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(1862). Le 4 de février, baptême de Damase-ZLusippe- Hernesse (Eleucippe-Ernest), deuxième enfant du Dr Larue, né le même jour.
Le 25, il se célébrait quatre mariages : celui de ! Joseph Fiset et d'Adélaïde Denys, fille d'Augustin ; celui de Louis Fiset (frère du précédent) et d’'Eléonore Rochette, fille de Charles ; eelui d’Ignace Denys et de ! Luce Julien, fille de Jean-Baptiste ; celui de Jean ! Boiteau, de l’Ancienne-Lorette, et de Marie Laberge, fille de défunt Louis, de Saint-Augustin.
Le 10 mars, sépulture, dans l’église, de Thérèse Bourbeau, épouse de Michel Tessier, de Québec, morte à l’âge de 70 ans.
On voit encore, dans les actes de cette année, les | noms de deux nouveaux marchands dans la paroisse: 4 Jean Rochette, marié à Emilie Meunier, et Narcisse : Lauriot, qui se marie, le 8 juillet, à Cécile Constantin, 4 fille d'Augustin.
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Le 21 juillet, Narcisse Parro, juge de paix ot marchand, et Marie-Elisabeth Anger, tous deux de Saïnt- Casimir de Portneuf, viennent se marier dans la paroisse. L'époux était vouf d'Emilie Delislo.
Le lendemain, Messire Jh. Laberge reçoit l'abjuration de Jacques Tye, (1) Journalier, âgé d'environ 26 ans. L’aete dit : ‘ Nous l'avons absous de l'hérésie et baptisé sous condition dans la paroisse de Saint- Augustin, en vertu d'une permission accordée par Sa Grandeur Monseigneur de Tloa, administrateur du diocèse de Québec.” Jacques Tye était le fils légitime . de Jean Tye et de Kezia (D Tye, de la paroisse de Saint-Panerag, Londres, Angleterre, Parrain : François. Couture ; marraine : Louise Valin.
Edouard Barbeau et Sophie Meunier, de Saint-Félix de Valois, dans le eomté à, Joliette, (probablement en promenade ici), font baptiser, le 8 d'août, une enfant sous le nom de Rose de Lima.
Cette enfant était inhumé ici, le 20 du même mois.
Le 4 octobre, on enterr. + corps de Louis-Misaël Rochette, âgé de six ans et fils de Michel Rochette et d'Eléonore Tæberge. Cet enfant fut inhumé le jour même de son décès, “à raison d'une maladie contagieuse.”
Le 29 novembre, sépulture de George-Josenh,enfant de deux ans, fils de Zéphirin Charland et de Domitilde Béland. D'après le certificat du coronaire, cet enfant était mort d'empoisonnement.
On trouve, à la date du 15 décembre, l'acte de baptôme suivant : c’est celui de Joseph-Ferdinand, né la veille, du légitime mariage de Ferdinand Côté et de Daric East.
À l'élection d'un nouveau marguillier, pour cette année, Jacques Jobin, du rang des Mines, est élu.
Les dépenses extraoninaires de l’année, approuvées préalablement par Mgr Baillargeon, sont de £385.15.8.
(1) Plutôt Tighe.
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Balance à l'avoir de la fabrique : £986.19.4.
(1863). Le 3 de février, on voit un nouveau nom d’aubergiste : celui de Prtrice Doyle. Il mariait, ce jour-là, sa fille Catherine à Tharsilk Ouvrard dit Laperrière.
Le 17 mars, inhumation, dans l’église, de Jean-Bte Martel, de Québec, époux de Thérèse Brousseau, mort à l'âge de 67 ans.
Le 3 de juillet, M. le curé réhabilitait deux mariages déclarés nuls pour cause de consaguinité inconnue le jour où ils avaient été contractés. C'était le mariage de Pierre Masson et Rosalie Drolet, puis celui de Jean Drolet et Sophie Masson.
