ARTICLE POUR LA FONTE BE LA CLOCHE
Rien ne pouvoit venir sy a contre temps que de voir casser la cloche après une sy grande depense pour la construction de l'Eglise, C’est le jour de l’annonciation 1724 sonnant loffice du jour que cet accidont arriva ce qui obligea de prendre le dessin (dessein) den construire une autre des JEté suivant et cequi paru plus merveilleux c’est que la plus grande partie des pssens. y contribuer volontiers ne voulant pas term...er leur bonne volonté afaire |Eglise seulement mais encore a la decorer en ce quis pouvoit dépendre d'eux, Ils promirent chacun la somme de 8 lv. pour en pa yer la valeur, Il est vray que cela ne pouvoit aller le tout ensemble quenviron a 400 liv. et que meme plusieurs ne payerent ce même été ; mais cela nenpecha pas qu’elle ne fut entreprise et faitte par les soins de Monsieur le Curé qui fut obligé dy ajouter cinquante Ecus pour faire la somme de 560 liv. qu’elle a coutté tant pour lachat du metail, que pour 6% façon, et la nouriture du fondeur. Ce fut le 27 du mois de Juin qu'elle fut jetté en mouille, elle en fut tiré le lendemaïn parfaite, elle fut Benitte le sixieme Juillet suivant par Mr. Hazur (Hazeur) grand pemitentier sous le nom de Marie Joseph. Ce fut Mr. Joseph Fleur; de la Gorgendiere qui fut perain. Et la Maraine Mile. Marie Dumontier femme de Mr. Berolet dont leur noms est gravée sur la cloche aussy bien que Lannée quelle a eté faitte et le nom du fondeur, Lad. cloche paise 258 Ibs et le fondeur a pris 158 pour livre de façon et la mitraille (métal, etc.) a coutté entre 10 at 15 s. la livre, La cioche fondiie, il a resté 59 lbs, de metail qui a été cédé en payement aud. fondeur a vingt sols la livres. En tinissant la Benediction de lad. cloche elle fut monté au: clocher et elle sonna son Batème et cest ainsy que la ceremonie se termina Le parain et la maraine laisserent pour present chacun un devant d'rutel de satin ——- (un mot illisible) a fond Blanc baré de jaulne et l’autre à fonc brun et a fleur blanche, ({)
(1) Lu eloche dont il est fait mention ici, a été donnée, sous M. le curé Milette, à une nouvelle paroisse pauvre dont il à été impossible de se procurer le nom. Ce don n’a pas été enregistré. D’auouns veulent qu’elle ait été donnée à une paroïsse du diocèse de Rimouski, d’autres, à uge paroisse du comté de Bellechasse. I: est, cependant,
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RENDUITS A L'EGLISE, i
Nous avons vu que l’église avait été livrée au culte le 27 d'août 1723 ; mais les travaux de l'intérieur et FF quelques-uns de l'extérieur étaient loin d’être terminés, Fi comme on pourra s’en convaincre par les extraits que Fu je fais ci-après des manuscrits de M. Desnoyers. }.
Voici celui qui a rapport à eette année et qu’il intitule : “Article des Renduits de LEglise.”
Getie même année 1724 le premier jour de juillet ion a com- h mencé à renduire LEglise, pour le blanchir en suitte. C'est k | Jacques de Moutier dit Biernais (1) qui les a fait et Blanchir \ h a vingt cinq sols'l2 toize, et nourie. Le tout a finile 30 Aoust. | st Il s'est trouvé 138 toize derenduit qui fait la somme de 172 pi . liv. et led. ouvrier a receu 9 liv. de surplus pour trois jours de massonnerie qu'il a fait dans LEglise. de (1725). Au commencement de cette année, J nr 4 | mn Gingras, marguillier, rend ses comptes. On y voit les Re articles suivants, au chapitre de la dépense : ce: Pour ferrures et cloux pour l'Eglise 74 1. 10 s. ; pour rh menuiserie, ete. 32 1. 10 s. ; pour planchet et autres bois De pour l'Eglise, eic, 38 1. 14 s. ” on Dans le cours du mois de juillet de cette année, Mgr Sei de Saïint-Valier était on visite pastorale à Saint- apr Augustin, où il Gonnait la confirmation aux enfants. À què facile de le savoir au juste par les noms qu’elie porte et qu'indique des M. Desnoyers. eth M. Desnoyers n’a pas donné le nom de ce fondeur de cloches. IL est fort probable, cependant, qu'il se nommait Pené Chevalier, comme semble l’indiquer l’extrait suivant de l’Æistoire de la parcisse A. du Cap-Santé, par L'abbé F.-X, Garten : P.
‘# Dans cette année 1746, Ia cloche, par un aceident qui n’est point Di autrement désigné que par le met même d’accident, se trouva cassée Gr et mise dans un état à ne pouvoir plus servir. Un nommé René Che- L valier, fondeur de profession, demeurant à Beauport, 1a refondit et en o À fit une cloche neuve. Il en cofta, pour la refondre, pour les frais de TETE È transport et poux la mettre en place, 305 livres. ”? (D ie Ce fondeur de cloches, né en 1897, avait 27 ans lorsqu'it refondit la Dul LE cloche de saint-Augustin, et 49 ans, on 1746, lorsqu'il fit le même tra- à à 4
“as vail au Cap-Santé. è ; (1) Ces Moutier dit Biornais portaient aussi le nom de Laborde, D ya
. 3. ROUT res bois
éo, Mgr Saintfants.
u'indique
s cloches.
