PRÊTRES ENFANTS DE LA PAROISSE
La paroisse de Saint-Augustin s’honore à juste titre d’avoir donné le jour à sept prêtres. Voici leurs noms : MM. Tardif (trois de ce nom) Jobin (Augustin-Désiré), Meunier, Quézel et M. Valin.
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Enfin voici un dernier souvenir d’un fait attesté comme étant véritable, et qui a, outre son côté drôlatique, un cachet particulier aux maquignons propriétaires de chevaux étiques.
Nous avons déjà vu que, du temps où l’on disait la
messe au rang des Mines, les habitants de ce rang
336 SOUVENIRS, LÉGENDES, ETO,
étaient tenus à tour de rôle d'aller chercher M. le curé,
ui binait tous les dimanches'et fêtes d'obligation, Il allait surtout être bien ponctuel, afin que le œeuré n'arrivât pas trop tard, soit à l’un, soit à l’autre des deux offices.
Un jour vint où c'était le tour d’un nommé Failly (ou Faguy) à aller remener M, le curé à l’église d'en bas. Son cheval, paraît-il, était bien failli, comme disent les Acadiens, ou manqué, pour parler à la eamadienne, Failly avait beau jouer du fouet, la bête ne voulait point prendre le trot, et l'heure avançait toujours.
—Mon ami, dit enfin le curé, de ce train-là, je n’arriverai jamais pour dire la messe avant midi.
—Si j'osuis, M. le curé, répond Failly, d'un air un pou gêné, si j'osais hd à ma guevale (1) comme de coutume, elle irait d’un meilleur train, je vous assure,
[Eh ! bien, mon ami, ne vous gênez pas ; parlez, parlez, k
Failly, alors, lance deux ou trois jurons des mieux corsés, et adresse à sa bête les épithètes de guevale du Vieux Charlot, de bête sortie de l'enfer, etc, Puis il ajoute, de temps à autre, pour entretenir le feu de la jument : ‘‘ Que le diable te lève les pattes et t'emporte en l'air ! ”
Le curé fut rendu à temps pour dire la messe ; mais la tradition veut qu'il eût peur ; c'est pourquoi, en descendant de voiture, il dit à Failly : “ Ne venez plus me chercher avoc cette jument-là ; c'est une bête méchante.”