Justine Vésina, épouse de Pierre Fiset, est enterrée, le 27 d'août, dans l'église. lle était âgée de 55 ans.
Depuis quelques années, il est fait mention, au chapitre de la recette des comptes, de certaines
sommes revenant à la fabrique pour intérêt sur argent |
prêté. Il n’est pas dit, cependant, à qui ces deniers étaient prêtés. On ne peut savoir, non plus, ce que sont devenus, jusqu’à présent, les 100 louis formant la balance due par la paroisse de Saint-Raymond, qui devait payer le montant de son emprunt, £150, par versements annuels de £25. On a seulement vu qu'il avait été donné, en à-compte, et en deux fois; £50.
La recette de cette année fait mention d’un denier qu'on aurait dû ne pas percevoir. Le voici : ‘“ Pour affermage du vieux cimetière: £1,3.9.” Une paroisse riche comme l’est, comparativement, la paroïsse de Saint- Augustin, pouvait, avec un pou de mémoire du cœur, laisser en paix ce terrain consacré par les prières de l'Eglise, par les corps qui y avaient reposé, par les larmes qu’y avaient répandues des mères sur la tombe de leurs enfants, des pères sur la tombe de leurs épouses, et des enfants, sur celle de leurs parents chéris. 6 terrain, ce coin de terre maintenant isolé sur le bord
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du grand fleuve, était de plus un lieu sacré par tous les souvenirs qui s’y rattachaient,
Mais il se trouve, dar ce monde, des gens qui ne savent pas se ressouvénir ; puis ce coin de terre, qui avaient bu le sang des morts et les larmes des vivants, on l’affermait pour £1.3.9 ! Il paraît que c'était une considération puissante, puisqu'on n’a pas eu honte de le dire par écrit aux générations qui devaient suivre.
On a encore payé, cette année, £53,15.1 pour le presbytère et pour le chemin couvert ; £2.19.10 pour cordes des lampes et pour les mèches ; £17.1.3 pour réparations à l'orgue et pour autres objets achetés pour l’église ; £66.5.0 pour un ostensoir et un reliquaire ; £6 pour rente de l’église (1) ; £51.5.2 pour poteaux placés à la porte de l’église et servant à y attacher les chevaux.
Cette dernière dépense a $t6 autorisée par l’évêque.
Argent restant au coffre : £1,035.9.8.
(1864). Le 22 février, Flavie Garneau, épouse de Joseph Côté, donne le jour à deux jumeaux. Ils sont baptisés, le même jour, sous les noms respectifs d'Israël et de Marie-Rébecca.
Le 2 mars, sépulture de (‘lément Petitclere, époux de Marie-Anne re Il dut mourir subitement, ou des suites d’un accident, puisqu'il ÿ eut enquête du coronaire ; mais on ne dit point la cause de la mort.
Un autre aubergiste, Théophile Brunet, enterrait, le 13 d'avril, son enfant Joseph-Ulric, âgé de 10 mois et 4 jours.
La personne la plus âgée, morto cette année, fut Geneviève Garneau, veuve de François Gingras. Elle mourait le 3 de mai à l’âge de 92 ans. 7
Le 30, était inhumé, dans l’église, le corps de Christine Prud’homme, veuve de Joseph Carpentier, à l’âge de 66 ans.
(1) C’est la première fois que cette dépense paraît dans les comptos, et l’on aurait dû en donner la cause motive,
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Deux lignes et demie d'écriture, placée sur le couvert du registre consacré anx années eomprises entre 1850 et 1867, nous apprennent que, le 18 de septembre, 1864, il se commençait une retraite prêchéo
ar le Rév. Père Beaudy (Beaudry ?). Cette retraite
ura 6 jours.
Le 20, c’est-à-dire au cours de cette retraite, le Rév. P. Beaudry baptisait, ‘“ avec l'autorisation de Messire Augustin Milette, curé,” Narcisse-Théophile, enfant de Thomas Jobin et de Philomène Paradis. Fut présent à ce baptême et a signé avec le P. Beaudry, Messire Jérôme Sasseville, alors curé des Ecureuils.
