‹ Histoire de la notation musicaleChapitre 53 sur 147 · SIGNES DESCENDANTS · texte numérisé non relu

SIGNES DESCENDANTS

Apostrophe.

Apostrophe double.

Hyporrhoé.

Kratêma hyporrhoon.

Ison. Elaphron. Ison. Kamile.

Ces signes ascendants ou descendants reçoivent la désignation générale de corps et d'esprits. Les corps sont les signes de mouvements conjoints ; les esprits sont ceux des mouvements de tierce et de quinte. Ainsi, en montant, les corps sont : Y oligon, Yoxéia, le pethaste, le kouphisma, le pélasthon et le kentêma double ; en descendant : Y apostrophe et la double apostrophe. Quant à Y hyporrhoé et au kratêma hyporrhoon, ils ne sont pas considérés comme des corps, parce qu'ils ne marchent pas par mouvements conjoints, ni comme des esprits, parce que leurs mouvements sont trop rapides. Les esprits ascendants sont le kentêma et Y hypsile ; les esprits descendants sont Y elaphron et le kamile. L'intonation propre à chaque corps ascendant se détermine d'une manière positive dès que le ton est connu par l'inscription mise en tête du morceau. Vison

donne leur signification tonale aux esprits descendants. On remarquera que ces derniers ne forment pas une gamme descendante, comme les corps en font une ascendante.

Les signes simples du chant ecclésiastique grec n'ont de signification déterminée que par le signe du ton, de même que les notes européennes n'en ont que par la clef posée au commencement de la portée.

Le chant ecclésiastique grec n'est pas mesuré comme notre musique ; il n'a que des durées relatives. C'est la même chose dans le plain-chant; seulement, dans ce dernier, les valeurs de temps sont beaucoup moins variées que dans le premier.

Nous empruntons à Villoteau le tableau suivant :

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