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s pire.
Maintenant, voyons co qu'a écrit l'évêque de Québec on réponse à cette demande,
Vû la délibération en assemblée des Marguilliers anciens ct nouveaux de la paroisse de St. Augustin, et en même temps leur requête ci-dessus pour obtenir de nous la permission de prendre tous les ans sur les revenus annuels de la fabrique une somme qui n'excèdera pas le quart du revenu annuel pour le soutien d’une école élémentaire dans leur paroisse, où il a été bâtie et donnée à la fabrique une maison et un terrein suffisant pour la dite école.
En conséquence nous autorisons chaque Marguillier devenant en charge de livrer pour la dite fin à qui il appartiendra, sur le revenu annuel de la dite Fabrique le quart cheque année du du dit revenu, et ce seulement par quartier chaque années, en par lui retirant chaque fois un recu de chaque somme livrée pour le soutien de la dite école, qu’il portera dans son compte de dépenses. Les présentes seront mises au rang des Archives de la fahrique dans le coffrefort, ensemble copie certifiée du contrat d'acquisition et de donation de le maison et terrein donnés à la fabrique pour y avoir recours au besoin.
Donné à Québec sous notre seing le treize octobre mil huit cent vingt sept,
ce]
signé : + Bern, Cle, Eveque de Québec.
Cette maison d'école et le terrain y appartenant sont encore les mêmes immeubles dont on se sert aujourd'hui pour l’école du village, à un arpent à peu près au nord de l’église.
Quant aux mariages, ils ont été plus nombreux qu'à l'ordinaire, et il y en a eu jusqu'à cing le même jour.
(1828). Le 14 de mars, sont baptiséos sous condition deux jumelles, Julie et Madeleine, nées à Lorette, de parents inconnus.
Le 18, deux autres jumelles, Victoire et Justine, enfants de Jean-Romain Ouvrard dit Laperrière, reçoivent le baptême.
Le 13 septembre, on enterre, après en avoir reçu la permission du coroner Panet, le corps d'un inconnu trouvé sur le rivage mort sans marque de violence, Son corps a été placé dans la partie du cimetière de Saint-Augustin destinée aux enfants morts sans baptême,
Les dépenses extraordinaires de l’année sont : £5.0.3 pour peinture, huile et aigu £4.18.3 pour ouvrages en fer et bois, etc. ; £21.13.04 pour le maître d'école. Balance à l'avoir de la fabrique : £960.14.54.
Il y a eu vente de plusieurs vanes. Le plus haut prix remporté l’a été par là vente du banc abjugé à Joseph Defoy : 33 livres et 5 sous, ancien cours. C'était le lime de la promière rangée, du côté de l’'Epître.
(1829). La somme de 33 livres a été la plus hante à la vente des bancs, cette année. C'était le. 2me banc de la première rangée, du côté de l’Epître, devenu la propriété de la fabrique par la mort d’Augustin Gingras. Acheté par M. Joseph Vézina, il fut retrait par Frs.-Xavier Gingras.
Jacques Garneau, marguillior comptable, présente les comptes de son année de gestion (1829).
La vente des bancs a rapporté : £130.14.14.
Les dépenses à remarquer sont : £3 pour le maître d'école ; £4.16.0 pour livres de chant, et £4.14.0 pour ornements réparés.
La balance à l'avoir de la fabrique forme le plus haut chiffre jusqu'à ce jour : £1,105.14.9, ou $4,422.55,
Le 16 juillet, Mgr Panet écrit au cahier des délibérations.
Vus et alloués les comptes de cette fabrique dont nous déchargeons les Marguilliers jusques et compris Joseph Rognon dit Rochette Marguillier en charge en l’année 1824 Nous avons ordonné et nous ordonnons que les Marguilliers des années 1825, 26,27 et 28 aient à rendre leurs comptes d’ici à la fin de la présente année, faute «le quoi il sera tenu une assemblée des Marguilliers pour autoriser par acte devant un Notaire le Marguillier en charge de l'annés prochaine 1830, ou tout autre à poursuivre dans la Cour du Banc du Roi de ce district les dits Marguilliers qui n’auront pas alors rendu leurs comptes, et toute autre personne redevable de quelques droits à la fabrique. Mr. Lefrançois curé de cette paroisse lira une fois à son prône la présente ordonnance.
