers qui sont sur le point de parUr pour une expédition et qui consultent les entrailles des victimes. Un petit éphèbe leur

^. Truie, à droite, allaitant ses petits sous un arbre qui s'élève derrière elle et l'ombrage de ses branches étendues horizontalement. A l'exergue : KVPI. Style ancien semblable à celui de la médaille précédente. A. Poids : 10«%45 (Collection de Luynes, au Cabinet de France).

Voy. Revue numismatique^ L dt.^ pi. XIV, n* 2, et le tome I de notre ouvrage, p. 250, note où il est question des deux pièces n**' 2 et 3.

Ces deux monnaies n"*' 2 et 3 ont été dessinées et gravées sous mes yeux avec le plus grand soin. Je crois le dessin du n° 2 plus exact que celui qui se trouve pi. XIV de la Revue numismatique. 1859 (1).

présente le foie^ et Tun des guerriers s'en approche el semble y porter la main pour le toucher. Voy. Panofka, Cabinet Pourtaiés^ pi. XII. -» Gerhard, Auserlesem Vasenbilder, pi. CCLXVIl. Sur un miroir étrusque du Musée Grégorien au Vatican, on volt Calchas qui regarde avec attention les entrailles d'une victime. Muséum etruscum Gregorianum, vol. I, pi. XXIX.— Gerhard, Etruskische Spiegel, pi. CCXXIII. — Cf. ce que j'ai dit sur les monuments qui montrent l'inspection des entrailles dans les Annales de Vlnst, orch., t. XXXV, 1863, p. 236 et soiv. J. W.

(1) On peut voir 1. 1, p. 250^ dans la note ajoutée par le duc de Blacas, les objections faites par M. Mommsen à l'opinion du duc de Luynes qui croyait avoir retrouvé le denier primiUf frappé, à ce que disent quelques auteurs anciens, par ordre de Servius Tuiiius. Les deux pièces reproduites pi. XVill, sous les n** 2 et 3, ont peu de rapports entre elles, quant au style, et à cet égard ii ne m'est pas possible de partager l'avis du duc de Biacas, qui trouvait une grande ressemblance entre ces deux monnaies. La pièce n* 2 de la collection Blacas semble être de fabrique sicilienne, et M. Vasquez Queipo {Revue numism,, 1861, p. 198) regarde non-seulement celle-ci, mais encore les deux monnaies, comme d'origine sicilienne. Sestlni {Descrizione cTalcune medaglie del Museo del signer Carlo dOttavio Fontana^ di Triesle. Firenzc, 1827, pi. 1, n~ 8 et 9) a publié deux pièces, l'une d'argent, l'autre de bronze, qui offrent une ressemblance frappante pour le type, la fabrique, le style et la forme des lettres avec celle où le duc de Luynes voulait lire le nom de Valentia. Sestini les avait attribuées à Talllance d'Himéra avec Thermae et Abacaenum. Les observations de M. Mommsen, au point de vue paléographique, ont une grande valeur. Quel-

KXPUCATION DES PLANCHLS. 21

N** 4. Tète jeuûe et nue, à gauche. Devant, X.

^. Champ uni et lisse, sans type. A^. Poids : Oc',5S (Collection de Luynes) .

Une pièce semblable, mais avec la tête tournée à droite, se trouve au Musée Britannique. Poids : 0«%58.

\o^. X\ I, p. 372, Annexe N.

N* 5. Tête imberbe et de face d'Hercule, coiffé de la peau de lion. Dessous, XX.

A. Champ uni. -Au centre, massue debout. M. Poids : 7«',20 (Collection Blacas) .

Voy. t. I, p. 374, Annexe N.

N* 6. Tète diadémée de face de la Gorgone avec de longs cheveux et turant la langue. Dessous, XX et deux globules : ••, marque de la valeur. Le tout entouré d'un grënetis.

^. Champ uni et lisse, sans type ni légende. M. Poids 8«',30 (Collection de Luynes) ; 7«',26 (Mus. Brit.).

Voy. t. I, p. 374, Annexe N.

N* 7. Tète de Gorgone, de face, tirant la langue. Dessous, X.

^. Champ uni et lisse, sans type. M. Poids : 7b',30 (Collection de Luynes) ; 8k',35 (Mus. Brit.).

Voy. 1. 1, p. 374, Annexe iV.

N* 8. Tète imberbe, à gauche, les cheveux retenus par une bandelette. Derrière, A.

1^. Champ uni et lisse, sans type ni légende. JR.. Poids : 11", 84 (Collection Blacas).

