DE LA DIVERSITÉ DES RACES VERS L*UNITÉ DE LA NATION
|ous les savants dont les esprits ne sont pas régis par d'absurdes et dan- 1 gereuses préoccupations politiques reconnaissent que le rôle attribué à la race, dans l'histoire, a été exagéré ou Êiussé. Il n'y a pas de race civilisée qui soit pure ; aucun des ensembles politiques d'aujourd'hui ne coQ-espond à une race honu^ène. La race n'existe pas, mais la natùm eàstCy qui a donné à des peuples d'origines anthropologiques, d'appartenances linguistiques et de dépendances religieuses différeaites une cohésion, voire même, en certains cas, une unité extraordinaire.
Il n'est peut-être pas au monde de peuple qui ait réalisé et qui réalise aujourd'hui l'unité politique, la cohésion des âmes dans un même vouloir pour les destinées de la patrie que le pei:^le de France, et il n'est peut-être pas, dans toute l'Europe, une population à l'amalgame de laquelle aient coopéré davantage u>utes ou presque toutes les races qui se sont tour à b>iir rencontrées, développées ou ruées sur cette part occidentale du monde civilisé (i).
(i) La cane des races de l*Euiope, telle que l'a publia J. Deniker daiu son livre devenu classique, met en vive lumièie ce qu'on peut appeler le bariolage ethnique de la France. Voir Us Races et les pétries de la terre, Élémenis tfatttkropokgie et tTethmgraphU. Paiîs, Schleicher, 1900, avec 2 cartes.
Comment de la diversité est sortie cette admirable miité? Voilà ce que nous démontreront les historiens^ auteurs des volumes suivants. Pour notre part, nous croyons en vérité que rien ne saurait être plus actuel que le probité général des races étudié à la lumière du problème firançais.
Nous voudrions noter quelques-uns des épisodes les plus typiques et les plus antiques et mentionner quelques-uns des éléments ethniques les plus importants du peuplement de notre pays.
LES TEMPS Un savant antfaropologiste suisse, Eugène Pittard, a
PRÉHISTORIQUES dédaré : « La France est certainement le pays qui, sous le rapport de son ethnologie, a été le plus et le mieux étudié ; l'anthropologie est une science firançaîse. » Rien n'est plus vrai.
Dans la classification des plus anciennes périodes préhistoriques, il y a conune une expression indiscutable de cette participation de la France à la science de nos (origines. Avant la période de la pierre polie ou néolithique se perdent dans la nuit des temps les longs millénaires de la pierre éclatée ou taillée, paléolithique; les différentes périodes du paléolithique portent des noms qui les dassent d'après des fouilles faites sur le territoire de notre France : ce tableau seul témoigne déjà et de la part qu'elle a prise, dès le commencement des temps, au développement de l'activité humaine sur la terre, et de la part qui lui revient, de nos jours, dans un tel ordre de découvertes et d'investigations scientifiques.