‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 7 sur 147 · TE QT DT TP NE TO · texte numérisé non relu

TE QT DT TP NE TO

14 HISTOIRE DE LA PAROISSE at toire, septième siècle, pris pied sur cette terre américaine passé | d'une manière si solide que rien, désormais, ne pourra sans b nous en déloger. Hât J'ai pris pour épigraphe de cette histoire de la de red paroisse de Saint-Aagustin, les mots suivants: © Le héroïqi culte des ancêtres est naturel au cœur de l'homme.” chaque IL estinutile de dire pourquoi nous devons tous tenir leurs & à eo culte des ancêtres; car, essayer de déduire les souven raisons de ce culte du cœur, ce serait se condamner à pays, & mettre les sentiments sous forme de dissertation, ou pourra “ débiter, dans des lieux communs, ce que l'histoire sidérab s'est chargée avant nous de constater, dans des page“, pays, d belles entre toutes celles qu'elle a écrites.” (1) Aujo Ainsi, nous aimons nor ancêtres narce que notis l'exem) sorames sortis d'eux, ct aussi parce que nous neo vou- rrande: drions pas en avoir d'autres, Nous sommes fiers d'eux Honnet et nons remercions la divine Providence de nous avoir la guide faits leurs descondants. Que d’a Mais ce culte des ancêtres nous engage à autre chose Elles nc qu'à de vaines paroles, À quoi serait-ce donc ?... A récugillir pieusement les souvenirs qui s” “attachont à lou époque et à les transmet(re avec ame ar à Ceux qui nous suivront. Ta pa Si, depuis un niècle, on eût: compris cotte grande ation œuvre; 8i l'on oût ressenti la nécessité de mottre par Fa ha : écrit les faits ot gestes du siècle précédent, quelle mine du côté abondante, quel écrin précieux pourrionsnous lisser à IL eèé nos descendants ! à Cette négligence (je n'ose dire rnsouciance) n'est te peut-être pas irréparable encore pour plusieurs ps- À A, voisses ; mais, dans vingt-cinq ans, dans cinquante ans En of au plus, il serait trop tard ; ct la génération destinée à à Québe nous remplacer me pourrait plus refairo 14 chaîne qui d'étabii unit aux premiers colons: plusieurs chaînons so DE des soraiont perdus pour toujours, et quel malheur aux 4 rt yeux de colui qui connaît toute l'importance de l'his- On Le TRE Saint-Ar

d # (D M.7.-C, Taché, dans Le Courrier du Conadir:

oi D A Te CL Han nt Mn dE ét ne dd à ve ' CA ur A s D | La DE SAINT-AUGUSTIN 15 toire, tout ce qu'il y a de sacré dans les souvenirs du nine 2 passé! On l'a déjà écrit depuis longtemps : ‘ Un peuple arrA sans bistoire est un peuple destiné à mourir."

Hâtons-nous donc, pendant qu'il en est encore temps,

o la de recueillir {out ce qui se rapporte à ces jours

Le héroïques de nos aïeux. Consultons les anciens dans F4 chaque paroisse, réchauffons, au nom du patriotisme, en leurs souvenirs à la voille de s'effacer, mettons ces > les souvenirs par écrit et, bientôt, de chaque hameau du ver à pays, s'élèvera un monument solide à l'aide duquel on À nu, OU pourra construire un autre monument autrement con- \r toire sidérable et précieux : l'histoire complète de notre beau |: age", pays, depuis 1608 Jusqu'à nos jour qu - Aujourd’hui, les habitants de Sain‘-Augustin donnent nous A l'exemple du mouvement, de ce réveil aux belles et | VOU- rrandes choses du passé gloriez:x de nos ancêtres. d'eux Honneur à cette brave population et aux prêtres qui avoir la guident dans le sentier de la vertu et du patriotisme! k Que d'autros paroisses suivent bientôt cet exemple ! ‘lt set Elles ne sauraient en suivre do meilleurs. Al \ont à SAINT-AUGUSTIN !

XX QUI ke La paroisse de Saint-Augustin, telle que constituée AT rande aujourd’hui, est située à cinq lieues de Québec eten 0 :palr amont du fleuve Saint-Laurent, auquel elle fait face, IN À Qu côté du nord. C’est une grande et riche paroisse. ISSU D Il est naturel de supposer, vu sa proximité de la ville, Lt que cette localité ou le territoire occupé nar la paroisse n er actuelle, ait été le premier colonisé, aj:rès Beauport, S PA À Charlesbourg, Lorétte (l’Ancienne), et ainte-Foye. Le ais, En effet, dès les counmencements de la colonie fondée Ë inéo à à Québec, en 1608, il y avait déjà quelques colons Ë SEA M d'établis sur le bord du fleuve et au pied de la côte. ; A" Ces colons avaient dû être attirés Jà par la richesse fl pie | remarquable du.s0l de l’endroit. A : FAN-

RAA | On a cru assez longtemps que la colonisation de | \! Saint-Augustin s'était faite, au commencement du dix- FAR

huitième giècle, en suivant les sentiers d'alors de Lorette, vu l'obstacle naturel que présentait la rivière du Cap-Rouge. Ueux qui vut partagé cette opinion, avaient oublié, sans doute, que nos Pères étaient marins et soldats. Si l’on pouvait douter qu'ils aient été marins, il faudrait seulement se rappeler tous les termes qu'ils nous ont quittés et y‘1e nous n'avons pas encore Lout à fait perdus. Quaat à être soldats, l'Histoire nous a dit ce qu'ils étaient sur le champ de bataille,

Or, pour des marins comme l'étaient nos Pères, la rivière peu considérable du Cap-Rouge ne pouvait leur paraître un obstacle sérieux. Il y avait, à défaut de chemins, les chaloupes et les autres espèces d’embarca-

tions pour tranfporter les colons de Québec même

Jusqu'au rivage de Saint-Augustin,

D'un autre côté, la rivière du Cap-Rougge est gaéable à marée basse. L’obstacle invoqué pour faire venir les colons par la voie de Tiorette disparaissait donc en partie et n'était plus qu'une question d’à-point.

On voudra bien considérer aussi que l'établissement

des premiers colons s’est fait sur le bord du fleuve, an &

pied de la côte, ce qui n'aurait pu avoir lieu si les colons fussent venus directement par Lorette.

Il est encore de tradition, ici, que les premiers. cultivateurs de Saint-Angustin portaient le bois de. chauffage ei leurs denrées à la ville sur des cageut!

(radeaux), gueëttant l’à-point favorable de la marée

pour aller à Québec et pour en revenir,

Pour toutes ces raisons réunies, il est donc certain.

que les premiers colons de cet endroit ont suivi las

bords du fleuve pour se rendre ici, et non pas la voie

de Lorette,

J'ajoute immédiatement que plusieurs des premiers | habitants de Saint-Aurustin venaient directement de! l'Ange-Gardien, de Charlesbourg ou des environs, où ils

res, à leur arrivée!

à Québec, dès les eommencements de la colonie. Tellos

s'étaient d'abord fixés, eux ou lsurs

sont les familles Amyot-Villeneuve, Gaboury, Garnear,

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