Voy. t. I, p. 214, 215, où il est question des pièces n" 4, 6, 6, 7 et 8. — Cf. 1. 1, p. 374, Annexe iV.

ques numismatistei mettent en doute Tauthenticité de la pièce n<* 3 (celle de la collection du duc de Lnynea); Taspect de cette pièce est peu satisfaisant; mais le métal paraît positivement antique. En présence de ces difficultés, on n'ose gnère se prononcer. i- W.

N° 9. Tête barbue de Jupiter (?), à droite. Derrière, XX. R. Aigle debout, type incus. M. Poids : 10«',70 (Collection de Luynes) .

Voy, t. I, p. 215, 218, note 1, et p. 375, Annexe N.

Planche XIX.

Ae$ grave étrusque.

N"" 1. Dupondius coulé de la sixième série. Poids : 285«',37 (Collection Blacas) (1) ; 32Ô»%91 (Mus. Brit.).

Ancre munie de deux anneaux. Dans le champ, l'indication de la valeur II.

î^. Roue à six rayons entre lesquels on voit la lettre I.

Voy. t. I, p. 179 (où il faut lire pi. XIX), p. 221, note 2, p. 222 et 382. Annexe 0.

IN"" 2 et 2 a. Sextans frappé de la même série. Poids : 8«',85 (Collection Blacas) .

Ancre semblable. Dans le champ, deux globules : ••, marque de la valeur.

â. Roue semblable. Les lettres entre les rayons, si elles ont jamais existé, sont effacées.

Voy, t. I, p. 227, note 2, et p. 882, Annexe O.

Planche XX.

Aes grave de TÉtrurie et de TOmbrie.

N» 1. Semis de Tuder réduit. Poids : 41 gr. (Collection Blacas); àh^'M (Mus. Brit.)

aaaTVT {Tutere) , écrit de droite à gauche.' Chien couché.

(1) Le dac de Blacas (t. I, p. 382, Annexe 0) donne comme poids : 385 grammes. J. W.

ËXPLIGATiOiN DES PLANCHES. 23

ft. Lyre. A droite dans le champ C, indication de la valeur.

Foy. t. I. p. 227 et 390, Annexe P.

N- 2. Triens de Tuder. Poids : 26 gr. (Collection Blacas); 29«%08 (Mus. Brit.).

Q3TVT {Tuter)j écrit de droite à gauche. Deux massues Dans le champ, quatre globules : ;; , indication de la va- leur.

^. Main armée du ceste. Dans le champ, quatre globules : : : , marque de la valeur.

Voy. t. 1, p. 224, note 2, et p. 392, Annexe P.

N* 3. Sextans en forme d'amande. Poids : 23k«,06 (Collection Blacas).

Massue.

S). Deux globules :' ; , indication de la valeur.

Voy. 1. 1, p. 224, note 2, p. 225, note 1, p. 396, An- • nexe P; t. II, p. 9.

N* 4. Semis coulé de Volaterrae. Poids: 64*', 41 (Colleclection Blacas) •

Double tête de Janus imberbe, coiffé du pétase pointu.

^. IQOA^i? {Velathri)^ écrit de droite à gauche. Massue. A gauche 3, indication de la valeur.

Yoy. t. I, p. 385, Annexe 0.

Planche XXI.

Monnaies de la République romaine après 486.

N* 1. Dupondius réduit, pied triental ou de 4 onces. Poids î 185«',78 (Collection Blacasj .

Tète casquée de Pallas, à droite. Derrière, II, marque de la valeur.

% Proue de vaisseau, à gauche. Au-dessus, II, marque de la valeur.

Yoy. t. II, p. 214, n* 1. — Cohen, pi. LXXII, n* 8.

N° 2, As réduit, pied triental ou de 4 onces, d'un style presque barbare et coulé avec des procédés très-grossiers. Poids : 106«%59 (Goilection Blacas).

Double tête barbue de Janus.

^. Proue de navire, à gauche. Au-dessus, I, indication de la valeur.

Voy. t. II, p. 21â, n*» 1.

N° 3. Dupondius frappé. Poids: 39«',15 (Goilection Depoletti, à Rome). Premier exemple connu d'un dupondius frappé et aussi léger.

Tête casquée de Pallas, à droite, avec des pendants d'oreilles. Sans indication de la valeur.

^. Proue de navire, à droite. Au-dessus, l'indication de la valeur. II.

