‹ Histoire de la notation musicaleChapitre 81 sur 147 · TRADUCTION DE COUSSEMAKER · texte numérisé non relu

TRADUCTION DE COUSSEMAKER

In se-culum.

In sa - eu - lum.

(tN° 51 . La division du mode, le soupir (suspirium) et la clôture syllabique sont figurés ainsi :

Nous avons à parler aussi de la brève avec plique, qui est différente de la brève avec ligature. La plique est pour nous d'un intérêt particulier, en ce qu'elle a passé de la notation neumatique dans la notation carrée ou noire, et s'y est maintenue longtemps. La plique (plica), ainsi nommée parce qu'elle avait une queue en forme de pli, était un ornement, un agrément du chant, crie seul, dit Perne1, que l'on trouve dans les plus anciens manuscrits, n

C'était une sorte de ligature ou d'appoggiature, le plus souvent à la seconde inférieure ou supérieure de la note principale, quelquefois à la tierce, à la quarte ou à la quinte, ce La plique, dit Francon de Cologne, est une note de division du même son en grave et en aigu'2. n La longue, la brève et la semibrève pouvaient être pliquées. La plique était ascendante ou descendante. C'est ce que fait observer Francon, quand il dit: cr Remarquez3 que ces pliques ont une puissance semblable et une même valeur que les simples susdites ;■» ce qui revient à dire qu'elles sont droites valant un temps, ou altérées valant deux temps, comme les brèves ordinaires, suivant la position qu'elles occupent.

1 Introduction à la musique des chansons du châtelain de Coucy. ' « Plica est nota divisionis ejusdem soni in gravem et in acutum.n

! "Et nota islas plicas similem habere potestatem et similiter in valore regulari quemadniodum siniplices supradiclœ. n

La plique longue ascendante était figurée par une note carrée ayant une queue à droite et tournée en haut, comme dans cet exemple: J, mais plus ordinairement par une note carrée ayant deux queues en haut, dont celle de droite était plus longue que celle de gauche, ainsi : J.

La plique longue descendante avait les deux queues tournées en bas: r^.

La plique brève ascendante était figurée par une note carrée dont les queues étaient disposées en sens contraire de la plique longue ascendante. Exemple : ^.

La plique brève descendante avait les queues tournées en bas. Exemple : p.

Quant à leur valeur, les notes pliquées étaient soumises aux mêmes règles que les notes simples; ce qui veut dire qu'elles étaient parfaites ou imparfaites, suivant leur position, abstraction faite de la plique. Donc, avec Implique, la voix ajoutait, à la suite de la longue ou de la brève, une petite note de passage, qui se faisait subitement «par contraction de l'épigiotte avec répercussion du gosier a, dit Jean de Mûris1 dans son Spéculum musicœ, et portait le son sur la note réelle suivante, sans toutefois prolonger en rien la valeur temporaire du son qui servait de point de départ à la plique ou à Yappoggiature. Exemple :

Ml

rz.

-fi

pVTtN

zt

ff

CZ

CS

pO

CJ

CJ

Zl

cZ

ce

es

es

DQ

tn

as

Nous venons de dire que la p/^we était une sorte de ligature; il faut que nous expliquions ce terme.

On nommait ligature ou liaison la réunion de plusieurs brèves, de manière à ne former qu'une figure. Les ligatures sont, comme les pliques, émanées des neumes (iieumœ compositœ); seulement, dans la ligature, la concentration est souvent plus étendue que dans les neumes, car non seulement on rencontre trois, quatre et cinq notes réunies dans une ligature, mais encore, parfois, plus de dix. Quand la dernière note d'une ligature avait une queue ascendante ou descendante à droite, c'était toujours une plique. Toute dernière note oblique d'une ligature ayant une queue ascendante ou descendante à droite était une brève pliquée. Les deux exemples suivants, tirés de nos vieilles chansons françaises, feront comprendre clairement ce qu'étaient les ligatures :

rr Per compositionem epiglotti cum repercussione gutturis. «

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