Donné à Et. Augustin dans le cours de nos visites le 16
Juillet 1829.
Signé : + Benw. Cue Evêque de Québec.
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Le 14 d'août, on découvre, sur le rivage, le corps d’un inconnu trouvé mort sans aucune marque do violence. Après l'enquête juridique, on l’enterre dans la partie du cimetière réscrvée aux enfants morts sans baptême.
Sainte-Catherine de Fossembault a fait baptiser deux enfants illégitimes, cette année, et un l’année précédente.
En juillet do cette année, il est confirmé 223 personnes, tant garçons que filles, par Mgr Panet et par Mgr Signay, son coadijuteur ; le premier jour, par Mgr le coadjuteur, et les deux autres jours (le 16 et Le 17) par l’évêque de Québec, Mgr Panet,.
À partir de cetto année, (1830) nous omettrons le détail des dépenses de la fabrique, qui ne peuvent intéresser qu'un bien petit nombre. Nous ne donnerons que le montant de ces dépenses.
(1830). Le 7 avril, sépulture, dans l'église de Saint Augus/"…, ‘Ursule Gingras, âgée seulement de 24 ans, épou ‘e Joseph-Abraham Amiot-l'Erpinièro, menuisier 6 Juébec,
Une} ivagesse abénaguise de Bécancourt, femme de Jose, :-Louis, meurt à Saint-Augustin, lo 6 septembre et y est inhumée, le 8,à l'âge de 75 ans.
Le 26 de novembre, sépulture, à Sainte-Catherine do Fossembault, de Patrick Hovwlat, cultivateur du liou, tué par la chute d’un arbre, le 20,
C’est depuis cette année seulement que l’on enterre les morts de Sainte-Catherine dans son cimetière ; car il n’en était pas fait montion auparavant.
M. Lefrançois, qui paraît avoir pris un soin particulier de donner à chaque localité ce qui lui appartenait, ne manque pas de dire dans l'acte de baptême d'un
- enfant illégitime : ‘“ Né à Sainte-Catherine de Fossem-
bault de parents irlandais inconnus. ”
Il y à une diminution de 15 dans le nombro des baptêmes de cette année comparé à celui de l’année précédente : 84 au lieu de 99.
Le 9 de mai, il se tient à la sacristie de la paroisse
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une assemblée des anciens et nouveaux marguilliers, dans le but de ‘ délibérer sur les Réparations à faire à l'Eglise et au presbytère ; ” et ils “ ont résolu à l’unanime :
1. Qu'il est d’une urgente nécessité d’en réparer les couvertures et lambrisser leurs parties exposées au vent de Nord-Est.
2. Que vu la pauvreté, à laquelle les a reduits la détresse des années précédentes et les travaux presque continuels, aux quels ils ontété exposés depuis plus de vingt ans ils ne sauroient contribuer au dela du Bardeaux, des Planches et des Madriers nécessaires à ces réparations.
3, Qu'il leur falloit s'adresser à Su ‘rrandeur Monseigneur Panet Evêque de Québec pour obtenir de prendre au colfre de leur Eglise, pour la main d'œuvre, lus cloux, les,—(un mot illisible) la peinture et l’huile, l’argent nécessaire pour l'achat et le payement de ces effets.
Fait au dit lieu, etc.
Voici la décision de l'évêque à ce sujet ;
Vàû les résolutions ès autres parts passées dans une assemblée des Marguilliers de la Paroisse dé St Augustin, nous avons permis et permettons de prendre au coffre de la Fabrique les deniers nécessaires pour subvenir aux dépenses mentionnées dans les dite résolutions, les habitants s’obligeant à fournir les bardeau madriers, p'anches et autres bois. néces.
saires.
La présente demeurera attachée au livre de comptes de
la Fabrique pour être sujette à l'inspection de l'Evèque dan: le cours de ses visites.
Signé : + Ben. CLe. Evêque de Québec.
Québec, 11 mai 1830.
A la vente des bancs, cette année, le plus hauë£ prix a été de 33 Liv. et 10 sous, toujours l’ancien cours.
Les dépenses extraordinaires, pour cette année seulement, ont été de £199.12.54.
