‹ Histoire de la Normandie sous le règne de Guillaume-le-Conquérant et de ses successeurs, depuis la conquête de l'Angleterre jusqua la réunion de la Normandie au royaume de FranceChapitre 152 sur 255 · PRIVÉ DE SES FIEFS EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

PRIVÉ DE SES FIEFS EN ANGLETERRE

comparaître devant la cour de justice du roi, pour y répondre. Il comparut en effet, mais seulement pour demander un délai afin de pouvoir préparer sa défense. Ayant vu sans doute la cour mal disposée , il se hâta de jeter des troupes dans ses forts d'Arundel, Shrewsbury, Blithe et Bridgenorth auprès du pays de Galles, afin de s'y défendre. Malgré l'intercession de ses amis, et malgré les secours que lui fournissaient les Gallois, il fut poursuivi avec vigueur par les troupes anglaises ; celles-ci prirent ses forts , vaillamment défendus par les garnisons normandes , et il dut s'estimer heureux de pouvoir se retirer sain et sauf de l'Angleterre , où tous ses fiefs furent saisis par Henri ' . Mais Robert de Bellême, habitué aux vicissitudes du sort, savait diriger la fortune lorsqu'elle paraissait l'abandonner. Il lui restait de vastes domaines en Normandie ; il y joignit le comté de Ponthieu, vacant par la mort du comte, son beaupère , qui avait éprouvé aussi la barbarie de ce baron farouche ; car Robert de Belléme avait fait enfermer , comme nous avons dit , sa propre femme dans un des donjons de ses châteaux. ■ ' ' . ■ .1 — «,

' Orderic Vital, lib. 10.

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