ET DE SON FILS ROBERT
trerait comme un fils soumis, il n'aurait pas à se plaindre. — « Je ne veux point être à ta solde , répliqua brusquement Robert ; je veux tenir ma propre maison. » Guillaume lui reprocha son emportement , et l'exhorta doucement à suivre les conseils de Lanfranc et d'autres hommes sages et respectables, au lieu des insinuations perfides de jeunes gens débauchés. Robert l'interrompit : « Je ne suis pas venu ici pour recevoir des leçons de morale ; j'en ai été rassasié jusqu'au dégoût par mes maîtres de grammaire. » '
Le roi s'emporta à son tour. « Eh bien ! s'écriat-il , je déclare que de ma vie je ne partagerai mes états, et je n'associerai personne à mon gouvernement. — Dans ce cas, répliqua son fils, j'aime mieux servir des étrangers que rester ici . » ^
Il partit en effet, accompagné de ses partisans et amis intimes, tels que Robert de Belléme, Guillaume de Breteuil , Roger, fils de Richard de Bienfaite, Robert de Mowbrai, Guillaume des Moulins, Guillaume de Rocheraie, et autres jeunes nobles,
■ « Hue non accessi pro sermonibus audiendis, etc. • Order. Vital, lib. 5.
' Ibid.