En ajoutant à ce montant, celui des dépenses ordi- ;
naires pre hosties, vin, bois, bedeau, etc, c’est-à-dire £26.15.8E, on trouve une dépense totale de £226.8.2 ; et la recette générale étant de £1,276.9.0, il reste encore au coffre de la fabrique : £1,050.0.10, ou $4,200 de la monnaie actuelle. ,
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(1831). La :nortalité, cette année, a été considérable, sartout parmi Ia population irlandaise de Sainte- Catherine. Le chiffre des décès, pour toute la paroisse, cest égal à celui des naissances, moins 12, ce qui est une disproportion remarquable,
Le 18 avril, ont été baptisées Thérèse ot Marie, jumelles, enfants de Thierry Pelletier et de Thérèse Trudel, de Sainte-Catherine.
Le 21 juillet, sépulture de Daniel, “fils de Daniel Leary et d'Helena Smolen, [rlandois montant au Haut Canada, et décédé à Saint Augustin le dix neuf du’ courant à l’âge d'environ quinze mois.”
Le 23 d'octobre, baptême sous condition de Michael et de William, frères jumeaux, enfants de William Taffey et de Johanna Fitzgerald, de Sainte-Catherine,
Un acte de mariage du 25 fait voir que M. Cooke était alors curé de Saint-Ambroise. IL fut aussi curé de Caraquetto, dans la Baie-des-Chaleurs, du côté du Nouvear-Brunswick, avant de devenir premier évêque de Trois-Rivières.
Le plus haut prix des bancs a été 31 livres ; et la rente totale a rapporté £132.4.11.
La reddition des comptes par le marguillier comptable Jean-Bte Marois montre une dépense totale pour l'église et le presbytère, de £492,4.9.
À part ces déboursés pour l’église et le presbytère, on avait fait faire des travaux à la sacristie pour £6.6.,3.
Malgré toutes ces dépenses, la fabrique avait encore au coftre £699,15.9—$2,799.15.
(1832). Le prix des bancs vendus, cette année, s’est élevé jusqu’à 36 liv. et 15 sous.
La rente annuelle des bancs a produit £135.
Les dépenses extraordinaires ont été considérables, eu tout: £590,7.04. La balance en main de l’année précédente est réduite à £272.5.2,
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Cette année encore, la moyenne des sépultures dépasse de beaucoup l'ordinaire, si on la compare à la moyenne dos naissances, Nous étions à l’année du choléra.
Quant aux mariages : 27, ils forment à peu près la moyenne annuelle ordinaire,
Il se célèbre quatre mariages le 7 de février, Se mariaient alors : Ambroise Desroches et Apolline Gaboury, fille de Louis ; Louis Denys et Marie Quentin (Cantin), fille de Louis, tous deux de Sainte-Catherine ; Charles Drolet, de la Pointe-aux-Trembhles, et Marie Trudel, fille de Joseph, de Saint Augustin ; Nicolas Valn, veuf de Josephte Ménard, ct Madeleine Brousseau, fille de défunt Augustin.
Le 6 novembre, sépulture de Jean Bureau, fils de Joseph et âgé de près de 12 ans. Cet enfant s'était
noyé, le 3, dans la rivière du Cap-Rouge, au troisième
rang.
fe 26, on inhume, dans la net de l’église de la paroisse, au côté de l'Evangile, le corps de Marieerpétue Miville-Dechêne, épouse. de François-René Ponsy, navigateur de Québec, “ décédée én ladite ville, à l’âge de cinquant: neuf ans, six mois, munie des secours de l'Eglise.”
En parcourant les registres de cette année, on voit, par des certificats de publication de bans, qu'un ‘“ Monsieur Lévêque ” était vicaire à Saint-Roch de Québec, et ‘“ Monsieur Baillargeon ” (plus tard évêque) était le curé de la ville.
IL n’est fait mention d'aucun décès par le choléra, qui fit tant de victimes à Québec,
(1833). Les personnes mortes octogénaires, au cours de cette année, sont : Antoine Dorval, venf de Marie Drolet, à 87 ans ; Joseph Petitelere, mort le 15 juillet, à 83. Sa femme Françoise Maret dit Lépine, mourait 3 mois après lui, le 14 octobre, aussi à 88 ans; puis Louis Jobin, veuf de Thérèse Trudel, mourait à 81 ans.
