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HISTOIRE DK LA NOTATION MUSICALE

La notation noire coaiportait encore bien d'autres règles qu'il nous semble inutile de rei^rotluire. Au reste, nous écrivons l'histoire de la notation et non un traité didactique. Les lecteurs désireux de connaître ces règles avec plus de détails consulteront les ouvrages des auteurs qui vinrent après Francon et qui écrivirent sur Vara ioiiiqtta. Ces auteurs sont :

1° Jean de Garlande, originaire de Lorraine, chanoine régulier et scolastique de l'abbaye de Saint-Paul, k Besançon, qui vécut dan» la première moitié du xii' siècle, et qui a laissé un traité de musique portant le titre de: TracUUus musiew mensurabUis^.

•2" Jean de Bourgogne, lequel vécut dans les dernières années du \n* siècle, et qui a fait une sorte de tableau synoptique des valeurs des notes de la musique mesurée, auquel il a donné le nom A'arbor (arbre).

3° Walter Odington, bénédictin du monastère d'Evesbam, comté de Worcester (Angleterre), qui, vers 1317, a composé un traité de musique intitulé: De spéculations musicœ'', dans lequel il cite Francon, mais où l'on voit que la doctrine de la musique mesurée était connue avant lui. Ce livre, oii son auteur fait preuve d'une vaste érudition, est divisé en dix-sept chapitres, dont le sixième est consacré à la notation noire.

6° Jérilme de Moravie, dominicain, né dans le pays dont il porte le nom, et qui vécut vers 1 360 dans le couvent de son ordre de la rue Saint-Jacques, à Paris, où il se trouvait en même temps que saint Thomas d'Aquin. Il est l'auteur d'un traité de musique, sorte d'encyclopédie musicale du temps, dont on ne connaît qu'un exemplaire appartenant à la Bibliothèque nationale*, et qui a pour titre : Tractalttt tmrncœ, compilalus afralre Hyeronimo Moravo, ordini Fralrum prœdicatorum. Il y relate les travaux de Francon, de Jean de Garlande et de Pierre Picard {Petrus Picardus), lequel serait demeuré ignoré sans lui*, et donne des exemples d'un haut intérêt sur la notation, la mesure musicale et l'harmonie.

5" Marchetto (surnommé de Padoue, à cause du lieu de sa naissance), qui vécut dans la seconde moitié du xuf siècle, et qui a écrit deux ouvrages de musique très importants : 1" le Lucidarium in arie mmxcœ plaitœ, et û" le Pomcriitm arlis musicœ mensurabUts, vere 1274. Le premier, comme son titre l'indique, traite exclusivement du plain-chant. Le Pomerium, que Gerbert a reproduit*, est un long et savant commentaire sur la doctrine de la musique mesurée de Francon de Cologne; il élucide de nombreuses difllcultés inhérente» h la notation en usage sur la fm du xni" siècle et au commencement du xiv^.

' Dans Coiisseinakor. Seiiy^forM, pic., t. I, p. i5ij.

' IbiJ.,l. I, |>. atti.

' N° 1817, fondsSorbonne, ancien la'iS.

' Manque dans la Biographie unieerselle des mimeien» de Fétis.

' Srriptore». ele., l. [II, p. 65-i88.

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