LOUI GODBOUT
A. Desnoyers pretre.
(1728). Nicolas Roussin, marguillier, rend ses comptes et déclare avoir payé à Pierre Trudel la balance
due (7 Liv. 2 8.) sur 100 livres empruntées de lui pour
aider aux travaux de l’église.
(1729). Au commencement de cette année, “ Léglise :
a cedé a Monsieur le euré la rente de la terre qu’il luy doit sur pied de remboursement de ce qu’elle luy doit, or comine le bled veaut einauante sols le minot douze minots et demi font la somme de trente une livres
Le ue Era et cinq livres onze sols d’argant le tout enle monte a trente six livres seize sols de payé a
sem Mr. le curé cette année.”
C’est dans le cahier de cotte année seulement que l’on trouve le nom du bedeau, “ Payé a Tessier sacristain pour cette année finie a.mis octobre 25 liv.” Salaire bien rivueste, il faut en convenir.
Avant de finir cette décade, (de 1721 à 1730) je ferai remarquer au lecteur que d'est en 1728 seulement qu'il est fait mention de quêter dans la paroisse, ‘la quête de l'enfant Jésus,” je suppose, et qui est de création fort ancienne dans notre pays.
(1530). Le 25 de février de cette année, Messire Eustache Chartier de Lcthinière, grand vicaire îe l’évêque,ete.; et accompagné de M. Richard, prêtre sosrétaire, visite la paroisse de Saint-Augustin. Il laisse, écrite dans les registres, une longue ordonnance dont voice le résumé,
Suis © D. pi pm
DE SAINT-AUGUBTIN 73
1 T'annranva les sis Goes imarguiiiiers pour Les années 1725 (année de la visite épiscopale), 1726, 1727, 1728 et 1729 ; mais il ajoute : ‘sans tirer a consequence attendu qu'ils (les comptes) ne sont pas tenû dans la forme prescripte par le Rituel, ce que Nous leur recommandons pour la suitte.”
2, Du consenté,nent des marguiliiers et de M. Desnoyers, il décide que la fabrique paiera à celui-ci la somme ‘le 260 livres ‘pour demeurer quitte avec luy de toutes les avances qu'il a pû faire Jusqu'à ce jour pour la batisse de leglise paroissialle, au moïen de laquelle somme la fabrique ne sera tenû a aucune dette crée pour lad, batisse jusqu'a çe jour.”
En à-compts de cette somme, lo marguillier Pierre
Gingras remet “ presentement ” 85 1. 9 8. et 3.4.
3. IL ordonne qu’il soit fait des réparations à la couverture du presbytère dont ‘“ le bardeau est pourrit,’’ et à la Cheminée ‘ fendû et crevée jusqu'au milieu, ce qui fait craindre une incendie qui pouroit non seulement detruire le presbitaire mais meme leglise.” |
4 Il recommande la construction d’une chambre assez grande pour y recevoir les habitants en hiver (une salle d'habitants), avant le service divin, “ attendû que le preshitaire n'est pas assés vaste pour les y resevoir, et les y chauffer tous.”
‘5. Enfin, il ordonne à tous les marguilliers de retirer ce qui ést dû à la fabrique pour le temps ‘ qu'ils ont été en charge.”
Le premier article de la reddition des comptes. de cette année fait mention, av *hapitre de la r.cette, de la somme de 38 Liv. 5 s. “ offert a Di: 1 par les paroissiens pendant deux grandes Messes chantées dans le cours de ia ditte année La premiere vingt sixieme juin pour obtenir le beau temps la pluie nayant presque ou cessé depuis le printemps ; et la seconde le vingt
eux de Decembre pour demander à Dieu la cesstien des maladies courante qui ce sont trouvées mortels
AD AE 0 Ve A js Ur UN AE ON NPA EMA AUS sé RAIN PAT dk 10 Au} METRE AIR ANT ' FR MAN STE OA TA NT Was gr nr PAST RTE LR ROUE IE RUE " 6 aa IAte, a M A k EAN HEAR LINE M hu FPT sy IL RENE AE . : ( AMPLI MERE MR à ki À DT CR UE ARR RTE EL
pour plusieurs : Dieu avant accordé du beau temps en suite de la premiere Messe chanté et Diminution des souffrances dans ceux qui sont tombez mulade depuis la derniere.”
Le rente des bancs a donné le chiffre le plus élevé jusqu’à présent : 119 1. 5 s., sans compter ce qui est dû pour arrérages.
Pierre Tessier, le bedeau, reçoit, seulement cette année, 21 1, 2 8. et 6 d. contre 25 liv. qu'il avait reçues l’année précédente.
