DIMINUTIONS OU DIVISIONS DU TEMPS
La ^minulùm consiste dans l'emploi de notes de petite valeur. C'est la mbdivision, \e fractionnement des notes formant un temps. Les Grecs faisaient un usage fréquent des diminutions. Ils appelaient ProceUusmaticus les groupes de quatre notes d'égale valeur formant un temps. Pour la musique moderne, c'est Jean Mouton (i5io) qui passe pour avoir été le premier à les employer'. Il est peu probable que Jean Mouton ait eu une notion, même vague, de la merveilleuse unité qui préside à ces divisions, lesquelles reposent sur ce simple
fait : une barre horizontale ( ) couvrant un groupe de notes valant un
temps, et cette barre fractionnée binaireraent et ternairement jusque dans ses plus petites valeurs.
Le D' Hugo Riemann^ suppose qu'au xvn' siècle on emprunta aux anciennes tablatures l'usage de réunir plusieurs notes par une barre transversale. Cette réunion remplaça les vieilles ligatures, et facilita énormément la lecture, en permettant d'embrasser d'un seul coup d'œil tout un ensemble de notes. Bach, et surtout Mozart, ont divisé les groupes de notes formant un temps, mais ce n'est qu'accidentellement que ce fractionnement se rencontre chez eux. En réalité, c'est Pierre Galin qui a systématiquement appliqué ces subdivisions. Nous donnons le tableau qui résulte de la théorie de Galin*.
' Gathy, Mvtikaliicket ùmverialiont-Leaneon , p. 3i9. Hambourg;, 18&0. ' Studien tur Getchichle der Nolenschri/i, p. a3a. ' Méthode du méb^laiie, p. 3o3. Paris, iSa'j.
yGooi^le
Ce qui n'était qu'à Tétat nidimentaire à l'époque de Jean Mouton, et même au siècle dernier, s'est perfectionné à tel point, qu'aujourd'hui ce système permet d'exprimer les moindres valeurs appartenant soit à la division binaire, soit à la division ternaire, avec une clarté, une précision parfaite.