L'année s'ouvre par un décès : celui de Charlotto Gingras, décédéo le premier de l'an. Onze jours après,
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son mari, Ignace Denys, la suivait dans la tombe, Ils étaient tous les deux domiciliés à Québec, mais ils furent enterrés à Saint-Augustin, d’où ils étaiont originaires,
Après avoir passé plusieurs années sans une seule mort subite, nous en trouvons une à la date du 9 janvier : celle de Catherine Plamondon, épouse d’Arnbroise Martel, décédée à l’âge de 66 ans.
Le 17 d'août, sépulture de François-Médéric, ‘“ fils de François-Jérome Ponsy, Maitre d'école de la paroisse, ct de Marie-Adélaïde Routier, son épouse.” (1)
L'année se termine par la sépulture, dans la partie du cimetière destinée aux: enfants morts sans baptême, du corps d’un homme inconnu, trouvé mort dans le bois de Jacques Robitaille, au second rang, sans aucune marque de violence, d’après le certificat du coronaire.
La rente des bancs forme la somme de £138,2.24.
On a encore déboursé £27.14.7k pour l'église.
Le salaire du bedeau a été porté de £7 à £11.
Argent au coffre, déduisant £2.16,34 pour mauvaises dettes: £407.5.4.
Le plus haut prix offert à la vente des bancs, cette année, a été 32 livres,
(1834). Trente-quatre livres et 10 sous forment le plus haut chiffre de la rente annuelle des bancs.
Les dépenses extraordinaires se sont élevées à £93.8.0.
À l'avoir de la fabrique : £446.14.64.
La personne la plus âgée, morte on 1834, fut Marie- Angélique Soulard, veuve de François Côté, morte à l’âge de 90 ans,
{1 y a à enregistrer, cette année, deux morts subites : celle de Jean-Baptiste Cantin, âgé de 72 ans, époux de Marie-Anne Drolet, et celle de Madeleine Marois, fille de Jean-Baptiste, à l’âge de 19 ans.
(1) IL y à eu longtemps, à ia basse ville de Québec, des demoiselles Ponsy, qui tenaient une maison de pension.
Le 27 septembre, baptême de Marie et d'Adélaïde, jumelles, filles d’Alexis Loriot et Marie Mounier.
Les décès sont au nombre de 52, dont lesdeux tiers, à peu près, d'enfants en bas âge.
(1835). Le 13 de janvier, est enregistrés le mariage de Jacques Jobin, fils majeur des défunt: Louis Jobin et Marie-Josephte Ratté, à Angèle laboury, fille majeure de Jean-Marie Gaboury et de Marguerite Thibault.
Ce Jacques Jobiu, qui demeure au rang des Mines, est le même qui a fourni à l’auteur les plus beaux souvenirs consignés dans ce livre. Il est souvent narlé de lui, Il y aura donc 50 ans que ce couple respeccable s’est uni aux pieds des autels de leur église ; il y a un emi-siècle que leur curé bien-aimé, M. Lefrançois, bénissait leur union, et Dieu à ratifié cette bénédiction de son ministre, car M. et Mme Jobin ont vécu heureux et ils attendent en paix et sans érainte le jour où la mort les unira dans un monde où il n'y aura plus de séparation,
. Jobin et sa digne compagne devraient célébrer leurs noces d’or, le 13 de janvier, 1885. Il est certain, alertes comme ils le sont, qu'ils pourraient encore se rappeler et danser lo menuet que l’on dansait en 1825, cette danse si belle et si polie de nos pères et que l’on a remplacée, dans cette ère de progrès, par la valse ot la polka, aux allures fantasques et indécentes, (1)
Le jour où M. et Mme Jobin se mariaïient, il y avait
aussi un autre mariage : celui de Louis Cantin et
Louise Garneau, veuve majeure de Pierre Estiambre dit Sanfaçon.
() Nous pouvons ajouter ici que M. ct Mme Jobin ont célébré leurs noces d’or au jour indiqué ci-dessus. Plusieurs prêtres honoraient de leur présence cette fête si belle de deux personnes qu’un demi-siècle à unies, que la mort a respectées et qui ont, à elles deux, tenu tête aux orages surgis au cours de cette longue union, Cette cérémonie religiouse, suivie du dîner traditionnel et, quelquefois, de se nd des danses du temps des Mariés, est essentiellement canadienne.