Ordonnance de Messire Lyon de St-Ferréol.
(1731). Cette année s'ouvre par me ordonnance sévère de Messire Lyon de Saint-Ferréol. Elle commence ainsi :
Novs Jean Lyon de St. Ferreol superieur du Seminaire de Quebec Docteur de Sorbonne dans le cours de la visite que nous avons faite en qualité de grand vicaire de Monseigneur le Coadjuteur dans la Paroisse de St Augustin avons demandé l'inventaire des meubles de L’eglise L'on nous a repondu qu’il n’y avoit qu'un fait anciennement (1) lequel ne contenoit pas
‘ tout ce qui est aujourdhuy a L’eglise nous avons de plus
demandé le compte de l’an 1736 au Marguillier en Charge pour lade. année Lequel nous avons trouvé ecrit sur le present ivre, mais n'avoir pas été arreté par le Sieur Desnoyers Guré dans les formes prescrites par le rituel.
Après être entré ainsi en matière, il ordonne :
1. Qu'un inventaire nouveau soit fait ‘incessament” des vases sacrés, ornements, linges, et autres meubles appartenant à l'église.“ Lequel nons voulons etre Chaque année rectifié par le nouveau marguillier entrant en Charge ; ”
2, Que M. le curé assemble, aussitôt qu’il sera possiblede le faire, les anciens et nouveaux marguilliers pour
ee ELA TE
(1) Il a été donné plus haut.
Déni MES
ee) He +
arrêter, en leur présence, les comptes de l’année 1730, sane, vanondant, déchire: je mvrguliiier de cette année (1730) de l'obligation de poursuivre le paiement de ce qui reste dû à l'église pe son année de gestion; et Messire de Saint-Ferréol donne jusqu’à la fin du mois d'avril prochain (1) pour opérer la rentrée de tous les arrérages de l’année précédente et “ pour tout délais ;”
3, Que tous les anciens en fassent autant, dans le délai mentionné plus haut, (2) pour toute somme due sous leur administration des affaires ;
4, Que M. le curé dresse immédiatement un état exact de tout ce qui est dû à la fabrique depuis 1725 jusqu'à ce jour. Puis il ajoute : “ Et au cas qu'il se trouvera de la difficulté a etre payé le Marguillier en portera ses plaintes:a Monsr. l'in tendant pour obtenir une ordonnance et contraindre les débiteurs a satisfaire pour leur dettes.”
Au sujet des plaintes qui lui ont été faites, dit-il, que ‘plusieurs personnes sortcient de Leglise pendant le service divin, pour fumer, rire et folatrer,” il ordonne au margdillier en charge, et, en son absence, ‘à ses deux seconds,” de faire cesser cet abus. S'ils rencontront de la résistance de la part de quelques-uns, ils devront en avertir le curé qui verra à ce que les récalcitrants paient l'amende ordonnée par MM. les Intendants ;
Enfin, il ratifie l'ordonnance de Messire Chartier de Lotbinière, de l’année précédente, au sujet des répara. ions à faire au presbytère, ot il enjoint aux habitants d'exécuter ‘incessament ” l'article de cette ordonnance de M. Chartier de Xotbinière, ‘ si mieux ils n'aiment 8y voir contraint par une ordonnance de Monsieur l’Intendant auquel s'ils font defaut on sera obligé d'avoir recours.”
Signé : “ Lvon ST, FERREOL Gr. vie.”
(1) Cette ordonnance est datée du 30 mars, 1731. (2) C'est-à-dire dans le court espace d’un mois,
RAI TS (LE ji ue ARR IPS Pet LUN ]
Les comptes du marguillier Pierre Girard présentent les particularités suivantes :
1, Tue rente des bancs, y compris les arrérages, a formé le chiffre extraordinaire de 347 livres, 6 sous et 6 deniers.
2. Il y avait, à cette époque, à Québoc, une dame Vitré, marchande, car, cette année, un article du compte des dépenses dit : “ Vingt livres deux sols pour une piece de galon d'argent düe à Madame vitré, comme il paroit par le compte de 1729,”
3. On rend compte de 18 liv. et 3 s. pour façon de la chaire. |
4, On a payé 33 1. et 16 &. ‘pour faire adjouter dans
le graduël et antiphonaire les offices nottez de la Ste
Famille de St Joseph et du Nom de Jésus et la messe royalle.”
Ce qui précède porte à croire que les quatre messés ci-dessus nommées ne se disent au pays que depuis, à peu près, 150 ans.