LIVRE III
die, depuis ioG6y revint ainsi k la couronne de France ^ après en avoir été sëparee pendant 292 ans.
Lies seigneurs angio - normands qui avaient accompagné le duc Guillaume à la conquête de TAngleterre et qui en avaient reçu des terres et des seigneuries^ avaient simultanément possédé ^ depuis 1066, ces nouveaux domaines et Théri* tage de leurs ancêtres. Mais Philippe ne Voulant point avoir de sujets partagés ^ les força d'opter entre leurs possessions d* Angleterre et celles de Normandie j un grand nombre ayant en Angleterre des biens beaucoup plus considérables qu'en I^ormandiC) abandonnèrent la terre de leurs aïeux, (i) Mais Richard deVernon, qui était alors seigneur-baron de Né hou , resta en France et le Roi lui remit la baronnie de Néhou et ses dépendances, mo« yennant le service de cinq chevaliers. (2)
(1) Les Hist. de Nonnandie.
(2) Lib. feoil. Domini régis Philippi, ap. Lib. nigr. Constant. ; Arch. de liéhou , chez M. de Gouberrille, et penèè nos.
4o HISTOIRE DE NEHOU.
Depuis cette époque jusqu'en 1 283 , où la mort du dernier seigneur de ce nom fît passer ses domaines en d'autres mains^ oti ne voit figurer en rien la famille des seigneurs de Vernon , sinon dans la concession de droits d'usages accordés par c^ même seigneur , en vertu d'une charte de novembre 1261. Deux des concessionnaires étaient le seigneur du Saussay et Richard Fournel, seigneur duQuesnayen-GoUeville, vassaux nobles de la baronnie de Néhou, à cause de leurs terres (i).
(i) Arch. Mss. de Néhou «t de la Maîtrise < eaux et forêts de Normandie.