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Le 18 avril, inhumation de Marguerite Drolet, épouse do Pierre Marois, charretier de Québec, morte subitement en ville, à 21 ans. ,
Le 30 mai, sépulture “ de Joseph Côté, âgé de 43 ans, époux de Madeleine Jobin, mineur de Québec, écrasé sous un monceau de pierres et décédé à l'instant, suivant le certificat de Bernard-Antoine Panet,” coronaire.
Le 15, ie 16 et le 17 de juillet, Mgr Signay, évêque de Québec, et Mgr Turgeon, coadjuteur, confirment 104 hommes et 115 femmes, en tout : 219,
Le 10 novembre, sont baptisés deux enfants jumeaux : Charles et André, enfants de Jean-Bie Rocheron (Rochon) et Louise Carpentier. André mourait le 15 du même mois, et Charles, le 25.
Nombre de baptêmes, on 1835: 68 ; de décès : 42.
Le chiffre le plus élevé, pour rente de bancs, est 30 livres, cours ancien.
On continue d'appliquer des sommes assez rondes pour l’embellissement et les réparations de l’église,
Le bedeau voit augmenter son salaire de Æ£1.10.0, formant £12.10.0. Balance en main : £554.12.54,
En juillet, Mgr l’évêque de Québec approuve les comptes de la fabrique et en décharge les marguilliers
jusqu’à 1831 inelusivement. Puis Sa Grandeur ajoute,
Nous avons ordonné 10. que les marguilliers des années 1832 ot 1833 fassent toute diligence possible pour rendre les comptos des dites années d'exercice, au plus tard, dans quatre mois, de celte date, et que celui de l'année dernière, 1834, rende les siens, au plus tard à la fin de Ja présente année. 20. Que le plus grand des deux ciboires, soit redoré dans sa coupe, 30 Qu'il soit acheté un régistre pour y faire, à l'avenir, l'entrée des actes d’adjudication des bancs, et un jeu de cartons d’autel, pour les jours de fêtes les plus solennelles.
Donné à St Augustin dans le cours de nos visites le 16 juiliet 1885,
Signé: + Jos. Ev. de Québec.
Le 31 octobre, Mgr Signaï adressait la lettre suivante à M. le curé de Saint-Augustin :
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198 INISTOIRE DE LA PAROISSE INDULGENCE, Québec 31 Octobre 1835,
Monsieur,
Dans la vue de secor:der la piété de vos paroissiens, j’accrde, par la présente, à votre paroisse de Saint Augustin, en vertu d’un indult du St, Siége on date du treize janvier mil huit cent trente trois, adressé aux Evèôques de Québec et qui doit valoir à perpétuité, une Indulgence niénière, applicable per modum suffragii aux ames du Purgatoire: laquelle pourra être gagnée les jours de la l'oussaint et de la Commémoration des Morts, ainsi que le Dimanche dans l'Octave de la Toussaint, par tous les Fideles vraiment contrits, qui s’étant confessés et ayant communié, visiteront, l’un de ces trois jours, l'Eglise de la dite paroisse, et y prieront, pendant quelque tems, avec ferveur, pour Ja propagation de la Foi,
La présente, après avoir -été lue au prône de votre messe paroissiule, sera transcrite sur le livre de la Fabrique, et ensuite sera déposée dans les Archives de la dite Fabrique pour qu'on puisse y recourir au besoin.
Je suis bien sincèrement, | Monsieur, Votre très humble \ et obéissant serviteur, |.
Signé : Jos. Ev. de Québec.
(1836). L'église actuelle, telle qu’elle est aujourd’hui, a dû coûter un montant très élevé, car, depuis plusieurs |
années avant l’époque où nous sommes vendus (on 4 Ï 1836), elle avait déjà pris plusieurs milliers de piastres 4 à la paroisse ; mais los habitants de Saint-Augustin, 4 l
dignes descendants de ceux qui Construisirent, au prix de tant de sacrifices généreusement faits, l’église de pierre de l’Anse-à-Maheu et l’embellirent, donnent toujours les yeux fermés, quand il s’agit de la gloire de Dieu et de l’ornement de son temple. Et ce même Dieu leur remet au centuple, car c'est la paroisse,
| dans tont le.pays, où il y a moins de pauvres. l | Cette arnée encore, on a payé Æ£129.10.2 dont £30
| pour 2 grands tableaux, saint Philippe et saint d françois ; £30 pour un grand saint Augustin, et €30
pour 2 écoles, etc.