Voy. t. II, p. 8 et 214, n'' 1. — Cf. Bull, de tlnst. arch., 1862, p. 49. — On trouvera (t. II, p. 214, note 2) les poids d'un certain nombre d'as du système triental ou de 4 onces.

Planche XXII.

Monnaies de la République romaine, première période, de 486 à 520.

[Nous donnons dans cette planche les plus anciens deniers d'argent de la République. Comme on l'a vu (t. II, p. 22), il est difficile de déterminer d'une manière précise quel était dans l'origine le poids légal du denier. D'après Borghesi {Osservaz. num. Decad. , XVII, p. 9 ; Œuvres complètes^ t. II, p. 288. — Cf. note t. II, p. 26), à la première émission, an 486 âe Rome (268 av. J.-C), on aurait frappé 72 deniers = 144 quinaires = 288 sesterces, par livre. Plus tard, an 537 de Rome (217 av. J.-C.) (t. II, p. M), le denier d'argent était taillé sur le pied de 84 à la livre^àki^

EXPLICATION DES Pl^NGHES. 25

ce poids fut maintenu sous la République et au commencement de l'Empire, jusqu'au règne de Néron. On trouvera (t.ll, p. 26, note) les poids d'un certain nombre de deniers des plus anciens, avec légende gravée. Ces poids varient de &^,63 à S^*,!?. Mais les plus anciens deniers sont ceux qui ont pour type^ au revers, les Dioscures, avec la légende ROMA en creux, sans aucun emblème, ni symbole, ni nom de magistrat. M. Mommsen (t. II, p. 2h) donne le poids de cinq exemplaires de cette espèce; ces poids varient de A«'.67 à S»»,?. — Cf, t. II, p. 163.] J. W.

N"* 1. Denier primitif, avec indication de la valeur du côté de la tête, sans emblème, ni monogramme de monétaire.

Tète de Rome, à droite, coiffée du casque ailé. Derrière, X t marque de la valeur.

% Les Dioscures à cheval, armés de lances, galopant à droite; au-dessus, deux étoiles. A l'exergue, RoMA, lettres incuses, dans un cartouche. ^. Poids : A'',20 (Cabinet de France) ; 4'^',30 (Mus. Brit).

Foy. t. II, p. 21 et note, p. 78, note 2.

N° 2. Denier semblable au précédent , avec la légende du revers en caractères gravés : RoMA. iîV. Poids : 8«',31 (Collection Blacas) •

Yoy. t. II, p. 78, note 2.

N* 8. Quinaire ou demi-denier. Même type, avec l'indication de la valeur V.

^. Même type. Même légende : RoMA, dans un cartouche. M. Poids : 2«%03 (Collection Blacas).

[Le sesterce de la République était dans Torigine une pièce d* argent, le numnms latin, pesant un scrupule et ayant la valeur d'un &s libral. (Foy. t. I, p. 263; t. Il, p. 16, 31 et 33.) Le sesterce a été émis à trois époques

différentes, d'abord en Tan A86, puis en 666 ou 666, en vertu de la loi Papiria, et enfin de 705 à 7H , à l'époque de Pompée et de César. {Voy. t. Il, p. 149; t. III, p. 27.) Nous donnons ici pi. XXII, n* A, le dessin d'un sesterce ancien; à la pi. XXX, n"" à et 5, on trouvera deux sesterces au nom du monétaire D. Silanus, avec la légende : E.L.P. {e lege Papiria). L'émission du sesterce d'argent cessa en 711 et un peu plus tard on le remplaça par un sesterce de cuivre. {Voy. t. III, p. 27, et pi. XXXIII, n« 8.)] J. W.

N* 4. Sesterce ou quart de denier. Même type avec l'indication de la valeur MS.

^. Même type. Même légende. JK> Poids : O^'jQlO (Collection Blacas).

Voy. t. II, p. 216, n* 2. — Cf. Cohen, Mmifvaies de la République romaine^ pi. XLIII, Incerl.^ n"" 4,2, 4 et 6.

N** 5. Denier du poids primitif, 1/72 de livre, jusque vers Fan 537 et de 1/84 de livre après cette époque. Mêmes types que les numéros précédents : tête de Rome et les Dioscures. Emblème : un croissant au-dessus des Dioscures. iR. Poids : 3«', 7 5 (Collection Blacas).

Voy. t. II, p. 219, n^ 3.

N* 6. Denier semblable au précédent, M. Poids : 4«',12 (Collection Blacas) . Au revers, emblème : un gouvernail sous les chevaux des Dioscures.

