LIVRE 111. — CHAPITRE I
Vepiphimw, ainsi que son nom l'indique, était un ornement aux intonations plus élevées que le son de la note à laquelle il s'appliquait, à peu près comme :
Le cephalieus était l'inverse de Vepiphonwi. Sa petite note devait être descendante. Ces deux signes sont ce que Gutdo d'Arezzo, dans le prologue de son antiphonaire, appelle des notes liqueseentes. C'est pour cela que, plus tard, ces deux neumes reçurent le nom de plique, parce qu'ils indiquent que la voix doit être, en quelque sorte, pîiée, avec cette difCérence que l'un est ascendant et l'autre descendant. C'est le port de voix, ou encore ïappoggtature de notre musique. Donc, une note liquescente est un son qui monte ou qui descend par degrés insensibles, en diminuant graduellement d'intensité. Quand nous traiterons de la musique Ggurée, nous reviendrons sur la plique, car elle y a occupé une place non sans importance.
Le quilisma avait deux traductions, que voici :
L'abbé Raillard dit [loc. cit.) que l'effet produit par le quilitma devait ressembler au roulement du tonnerre(\), ou, mieux encore peut-être, au roucoulement de la colombe {\\). Nous ne nous chargeons pas de mettre d'accord ces deux comparaisons.
Les prewi* sont des trilles. Le prei$us était la vox tremula dont paHent les auteurs du moyen âge. La véritable signification du p'eê»u$ tninw était celle-ci :
Quant au pressus major, c'était le trille proprement dit, que l'on peut rendre ainsi :
L'ancus était l'inverse du quiltsma :
Le iptUuralis, signe de chevrotement (on voit que celui-ci date de loin), est