.vrde, vertu t cent valoir odum agnée Morts, ir tous ayant la dite »rveur,
messe ensuite F qu'on
sur, Québec.
rd’hui, sieurs us (en piastres gustin, au prix lise de lonnent
gloire e même aroisse,
bnt £30 t saint et £30
Il reste on main le joli denier de £560.3.1.
La personne la plus âgée, morte en 1836, a été Joseph Roeheron, (Rochon) veuf de Marie-Madeleine Martel.
Un certificat de publication de bars montre que M. Têtu était alors curé de Saint-Roch de Québec. |
Le 12 d'août, sépulture de Léocadie, fille de Joseph Alain et de Marie Clément. C'était une enfant de ? ans qui s'était “ noyée dans le puits de Louis Petitelair, son voisin, près du chemin, sur les cinq heures de l'après-midi et retirée sur les six heures par sa mère.”
L'année 1836 n’a donné que 50 baptêmes contre 35 décès. Il y a eu 7 mariages seulement.
(1837). On trouve plusieurs actes signés par des prêtres étrangers,
Les deux premiers de l’année, l'acte de baptême d'Hilaire Jouineau (Juneau) et celui d’Edouard Dupille, portent la signature de M. ‘ Jos. D'Estimauville, Ptre.”
Vient ensuite un acte de mariage signé par M. ‘ C. F, Cazeau Ptre, ” et suivi d’un acte de sépulture signé par M. “ F,J. Rivard ptre. ” Puis tous les actes, à partir du 7 février à aller jusqu’au 4 avril inclusivement, portent la signature de M. “ Frédéric Caron Ptre. ”
M. Caron agissait comme vicaire de M. Lefrançois, pendant une maladie prolongée que fit colui-ci.
IL y à aussi un acte de mariage revêtu de la signature de M. N.-T. Hébert, le curé actuel de Knmouraska ct, en 1837, vicaire de Québec.
IL est fait mention pour la première fois, cette année, d'un curé à Sainte-Catherine de Fossembault, quoique M. l’abbé Tanguay indique cotto paroisse comme tenant registres dès 1832.
Le 6 de septembre, est enterré, dans l’église, du côté de l'Epître, le corps de Marie Josèphe Afain, âgée de 67 ans, épouse de Joseph Sauvageau, cultivateur de Saint- Augustin, décédée subitement, le trois du courant, d’une chute accidentelle de calèche en revenant
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de nuit à la maison. ” I1 y eut enquête par le coronaire Panet.
Le 9 de novembre, est inhumé, aussi dans l’église, le corps d'Augustin Bourbeau, âgé de 84 ans, veuf de Thérèse Constantin.
Jacques Julien, marguillier en charge, présente une dépense totale de £59.16.1,
(1838). L'église continue de prendre une grande partie des fonds pour dépense en dehors des dépenses ordinaires. C'est ainsique François Ratté, le marguillier comptable, donne au chapitre des déboursés extraordinaires de 1838 : £86.2.34.
Cette année, on a enregistré 62 baptêmes, 7 mariages et 27 sépultures, dont un grand nombre d'enfants,
On remarque que plusieurs des personnes de la paroisse, domiciliées à Québec, jeunes et vieux, viennent chercher le lieu de leur dernier sommeil dans le cimetière de la paroisso natale. Belle et touchante pensée est celle qui engago le mourant à demander d'aller
orter ses restes mortels à côté des cendres de ses
ères ! Ce désir, si naturel au cœur bien né, rappelle les paroles que le poëte met dans la bouche d’un de ses héros dont la dernière pensée est pour la patrie absente: ‘Et dulcis moriens reminiscitur Argos.”
Le 17 de février, la sépulture d’Adélaide Tessier, âgée de 58 ans, fille de François Tessier, sellier, et d’'Elisabeth Barbeau, domiciliés à Québec, ‘ décédée en la dite ville, après huit ans de raaladie.” Elle aussi, avant de fermer ,:s yeux à la lumière du jour, avait voulu être inhumée dans le cimetière de sa paroisse.
Par un acte du 25 de mai, on voit que François- Jérôme Ponsy, ci-devant maître d'école, est devenu aubergiste. Ce monseur Ponsy descendait au lieu de monter ; car il y a une grande distance entre la profession si noble de l’intituteur et l'occupation infime de vendeur de rhum.
