‹ Histoire de la notation musicale depuis ses originesChapitre 106 sur 125 · LIVRE VII. — CHAPITRE HI · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — CHAPITRE HI

une guspension, ce que l'on obtient en lui donnant une plus grande valeur, en la fortiBant elle-même au moyen des petites notes.

q" Pour la note précédant la voisine grave. De même que la voisine aiguë. celle-ci a une tendance à descendre. Donc, si on la fortifîait, on augmenterait sa force échappatoire. Pour la retenir, il faut renforcer celle qui précède, et, pour ainsi dire, la clouer k cette précédente; résultat auquel on arrive par les petites notes ou par une plus grande valeur.

3" P&ur la répétition. On emploie ces petites notes pour donner plus d'énergie à la note répétée.

h" Pour la pénultième etun rythme. C'est pour lui assurer toute son importance rythmique et donner plus de douceur à la dernière. Généralement, la pénultième tombe sur une syllabe forte, et la dernière, ou ultièmê, sur une syllabe atone.

5", 6" et 7°. Quant au grupeUo, à Vappoggialure et au trille, ils n'ont évidemment pour fonction que de donner plus d'ampleur et de sonorité aux notes sur lesquelles on les place, et suppléer, en quelque sorte, au défaut de l'instrument, qui, sans ces ornements, ne pourrait faire convenablement ressortir les noies. 11 est à remarquer aussi que les petites noies qui terminent le trille, et qui n'en sont que la coda, n'exigent point de force. Gonséquemment, on ferait mieux de les écrire en noies réelles. Il n'y a que les notes de force qui devraient se présenter sous l'aspect de petites notes précédant les notes réelles.

Nous croyons donc que les notes dites ([agrément ne sont pas seulement uu produit instinctif; elles ont encore une autre raison d'être. En elTet, leur multiplicité est en raison directe de l'insufiisanee de sonorité des instruments. Plus ceux-ci étaient primitifs et peu sonores, plus on multipliait ces notes pour remplir le vide et suppléer à la sonorité. Plus les instruments sont perfectionnés et puissants, moins on a besoin de recourir à ces petits procédés, qui, chez quelques auteurs, dégénèrent en mièvreries.

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