XXXVI DISCOURS
ont porté le même jugement; le Siège Apostolique l'a confirmé par sa sanction souveraine. Voilà celle que nous dénonçons par cet écrit à tout le peuple chrétien. Nous la combattons non-seulement dans sa dernière production , oii elle a rompu toute digue , mais dans son ensemble et dans chacun des précédens écrits où elle avait eu l'art de se contenir.
Leur progression nous fournit la distribution naturelle de la présente Réfutation , et la preuve d'un Système suivi , uniforme , persévéramment en opposition avec les doctrines qui nous ont été transmises par nos pères. Nous distribuons donc cet ouvrage en quatre parties :
La première est l'examen de V Essai sur V Indifférence en matière de religion, suivi de La Défense que l'auteur eh a publiée.
La seconde a pour objet le livre du même, intitulé : La Religion cqjisidérée dans ses rapports avec l'ordre civil et politique.
PRÉLIMLXAIRE. XXXVII
La troisième , le Journal de l'Avenir.
La quatrième , les Paroles dun Croyant.
Au reste , cette constance de M. de La Mennais à soutenir ses paradoxes a été relevée avant nous , mais dans un autre dessein. On a prétendu lui en faire un mérite. On va plus loin encore. Au reproche de contradiction qui sans cesse le fait voir en opposition avec lui-même, on essaie de répondre qvi'il n'en est pas moins resté conséquent à ses principes, parce qu'il a toujours marché vers le même but, bien que par des sentiers difFérens(l). C'est l'habile général qui varie ses manœuvres suivant les positions otiil se trouve engagé. Il ne nous en faudrait pas davantage pour justifier toute notre accusation. Nous disons que , sous le prétexte hautement avoué par lui de régénérer le Catholicisme, M. de La Mennais a essayé d'introduire parmi nous
(1) Voy. la "Revue des deux Mondes , 1" septembre 1834, p. S60 et suiv.