ORDONNANCE AU SUJET DU CIMÉTIÈRE, DU PLAIN BÉNIT, ETO
(1726). On lit l'ordonnance suivante, dans le livre des marguilliers de 1726 :
Nous Eustache Chartier de Lothiniere coner. (2) au conel, (3) superieur da Quebec archidiacre de ce diocèse et grand vicaire de monseigneur lévesque, en faisant nostre visite à St, Augustin avons remarqué que lencien cimetiere na point de
orte ny de croix de sorte qu'on ne peut sçavoir si cest un rh saint on profane, nous avons paréillement remarqué qué le nouveau cimetiere mest point achevé de clore comme on lavoit projeté et quil se remplit de terre toutes les fois quil pleut par les eaux qui descendent de la cosie ce qui est très préjudiciable à la nouvelle église qui se trouve desjà enterré plus d'un pied de puis un an et ayant esté informé que quelques paroissiens sont négligens a rendre le pain bénit a leur rang, et que les habitants attache leurs chevaux lors qu’ils sont à la messe de vant la porte de Jéglise qui est un lieu saint puisque lencienne église estoit batie dessus outre que cela interromp le service divin et le devoir de nostre Charge nous obligeant a veiller a ce que les paroisses soient en regle nous ordonnons aux habitants paroissiens do St. Augustin seigneurie de Maure, de fermer entierement la porte de lencien cimetiere et d'y mettre une croix pour connoistre que cest un lieu saint et empescher quil ne soit profanné comme aussy de clore lo nouveau du cauté de la riviere jus qu’au bout de léglise, davoir soin de rendre le pain benit a leur rang et de présenter un cierge comme il se pratique dans toutes les paroisses et de faire leurs efforts pour empescher les eaux de venir dans le dil cimetiere ce qui est capable de faire un grand tort a léglise faisons deffence aux dits paroissiens et a tous autres fidels qui viendront entendre la ste messe d’attacher Jours chevaux dans la place qui est audevant de la ditte église ce qui est tres indécent et ce qui peut troubler le service divin à quoy monsieur le éuré et les marguilliers tiendront la
annee)
(1) La pistole valait 8 chelins et 8 sous de notre monnaie avant la confédération. ÿ (2) Conseiller, (3) Conseil. .
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main mandons au marguillier en charge d’avoir soin de se faire payer de la rente des bancs tous les ans dans la quinzaïine de pasques et ce qui peut estre dub pour les sépultures aflin destre en estat de rendre ses comptes lorsquil sortira de charge fait au presbitaire de St. Aug tin le 11 juin 1726.
Signé : CuranTui DE LOTUINIERE, ptre,
Le décument précédent fait voir qu'il y avait deux cimetières à l’Anse-à-Maheu : celui de Ia chapelle de bois, dans lequel on avait dû mettre les ossements du premier cimetière (sur la terre d’Ambroise Tinon
esroches) et celui de l’église de pierre.
La terre donnée l’année: précédente par André Harnois ne fut point ensemencée, cette année. ‘A læSaint Michel la ditto terre a eté criée a la porte de Léglise en trois dimanches de suitte pour [a mettre à ferme pendant neuf ans elle a monté a douze minots et demi de bled par année et de cent onze sols on argent et de
faire et entretonir la cloture au sud oest (ouest) avec le voisin et de recaller avec Iuy le fossez mitoyen, et c’est à Monsieur le curéque laditte terre a été adjugée.”’
(1727). Par les comptes que rend le marguillier Charles Potitelere, au commencement de cotte année,
on voit que la fabrique a payé plusieurs sommes dues pour travaux faits à l'église, depuis 1723.