ÏIO ÉMEUTE DE L ABBAYE
se trouvèrent bientôt à l'étroit dans la ville de Caen, dont ils possédaient une partie considérable. Il y eut des querelles entre les moines de Saint- Etienne et les religieuses de la Trinité, au sujet des limites de leur territoire, et il fallut que Guillaume intervînt pour accorder leurs prétentions ambitieuses ' . En général , les querelles du clergé ne donnaient pas un médiocre embarras au souverain. L'archevêque de Rouen était un homme irritable et orgueilleux, qui ne cédait même pas à la volonté de Guillaume -le -Conquérant. En 1072, il avait produit un soulèvement parmi les moines de Saint-Ouen et le peuple de Rouen, pour une cause bien légère. Il était d'usage que l'archevêque officiât solennellement dans l'église de l'abbaje de Saint-Ouen, le jour de la fête du saint. Cet usage, comme beaucoup d'autres coutumes anciennes, était devenu un droit de l'archevêché. Le roi assiégeait le Mans. L'archevêque de Rouen et l'abbé de Saint-Ouen étaient tous deux au camp avec les autres prélats et abbés. Jean obtint la permission de s'absenter pour officiera Rouen,
■ Instrum. eccles. Bnjoc. , n" 7. Charte de Guillaume , de l'an 1083 5 Gnllia Christ, , t. xi.