Dhevalier, a pareisse
‘est point hva cassée À ené Chendit et en BA frais de
sfondit la y éme tra-
bordes
1 y eut une assemblée des habitants, ete. en présence de l'évêque et du curé. Voici le procès-verbal de cette assemblée :
Procès verbal de cequi a été Reglé dans lassemblée des marguillers et des habitants de Ja paroisse de St, Augustin sise en la seigneurie de More. En presence de Monseigneur : Lillustrissime et Reverendissime Eveque de Québec. Le vingt neuf juillet 1726, primo ; qu'il sera mis dans la nouveile Eglise des Bancs clos, conforme a larret du conseil superieur de Quebec ; pour la construction desquels Mr Desnoyers curé de la ditte paroisse promet de donner la planche a ceux des habitants qui ont fournis planche et madrier pour la coustruction de Leglise, et la nourriture des menuisiers ; dont les paroissiens payeront la façon comme ils sont convenus ; Lesquels bancs seront tous unisformes, ÆExceptés les quatres derniers des Rangés du milieu qui ne pourront etre arreté, et qui seront amovibles selon l« Besoin. Sur quoy il a eté arreté, et Reglé unanimement que les cinq premiers, sur chaque Rangs, du haut de Leglise en bas payeront trois livres, pour ceux qui ne seront point arretès, ne payeront que deux
livres dix sols de rente, le tout payable chaque année, a
Pasque, a commer (commencer) cette année prochaine 1726. De plus a été arreté a cause du zèle quon fait paroitre les habitants pour la Batisse de leur nouvelle eglise, par mon dit Seigneur qu’on ne crira point les bancs, et quon se contentera apres la mort des peres et meres, que les enfans payent pour rentrer dans les dits bancs 4 liv. de Reconnoïssance, Lainé ayant la preference sur ses freres, et ensuilte &ce et que les quètes se feront a Lordinaire. fait et arreté le jour et an que dessus, signé de Monseigneur, de sur le livre des marguillers et habitants qui on pu signer. ” Signé :
À. Desnoyers Pretre. ESTIENNE AmtoT.
P. ConsTANTIN. Cu, Trxox Des Roours. Dusocr. (t) JRAN CALLIET, Genvais Leresveg pretre. curé de Batiscan present. Le PR£vOsT prestre present JEAN eveque de Quebec,
(1) Voici les variations de ce nom :
Duboct où Duboet, Dubau, Duboeg, Dubaut, Dubos et Dubeau.
Par un acte de 1726, je vois qu'il y avait, demeurant probablement À Québec, un arpenteur qui signe : Dusocr. D'après ve même acte,
il y avait déjà des habitants d’établis au 8me rang dès 1711. S
e Saint-Augustin,
mé
Cet arrêté fut signé par l'évêque à la demande de M. Desnoyers, comme il le dit lui-même dans un de ses manuscrits conservés. La rente de ces banes, toute faible qu’elle nous paraisse, dans le siècle où nous vivons, était, paraît-il, pour ‘“ procurer quelque fonds à l'Eglise pour vivre sa subsistance et son entretien, ” après les “ grandes dépenses qu'il a falû faire pour sa
tisse, ”
La génération actuelle sera probabl! . curieuse de lire les noms des premiers acquér 118 de bancs dans la ‘ vieille église, ” il y a cent cinquante neufans. Plusieurs des lecteurs reconnaîtront, en parcourant cette liste, les noms de leurs ancêtres, et c'est pour satisfaire cebte curiosité bien légitime que je copie scrupuleusement la liste qu'en a laissée M. Desnoÿers. Voici :
Liste de ceux qui ont des bancs dans l'Eglise premier rang, du cotté du Sud proche la muraiïile.
Laurent Amiot, O, Clement, (2)
Pierre Gingras, Charles petit Clerc,
Mathieu Gingras, Nicolas Roussin,
“ean Caillet, (1) Jean Baptiste Gingras,
Romain Racet, Philippe Poreau,
Loüis Tugai, Romain La Voye,
Le Sr. Pierre Constantin, Pierre Constantin, fils. Seconp Rand du milieu du côté du Sui,
François Racet, Pierre Donobeau,
A M. Auclair Desnoyers curé | François Goulette,
de la paroisse, Charles Defoy,
Laurent Harnois,
O. Michel Poreau, Petits bancs.
Jean Vaillancourt,
Pierre Girard, Philippe Gingras.
Jean Duboct,
(1) Caillé dit Le Picard.
(2) Un nom précédé de la lettre O, indiquait que lo propriétaire de co nom n’avait pas payé In rente de son banc. Vote de M. Desnoyers.
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Taoïsieue Rang du milieu.
Charles Tinon des Roches, René Grand (1) Allary,
Pierre Amiot, Louis Campagna,
Jacques Vermet, Pierre Trudel,
Pierre Valierre forgeron,
Robert Petit, Petits bancs. À,
Jean Baptiste Thybault,. ue
Jean Joüineau, Simon Bourbeau. a, Quarrieme Rang du coté du Nord contre le mur,
Estienne Amiot, Jean Baptiste Corbin,
Joseph Gingras, Jean Gilbert,
Charles Cottin, Louis Doré fils,
Joseph Cottin, Louis Dolbec,
Eustache Bourbeau, O. Nicolas Brosseau,
Jean Briere, François Dolbec et
Pierre Valiere, Jacques Rocheron. (2)
Il n’y avait donc que 50 bancs dans la première que de pierre, en 1725. En mettant, en moyenne, A (d'après l'arrêté cité plus haut) la rente de ces bancs à 3 francs chacun, ce n’était un revenu que de 150 li- na vres où francs de 6 à la piastre d'aujourd'hui. TI faut J bien convenir que ces prix et ce revenu seraient insufli-
sants de nos jours.