Voy. t. II, p. 217, n*» 3, p. 220,

N"* 7. As, avec indication de la valeur et emblème de monétaire au revers. Poids triental réduit, vers l'an de Rome 687. Poids : 47<',75 (Collection Blacas) .

Double tête barbue et laurée de Janus. Au-dessus, I , in* dication de la valeur.

S). Proue de vaisseau, à droite, avec indication de la va-

EXPUCATION DES PLANCHES. 27

leur, I. Emblème : couronne de laurier. Ao-dessous, ROMA. &.

Foy. t. II, p. 15Ô, 222, n» 4.

N* 8. Autre as semblable du poids triental réduit. Au revers, au-dessus de la proue de vaisseau, emblème : bonnet de flamine et marteau. ROMA. M. Poids : 6A*',A7 (Collection Blacas) .

Voy. t. II, p. 169, 171, 222, n* h. — Cohen, pi. LXX, Incert. n' 8.

N° 9. Denier. Types semblables à cenx du denier n* 2. iR. Poids : S8',9 (Collection Blacas).

Ce denier est le plus ancien que nous connaissions avec le bord dentelé. On peut le faire remonter au vi* siècle de Rome, vers Tan 537 (217 av. J.-C.) ou un peu avant. (Foy. t. II, p. 197.) 71 est assez commun et le seul de cette espèce sans autre légende que ROMA et un emblème de •moné^ire. Cet emblème est une roue de char et ne se retrouve sur aucun autre denier. On doit penser que ce mode de fabrication fut changé, puis abandonné après une seule émission, pour n'être repris que plus d'un siècle après. Foy. pi. XXVIII, nMl.

Foy. t. II, p. 217, n* 8.

Planche XXill.

Monnaies de la République romaine, première période, de 537 à 550.

[Nous donnons dans cette planche les victorlats, S/A de denier, plus tard assimilés aux quinaires ou demi-deniers. Foy. t. II, p. 86 et 101. M. Mommsen a donné (t. Il, p. 85 et suiv.) l'histoire du victoriat avec beaucoup de développements et le duc de Blacas y a encore ajouté de son côté de nouvelles observations. Foy. t. II, p. 104 et suiv.] J. W.

N° 1. Double victoriat.

Tête barbue et laurée de Jupiter, à droite.

^. Victoire debout, à droite, couronnant un trophée. A Texergue : ROM A. M.> (pièce trouée). Poids : 6«%37 (Collection de M. Heiss,.à Madrid).

Ce double victoriat, trouvé en Espagne, est le seul connu jusqu'à ce jour. Nous en devons la -connaissance et l'eai* preinte à M. Zobel de Zangroniz.

N* 2. Victoriat du poids primitif : 3«',âl (Collection Blacas) • ifV. Les autres semblables ne pèsent pas au-dessous de 2«',61.

Mêmes types que le double victoriat.

Voy. t. II, p. 104 et 105.

N"" 3. Victoriat semblable au précédent, mais avec une légende incuse, ROMA» au revers. JR,.

Nous devons la connaissance de cette nouvelle variété de victoriats à une obligeante communication de M. Zobel. Trois exemplaires de ce victoriat nous sont signalés : l"" dans la collection de M. Mascarellà Jaliva (poids : i^,à7); 2* dans la collection de M. Delgado à Madrid (poids : 2«', 99); S*» dans le Musée National à Madrid (poids : 3«',11).

N* &. Demi-victoriat, sans indication de la valeur et portant les mêmes types que le victoriat. A.

M. le baron d'Ailly, que nous avions consulté, a tranché la question encore controversée et mise en doute par M. Mommsen lui-même, de l'existence des demi-victoriats. Ce savant possède deux pièces de cette espèce, pesant 1*%85 et ls%A8 ei du module de 16 à 13 millimètres. C'est à son obligeance que nous devons l'empreinte dont nous donnons ici le dessin.

Voy. t. II, p. 86, 105, 107, 223, n* 5, p. 224 et 226, notes.

EIPL1GATI0T9 DBS PLAKCHES. 29

N« 6. Quinaire. Poids : 1«%84 (Mus. Brit.).

Tète ca3C[uée de Rome à droite ; derrière, la marque de la valeur, V.

j^. Les Dioscures à cheval, galopant à droite ; deux étoiles au-dessus de leurs tètes. Au-dessous des chevaux, le nom de Rome en monograinme A& (?) . À Texergue ROMA. ifV.

Foy. t. 11, p. 225, n* 6 (1). — Cohen, pi. XLlll, Ineert. n*7.

