LIVRE II. — CHAPITRE I
SYSTEME IMMUABLE COiUOINT.
Nèle hyperboléon.
Paranète hyperboléon.
j Trile hyperboléon.
Nète synemménon.
Nète diézeugménon.
Paranète diézeugménon.
Paranète synemménon.
Trite diézeugménon.
Trite synemménon.
Mèse.
Liclia
nos meson.
Parliypale méson.
Hypale méson.
Lichanos hypalon.
Para mèse.
Parliypale hypalon.
Ilypate hypaton.
Proslambanomène.
SIX oc
nomène
On se tromperait, cependant, si l'on croyait que les deux octaves du système immuable constituaient à elles seules l'étendue générale des sons admis parles Grecs; cette étendue pouvait être portée plus loin, fût-ce même jusqu'à laves, en considérant comme synonymes les dénominations de proslambaet de nète hyperboléon, qui constituaient les deux termes opposés du système. Ainsi, pour étendre l'échelle à l'aigu, après la paranète hyperboléon, au lieu dédire «nète hyperboléon u on disait cr proslambanomène n , et l'on recommençait la série de l'échelle pour la double octave aiguë. Naturellement on faisait l'inverse pour étendre l'échelle vers le grave. Arrivé à la proslambanomène, on substituait à ce nom celui de nète hyperboléon, et l'on continuait la série pour la double octave inférieure l.
C'est évidemment cette substitution d'un nom à l'autre qui inspira aux musiciens du moyen âge l'idée des mnances, de même que le système des tétracordes inspira celui des hexacordes. En effet, le premier fut conçu pour pouvoir s'adapter à la lyre à sept cordes, qui ne donnait pas l'octave complète, et la doctrine des hexacordes naquit de ce qu'on ne voulut pas donner de nom au septième degré de la gamme. Nous reviendrons plus en détail sur ce sujet.
Il y aurait beaucoup à dire encore sur le système musical grec, mais nous craindrions de trop nous écarter de la notation à laquelle nous avons hâte d'arriver. Néanmoins, nous tenons à ajouter encore quelques mots sur les
modes et sur les genres.