Les personnes les plus âgées mortes, en 1838, furent
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Jean-Marie Gadoury, (1) époux do défunte Brigitte Laïinez, à 87 ans, ct Joseph Rochette, veuf de Madeleine Godin, à 84 ans.
(1839). Il est mort encore trois anciens de la paroisse, nés vers le milieu du siècle précédent ct baptisés dans la vieille église, en supposant qu’ils fassent tous nés à Saint-Augustin : Simon Chamberlard, veuf de Marie Parent, domicilié à Sainte-Catherine, à 89 ans et 9 mois ; Marie-Catherine Côté, veuve de Jean- François Rocheron (Rochon), à l’âge de 87 ans, et François Morache, garçon, âgé de S4 ans,
Le premier était done né vers 1750; la deuxième, en 1752, et le troisième, en 1755, Je premier et le deuxième auraient pu être baptisés par M. Dunière, et l’autre par M. Brassard.
M. Lefrançois bénit trois mariages le même jour, le 9 avril: celui d’'Augustin Gaboury et de Marie Moisan, fille de Jean-Baptiste ; celui d'Augustin Bussière, de Sainte-Anne de la Pérade, et de Josephte Dorval, fille de Jean-Baptiste, de Saint-Augustin ; celui de Fabien Rochette, forgeron, de Sainte-Catherine, et de Marie Denys, fille d'Etienne, de Saint-Augustin.
Le 17 d'avril, on enterre, dans l’église, du côté de l'Evangile, le corps de François-Jérôme Ponsy, cidevant maître d'école, puis aubergiste, époux de Marie- Anne-Adélaïde Routier, mort à l’âge do 45 ans,
On a payé, en 1839, toujours pour l'église: £267.- 15.14.
où a encore augmenté le salaire du bedeau;, en le portant de £12,10 à £13,
Malgré toutes ces dépenses extraordinaires, le marguillier en charge, Jean-Bte Drolet, remet à son successeur, Joseph (Côté, la somme de Æ£314.10.10, formant la balance à l'avoir de la fabrique, après toutes dépenses payées.
(1840). Cette année peut s'iatituler ‘“ l’année des mariages contractés le même jour.”
(1) On voit.ces deux noms dans les registres : Gudoury et Gaboury.
1. Trois lo 14 de janvier: celui d'Augustin Vallières et de Sophie Ratté, fille de François ; celui’ d’Edouard Gaboury et de Rose Potitclere, fille d'Augustin, puis celui de Louis Anger, de Bourg-Louis, (1) et de Julie Trudel, fille de défunt F r'ançois.
2, A la date du 4 de févrior, on voit les actes de mariage de ré Gaboury et Marie C6 té, fille de Joseph ; ; celui de Joseph Lefebvre et Madeleine Valin, fille de Joseph, puis celui de François Côté et Ureule Huot, fille de Michel,
3. Le 11 de février so mariaient : Hyacinthe Desro: ches à Marie-Greneviève Dion, fille d'Ambroise ; Damase Thibault, de Québec, à J ustine Rochette, fille de Joseph ;
Edouard Garneau à Angélique Albœuf dit Boutet, ülle de Pierre, puis Louis Jobin à Thècle Marois, fille de Prisque. Quatre mariages le même jour,
4, Le 18, trois autres mariages : celui de Michel Tardif et Louise Gingras, fille de François ; celui de Louis Quentin (Cantin) et Bibiane Drolet, fille de Jean-Baptiste, et celui de Jean-Baptiste Thibault ot Marie Quentin, fille de défunt F'auis.
Le 11 avril, on enterre, da .s l’église, “ au côté de l'Epiître, dans le bas,” le corps de Marie Valin, fille
âgéo d'environ 73 ans.
Le 30 juin, sépulture d’un enfant de 8 ans, 1 mois et 18 jours, Joan, fils de Jean-Baptiste Lainez (Laîné), charpentier. Cet enfant, dit l'acte, s'était noyé en jouant.
Un certificat de public ation de bans, du 27 juillet, indique que M. Huot était curé de Sainte- Foy e, en 1840.
Le 25, le 26 et le 27 de juillet, Mgr Signay ‘éonfirme 134 personnes des deux sexes.