N* 6. Denier. Poids : S»',30 (Cabinet de France)-, 8«',59 (Mus. Brit.).

Type ordinaire de la tète de Rome casquée à droite; derrière, la marque de la valeur X.

^. Diane dans un bige à droite, avec le croissant de la lune au-dessus de la tète, sans aucim emblème, ni monogramme de monétaire. Les deux chevaux se cabrent. A l'exergue ROMA» dans un cartouche. JR..

Voy. t. 11, p. 226, n» 7. — Cohen, pi. XUll, IncerL n»8.

N* 7. Denier. Poids : â«',22 (Collection Blacas).

Type ordinaire de la tète de Rome casquée à droite; derrière, la marque de la valeur X.

^. Les Dioscures à cheval, galopant à droite; deux étoiles au-dessus de leurs têtes. Dans le champ, C; à l'exergue; ROM A dans un cartouche. ifV.

Ce denier est d'une fabrique particulière. Ni M. Mommsen ni H. Cohen n'en font mention.

Foy. t. 11, p. 247, n* 36.

(1) On a va dans le texte cité Ici que M. Mommaen rejette tontes les explications qui ont été proposées pour le nom en monogramme. II est toutefois bien difficile d'admettre que le nom de Rome soit répété ici deux fois, eo monogramme dans le champ, en toutes lettres à l'exergue. Voy» Cohen, Revue numfsm,, 18S8, p. 52 et suiv. J. W.

30 EXPUGATIOIN D£S PLANCHES.

N* 8. Victoriat. Poids : 36',12 (Collection Blacas).

Tète laurée de Jupiter à droite.

^. Victoire à droite, couronnant un trophée. Dans le champ, ^, initiale de l'atelier de Luceria; à Texergue* RoMA. J^.

Voy. t. II, p. 227, n* 8. — Cohen, pi. XLIII, IneerL n« 15.

N*» 9. Autre victoriat. Poids : 3«',49 {Collection Blacas).

Les mêmes types, et au revers, dans le champ, le nom de l'atelier monétaire CROT. A l'exergue, ROMA* M.

Foy. t. II, p. 280, n» 10. — Cohen, pi. XXVII, Meiilia^ n* 1.

N* 10. Demi-victoriat. Poids : 1 gr. (Collection Blacas).

Types ordinaires du victoriat et au revers, dans le champ, le nom de l'atelier monétaire Ff6o, en monogramme >B et l'indication de la valeur S. A l'exergue, RoMA- M.*

Voy. t. II, p. 86, et note 1, p. 231, n'il. — Cohen, pi. XLI, Vibia] n- 2

N'^ 11, 12, 13. Premières pièces d'or, frappées pour la République romsdne, probablement à Capoue vers l'an 537 de Rome (217 av. J.-C). Elles pèsent 3, 2 et 1 scrupule, c'est-à-dire 1/96, 1/144 et 1/288 de la livre romaine.

Poids en grammes : 3*',36, 2«',22, l6',13 (Collection Blacas). Elles portent l'indication de la valeur en chiffres soixante, quarante et vingt sesterces (4.X, XXXX , XX) .

Tête de Mars, barbu et casqué à droite.

^. Aigle éployé sur un foudre, à droite. A l'exergue ROMA. Af.

Les mêmes types se répètent sur les trois espèces.

Voy. t. II, p. 57, 62, 236, n* 19. — Cohen,'pl. XLIII, Médailles de fabrique campanienne, n" 1, 2 et 3.

EXPIiGATION DES PLANCHES. 31

N» 14. Denier. Poids : i«'M (Collection Biacas).

Tète casquée de Rome, à droite.

1^. Les Dioscures à cheval. Sous les chevaux M; à l'exergue ROM A dans un cartouche. JR.

Voy. t. II, p. 237, n» 20 (1).

N- 15. Denier. Poids : 3«',61 (Collcct. Biacas).

Même tète.

^. Même type des Dioscures. Q.L.C. (0. Lulatius Cerco ou Catulus?). A Texergue ROMA dans un cartouche. .R.

Voy. t. II, p. 250, n^ 41, p. 251, note 2. — Cohen, pi. XXV, Lulatia^ n* 1.

Planche XXIV.

i\° 1. As au type ordinaire : double tète de Janus.

^. Proue de vaisseau à droite. La marque de la valeur | est indiquée sur les deux faces. Nom du monétaire en monogramme : If {L. AppuleitM). A l'exergue, ROMA. M. As de phis d'une once. Poids : 30«',96 (Collection Biacas.)

