‹ Histoire de la notation musicale depuis ses originesChapitre 68 sur 125 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

kN" 50. La différence entre la pause et la semi-brève majeure et mineure réside dans la position : si elle est au commencement, elle représente une semi-brève mineure; si elle est placée après la note, elle est majeure. Elles doivent embrasser ta moitié d'un espace. Exemple :

trN" 51. La division du mode, le soupir (sua/itrium) et la clôture syllabique sont figurés ainsi :

Nous avons à parler aussi de la brève avec pltque, qui est différente de la brève avec ligature. La pliqm est pour nous d'un intérêt particulier, en ce qu'elle a passé de la notation neumatique dans la notation carrée ou noire, et s'y est maintenue longtemps. La pîigue {pîiea), ainsi nommée parce qu'elle avait une queue en forme de pli, était un ornement, un agrément du chant, «le seul, dit Perne >, que Ton trouve dans les plus anciens manuscrits, -n

C'était une sorte de l^alure ou à'appoggiature , le plus souvent à la seconde inférieure ou supérieure de la note principale, quelquefois à la tierce, à la quarte ou à la quinte. «La pliqice, dit Francon de Cologne, est une note de division du même son en grave et en aigu^n La longue, la brève et ta semibrève pouvaient être pliquées. La pîique était ascendante ou descendante. C'est ce que fait observer Francon , quand il dit : (i Remarquez' que ces plxques ont une puissance semblable et une même valeur que les simples susdites; n ce qui revient à dire qu'elles sont droites valant un temps, ou altérées valant deux temps, comme les brèves ordinaires, suivant la position qu'îles occupent.

' Introduction à la mutique des ehaïuoiu du châtelain de G»icy. * cPlica est Doln divisionis ejusdem soai in gravem et in aculum.n

' (rElnola islas plicas Bimilem faabere pot«stalem et simili 1er in velore r^lari quemadmoduia ain>pliees nipradicUe.n

Gooi^le

lOi HISTOIRE DE LA NOTATION MUSICALE.

La plique longue ascendante était figurée par une note carrée ayant une queue à droite et tournée en haut, comme dans cet exemple: J, mais plus ordinairement par une note carrée ayant deux queues en haut, dont celle de droite était plus longue que ceile de gauche, ainsi : J.

La plique longue descendajtte avait les deux queues tournées en bas: ^.

La plique brève ascendante était figurée par une note carrée dont les queues étaient disposées en sens contraire de la plique longue ascendanf e. Exemple : ^.

La plique brève descendante avait les queues tournées en bas. Exemple: p.

Quant à leur valeur, les notes pliquées étaient soumises aux mêmes règles que les notes simples; ce qui veut dire qu'elles étaient parfaites ou imparfaites, suivant leur position, abstraction faite de \» plique. Donc, aveclap/i^u^, la voix ajoutait, à la suite de la longue ou de la brève , une petite note de passage, qui se faisait subitement n par contraction de l'épîglotte avec répercussion du gosiem, dit Jean de Mûris' dans son Spéculum musicœ, et portait le son sur la note réelle suivante, sans toutefois prolonger en rien la valeur temporaire du son qui servait de point de départ à la plique ou à Vappoggiature. Exemple :

Nous venons de dire que la plique était une sorte de ligtUure; il faut que nous expliquions ce terme.

On nommait Ugalure ou liaison ta réunion de plusieurs brèves, de manière à ne former qu'une figure. Les ligatures sont, comme les pliques, émanée; des neumes (^neumœ compositœ); seulement, dans la ligature, la concentratioi. est souvent plus étendue que dans les neumes, car non seulement on rencontre trois, quatre et cinq notes réunies dans une ligature, mais encore, parfois, plus de dix. Quand la dernière note d'une ligature avait une queue ascendante ou descendante à droite, c'était toujours une plique. Toute dernière note oblique d'une ligature ayant une queue ascendante ou descendante à droite était une brève pliquée. Les deux exemples suivants, tirés de nos vieilles chansons françaises, feront comprendre clairement ce qu'étaient les

ir Ver compodtîoneni epi^oUi cum repercussione ^itturis. n

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