‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 120 sur 147 · EU · texte numérisé non relu

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On a lu tout cela, admiré les actes généreux de cette époque ; mais qui n’aimerait pas, aujourd’hui, quel est celui des doseendants de cette génération si grande par le cœur, qui n’aimerait pas à contempler les ruines du vieux temple assis sur le bord de notre majestueux fleuve ? Quel beau lieu à la méditation, si cette relique était encore debout ! Comme on aimerait à y aller souvent pour se ressouvenir |! .

Celui qui a mis le feu à cette église, qui avait servi au culte tout près d’un siècle celui qui a vendu plus tard, la pierre de cette construction, ils ne savitient donc pas que “les monuments sont une prrtie des annales des peuples ? ” Ils ne savaient donc pus qu’un temple, “un palais, une construction quelconque, une statue, un tableau, une inseription, une médaille, une charte, un livre, etc, deviennent, dans certains cas, des monuments historiques ? ” Ils ne savaient donc pas que c'était une ospèce de sacrilige que de déchirer cette page éloquente de l’histoire paroissiale ?... Dans ce cas, plaignons bien une ignorance, une absence de sentiment qui a fait perdre à la paroisse une relique vénérée.

Ce fut M. Lefrançois, curé, qui eut le triste courage de faire mettre le feu à la vieille église de pierre, ouverte au culté en 1723, donnant pour raison de cet acte la crainte de voir quelqu'un se réfugier dans cette vieille construction dégarnie de «es portes, de ses fenétres et de son plancher !

On rapporte qu'un juge condamnait, un jour, un homme innocent à être pendu, sous le prétexte assez ingénieux que, s’il n’était pas coupable de meurtre, il pourrait bien le devenir plus tard. M. Lefrançois avait dû rencontrer ce juge quelque part.

Vers 1859, M. le curé Milette faisait démolir les murs du temple brûlé, pour en vendre la pierre aux constructeurs du quai Saint-Nieolas, sous le prétexte que cette vente rapporterait quelques misérables piastres à la fabrique. Mais ces pierres, devenues

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sacrées par la main du Temps, appartenaient aux ancêtres ; c'était leur héritage destiné à leurs descendants, et ce legs, page sublime de leur dévouement ot de leur piété, dovait-il se vendre pour un plat de lentilles ?.. Il est pénible de voir que la mémoire du cœur ne l'ait pas omporté sur le désir de faire quelques sous, surtout dans une paroisse riche comme l’est la paroisse de Saint-Augustin.

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