LIVRE II. — CHAPITRE I
gique de T^glise romaine. Mais h Tépoq^ue d'Aristoxène (3&o ans avaût J.-C.), on en connaissait treize, et plus tard, ainsi que nous l'apprend Alypios (il" siècle), il y en eut quinze, ainsi dénommés:
i' Lydien, 9° Éolieu, 3* Phrygien, l>° lastien, 5° Dorien, 6° Hypolfdien, 7° Hypoëolien, 8° Hypopbrygien,
9° Hypoiastien, û" Hypodorien, 1° Hyperlydîeo, 3" Hyperéolien, 3" Hyperphrygien , li" Hyperiaslieo, 6° HyperdorieD.
Les plus usités furent le lydien et Vkypolydim, que l'on peut assimilera nos tons à'ut et de fa.
Le Genre, d'après les définitions des anciens auteurs, est le rapport dans lequel se trouvent mutuellement les sons dont se compose la consonance de quarte, nommée diatesmrw par les Grecs. C'est une manière de diviser le tétracorde. Les deux sons extrêmes d'un tétracorde étaient invariablement séparés par un intervalle de quarte juste; aussi ces sons étaient^ils qualifiés de stables onfxes. L'intonation des sons intermédiaires variait selon le genre; ils furent appelés moèt'/es ou variables.
Il y eut trois genres : le diatonique, le chromatique et l'enharmonique. Ce dernier fut, dit-on, inventé par Olympe'.
Le diatonique était ainsi dénommé parce que les cordes mobiles y atteignaient leur maximum de tension. Sur un instrument (lyre, cithare, etc.) accordé diatoniquement, on obtenait facilement les genres chromatique et enharmonique, en abaissant graduellement l'intonation des cordes mobiles pour les rapprocher du son stable inférieur. Voici un exemple du genre diatonique dans un tétracorde mé&on, allant de l'aigu au grave :
Pour obtenir le genre chromatique sur ce tétracorde,. il sufiisait de baisser la lichanos d'un demi-ton, ainsi :
Mèse. LJchanM. Pailiypate.
' OlTried Mnlier, Hitloire de la tittéralure grecque, toc. cit.
ib'Gooi^le
Si l'on voulait convertir ce tétracorde diatonique en tétracordc du genre enharmonique, on n'avait besoin que de baisser d'un ton entier la lickanos diatonique, qui se trouvait ainsi à l'unisson de la parhypate diatonique et chromatique. On baissait aussi cette dernière d'un diésis enharmonique, ou quart de ton, que nous figurons ainsi <t, et les intervalles se succédaient de la sorte : tierce majeure, quart de ton, quart de ton ; comme :
Tierce maj. Diésis enbar. Diësis enLar.
Mèse. Lichanoa. PHrbypale. Hjfpate.
, «Toute composition musicale prise dans la matière harmonique, dit 4ristoxène', est diatonique, chromatique et enharmonique, n Cela est confirma par les exemples que nous venons de donner.