LITURGIE GRECQUE OU ETZANTIKE
Saint Jean Damascène, ou de Damas, qui vivait au vin* siècle, passe pour avoir été le grand réformateur de la liturgie de l'élise grecque, et pour avoir composé une grande partie du chant de celte é^ise. En quoi consista sa réforme ? C'est ce que l'on ignore ; mais il est probable qu'il fit abandonner l'ancien système grec, dont la simplicité ne convenait pas au génie oriental, pour le remplacer par le chant surchargé d'ornements, particulier aui peuples de ces contrées. Ce serait donc ce système de chant orné, proscrit par saint Grégoire en Occident, que saint Jean Damascène aurait précisément appliqué à son église pour en rendre l'usage plus facile aux fidèles qui y étaient accoutumés. On lui attribue un traité de musique ecclésiastique renfermant l'exposition des signes de la notation en usage dans les livres de chant de l'église grecque, dont Gerberl a publié le texte". Villoteau^ en a donné une traduction française avec la signification des signes en notation européenne.
La tonalité des chants de cette église est, comme celle du plain-chant, divisée en huit tons , partagés en quatre authentiques et quatre plagaux. Chacun de ces huit tons est indiqué par un signe particulier dans les livres de chant. Nous en donnons le tableau :
TOUS AUTHEMTlQtlBS.
Lydieo. Phrygien.
V" rt
' Tzetzes, Die allgrUehitche Mvsikin der grieekiêeheit Kirekc. 187a.
* De eoHtu el nauiea xaera, etc.. I. Il, pi. VIIL
' De l'étal dt la miuifue en Egypte, etc., L XIV, ji. 38o.
.dli-Gooc^le
T0!!8 PLÀGitIX.
Hypodorien. Hjpoljdien. Hjpophrjigien. Hypomiiolydien.
4ïi *r^ 7' .*^^^
La tonique du premier tx)n authentique répoad à notre nu, et la Gnale aussi; mais on la rencontre parfois un ton plus bas. La tonique du deuxième authentique est ré et la QnaJe/atf. La tonique et la finale du troisième tombent sur le sol, et celles du quatrième sur le la. La tonique des tons plagaux se trouve une quinte au-dessous de celle des authentiques.
H y a aussi quatre tons moyens, ainsi appelés parce qu'ils tiennent le milieu entre les authentiques et les plagaux. Leur usage est beaucoup moins fréquent que celui des huit autres.
De même que dans le plain-chant, les tons du chant ecclésiastique grec ont des neumes qui servent à les faire reconnaître. Nous les reproduirons.
La gamme de chacun des tons grecs se compose de huit sons, que, dans l'ordre ascendant, on désigne par les syllabes pa, bou, ga, dt, ké, zo, né, pa, lesquelles répondent aux notes de l'ancien mode dorien, ainsi :
L'ordre des syllabes est en raison de la note tonique. Si donc l'on veut connaître leur ordre dans un ton quelconque, par exemple le troisième authentique, ou phrygien, la tonique répondra à la troisième syllabe de la gamme dorienne, qui est ga, et la gamme phrygienne seraga, di, ké, zo, né, pa, bou, ga. Ainsi de même pour les autres.
Les signes simples de la notation de l'église grecque sont au nombre de quinze, et classés de la façon suivante :
hon, tonique sans tendance asceudaDte ou descendaiite «.