Voy. t. II, p. 160, 244, n*» 80, — Cohen, pL XLVII, Àppuieta, n*" 1.

N* 2. As aux types ordinaires comme le précédent. Nom du monétaire en monogramme AK, MàT(*^^^^)* ^* As de plus d'une once. Poids : 26«',37 (Collection Biacas).

Voy. t. II, p. 161, 244, n* 31. — Cohen, pi. LIX, lUatia, nM.

N"" 3. As au type ordinaire, avec le nom du monétaire écrit d'une manière très-abrégée : C.S^ {Caius Saenius?).

(1) Voy. la Dote 4^ où il est dit que celte variété ne se trouve ni dans rooTitige de M. Cohèn, ni dani celai de M. Rlcoio. J. W.

A l'exergue, ftOMA. Le poids est de plus d'une once. M. Poids : 31«',80 (1) tCoUection Blacas).

Cet as, frappé au nom de G. Saenius, est le seul connu jusqu'ici; il fait partie de ma collection.

Foy. t. II, p. 261, n^ 56.

N* à. As semblable avec le nom du monétaire : M. TITINI (Jf. Tinnius). Le poids est de plus d*une once. M. Poids : 3l6',94 (Collection Blacas) .

Voy. t. II, p. 160, 262, n» 58. —Cohen, pi. LXVIU, TUinia, nM.

Planche XXV.

Cette planche contient des monnaies appartenant à la fin de la période que nous nommons la première, de Tan 550 de Rome à 600.

N* 1. Denier du poids léger (1/84 de livre). Poids : 3«%30 (Cab. de France) ; 3«S69 (Mus. Brit.}.

Tète casquée de Rome, à droite; derrière, X, marque de la valeur.

% La Victoire dans un bige à droite ; à l'exergue» ROMA dans un cartouche. JR..

Ce denier est un des plus anciens, si ce n'est le plus ancien, au type de la Victoire.

Foy. t. II, p. 262 et 263, n- 69. — Cohen, pi. XLIII, Incert. n* 11.

N*" 2. As au type ordinaire de la double tète de Janus.

^. Proue de vaisseau. Le nom du monétaire C* MAI>^I (6\ Maianius) est presque écrit en entier, comme sur l'as au nom de M. Titinius, pi. XXIV, n" à. A l'exergue, ROMA.

(1) Poids : 32 grammes^ d'après le duc de Blacas. J. W.

EXPLICATION DBS PLANCHES. - 33

JE. Poids oncial fort. Poids : 23s',00 (Gollection Biacas).

Foy. ti II, p. 270 et 271, n« 68. — Cohen, pi. LVllI, iUfatânia, n* 1.

N* 3. As au type ordinaire de la double tète de Janus, frappé vers Tan 660 par P. Sylla.

^. P.SVLA. Proue de vaisseau, ornéie d'une tète de fenune (une sibylle). Dans le champ |, marque de la valeur ; à Fezergue, ROMA. M. Poids : 23^,90 (Collection Biacas).

La fabrique de cet as est semblable au précédent. Le poids est du pied oncial fort.

Foy. au sujet de cette proue de vaisseau, Borghesi, Decad. 11,2 ; (Xuvres complètes^ 1. 1, p. 261 etsuiv. —Notre t. II, p. 269 et 270, n» 67. — Cohen, pi. LUI, Cornelia, n* 11.

Les n"^ A, 5, 6, 7 et 8 donnent l'exemple d'une série complète des monnsdes, denier, as, semis, trions, quadrans, frappées par le même monétaire C. Terentius Lu* canus, à la fin du sixième siècle de Rome, lorsque l'as pesait encore à peu près une once. Les types et les marques indiquant la valeur sont les mêmes que par le passé. La Victoire qui, sur le denier, couronne la tète casquée de Rome, cou]ronne la proue de vaisseau sur le cuivre.

Voici maintenant la description de ces cinq pièces :

N"" A. Tète casquée de Rome, à droite ; derrière X, marque de la valeur, et au-dessus de ce chiilre. Victoire debout, qui couronne la tète de Rome.

^. C.TR.LVC. Les Dioscures à cheval, galopant, à droite. A l'exergue, ROMA dans un cartouche. M.. Denier. Poids : 4»',15 (Cabinet de France) ; 4«',21 (Mus. Brit.).

N"" 5. Double tète de Janus.

]^. C.TR.LYC. Proue de vaisseau et au-dessus Victoire volant qui la couronne; dans le champ, à droite, I, mar-

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