Il y a, le premier septembre, la sépulture d’un homme ;
noyé à Québec : Joseph Gadoury, batelier de Québec, mais originaire de Saint-Augustin.
Dans un acte de mariage du 15 septembre de cette
Les pa Reg est situé entre Sainte-Catherine et Saint-Raymond, au nord de Saint -Augustin. La paroisse de Saint- A tué à laquelle appartient Bourg-Louis, n'existe que depuis 1844.
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DE SAINT-AUGQUSTIN 203
année, on voit, pour la première fois, le nom du curé de Sainte-Catherine de Fossembault : ‘“ Mossire Paisley.”
Le 3 décembre, Luce Gilbert, cordonnier, et Cécile Martel, après avoir obtenu dispense du 3me et 4mo degré da consanguinité et du temps de l'Avent, de Mgr Signaï, réhabilitent le mariage qu'ils avaient contracté lo 20 d'octobre précédent et déclaré nul, depuis, à cause de l’'empêchement ci-dessus indiqué et qu’ils ignoraient alors.
Le 15 du même mois, est enterré, dans l’église, sous la chapelle de la sainte Famille, le corps de Prisque Marois, commerçant et célibataire, mort à 81 ans,
Ce n’était pas le plus âgé qui mourait dans la paroisse, cette année. Etienne Doré, veuf de Charlotte Vermet, l'avait précédé dans la tombe, à l'âge de 84 ans.
Cette année, Mgr Sa er fit sa visito pastorale dans la paroisse : c'était sa deuxième.
près avoir confirmé, comme nous l’avons déjà vu, Sa Grandeur examine et alloue les comptes de la fabrique rendus depuis sa première visite du 16 juillet 1835, ‘“ jusques et compris ceux de Sr, Jacque Julien marguillier en exercice de 1837, ” desquels comptes sont déshargés les marguilliers qui les ont rendus. Puis Monseigneur ajoute : |
Nous avons ordonné 1. Que les marguilliers de 1838 et 1839 se mettent en devoir de rendre les comptes de leur année d'exercice au moins dans le cours d'octobre prochain ; ?, Que ces mêmes marguilliers dont l’un a dans ses mains un montant de £60 et l’autre un de plus de £25 courant, déposent au plus tôt ces sommes au coffre fort, après les avoir renfermées dans des sacs séparés avec une étiquette portant le nom du marguillier qui les y a déposées, mode que nous recommandons pour l'avenir, à l'égard de tout marguillier qui se trouvera dépositaire de quelque somme assez considérable, en attendant qu'il puisse rendre les comptes de son année de gestion,
Donné à St Augustin ttans le cours de notre seconde visite, le 27 juillet 1840,
Signé : 4 Jos. Ev. de Québec.
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On affecte encore plusieurs centaines de piastres à l’ornement de l’église.
Balance à l’avoir de la fabrique : £380.7.44, où $1,321 et quelques sous.
À partir de cette année, lé salaire du bedeau est de £15.
(1841). Jean-Bte Moisan, marguillier en exercice, rend compte de dépenses extraordinaires pour le montant de £136.10.6.
Balance au coffre : £354.8.64.
Il y a deux morts subites à enregistrer en 1841 : celle de Joseph Grenier, époux de Marie-Louise Martin. Il était âgé de 98 ans, et très probablement le seul, dans toute la paroisse, qui eût connu M. Desnoyers, ayant déjà 5 ans à la mort (le ce curé, en 1748,
L'autre personne frappée de mort subite, fut Louise Dubuc, épouse de Pierre Drolet, à l'âge de 68 ans.
On voit, pour la première fois, le 12 de mai, le nom de Louis-François Laroche, “ Notaire de Saint-Auguslin ”” et marié à Eléonore Grenier.
Le nom d’un autre notaire, Daniel Watters, paraît aussi le 7 d'octobre,
IL y à eu 74 baptêmes.
(1842). On a enregistré 76 baptêmes, 44 décès et 14 mariages,
Cette année, la Mort semble avoir voulu visiter les patriarches de la paroisse. Nommons-en quelques-uns, par ordre d'âge,
1. Françoise Vallières, veuve de Charles Racette, morte le 31 mai, à 96 ans.
2, Marie-Louise Martin, veuve de Joseph Grenier, morte le jour de Noël, à 95 ans.