Un certificat de publication de bans indique que, le 4 d'octobre, M. Drolet était curé à Saint-Félix du Cap-Rouge.
jour des Morts, jour bien approprié, Josephte Trudel mourait à l’âge de 88 ans. Elle était veuve d’Augustin Verret, et son corps fut inhumé dans l'église, le 5 de novembre.
e chiffre des mariages, eette année, est le plus petit qui soit donné depuis l'établissement de la paroisse, c'est-à-dire depuis un siècle et trois quarts près : il n’a été que de 3.
Au mois de novembre de cette année, les anciens et nouveaux marguilliers s’assemblèrent pour prendre en considération le besoin qu'il y avait de bâtir une grengo et ses dépendances pour le service du curé.
Il fut résolu de prier Sa Grandeur Mgr de Tloa de vouloir bien permettre de prendre au eoffre de la fabrique environ $400 pour aider aux habitants à faire cette bâtisse,
Le 16 décembre, Mgr Baillargeon envoyait une autorisation écrite permettant aux marguilliers de prendre sur les fonds de la fabrique, pour la construcro Ja grange, une somme ne devant pas excéder
On a déboursé, cette année, £18.6.0, payés à la Cie d'assurance pour l'incendie de Saint-Joseph. Quel
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Saint-Joseph ?.. de Lévis ? ‘de la Beauce ? On ne le dit pas.
On a payé Æ£1.10.0 pour chaises de la sacristie ; £9.7.5 pour lisses de fer à la porte de l’église, et £160 pour la grange dont il a déjà été parlé.
Balance à l'avoir de la fabrique: £1,022.0.10.
Fabien Drolet était le marguillier comptable,
(1865). L'année précédente n'avait donné que trois mariages, ot le mois de janvier seul de cette année en produit 7.
C’est, d’abord, le 17, le mariage de Damase Brousseau et de Marcelline Moisan, fille de Jean-Baptiste.
Le 24, il y a 5 mariages à la même messe. Se mariaient : 1. Narcisse Moisan à Mario-Geneviève Paradis, fille de Pierre; 2. Louis Gaboury, sacristain, à Marie Cantin, fille de Louis; 3. Dieudonné Cantin, laitier, de St-Roch de Québec, à Angèle Desroches, fille de Germain ; 4. Amable Drolet à Flavie Fiset ; 5. Joseph Bussière; menuisier, de la Pointe-aux-Trembles, à Sophie Drolet, fille de Jean-Baptiste, de St-Augustin.
nfin, le 31 janvier, Edouard Ouvrard dit Laperrière, de Sainte-Catherine, se mariait à Ursule Côté, fille de François, de Saint-Augustin.
C’est M. Blais qui avait remplacé M. Bédard comme curé à Saint-Raymond. Ceci paraît par le certificat de la publication des bans de Thomas Tardif, qui, le 21 février, se mariait à une fille de la paroisse : Henriette Beaumont, fille de feu Lou's.
Le 29 d'avril, le Dr P. Larue fait baptiser Marie des Anges-L. Parrain: Alexandre Couture; marraine: Vitaline Cantin.
Le 28 de maï, sépulture de Joseph-Edmond-Arthur, âgé d'environ 22 mois, fils du Dr P. Larue. C'était le deuxième enfant que la mort enlevait dans eette famille.
Le 10 juillet, “ Manuel” (Emmanuel) Bazelli, col-
rteur, originaire de Plaisance, en Italie, se marie À
arcelline Gre: ier, fille majeure de Joseph, de Saint- Augustin,
Le même jeur, les detfx époux légitiment l'enfant qu'ils avaient ou avant leur mariage, le 15 de mai de cette année, et qui fut baptisé sous le nom de Joséph.
Un marc de la À rom Narcisse Loriot, (1) marié à Cécile Constantin, faisait baptiser une enfant, Marie-Cédulie, le°2 d'août,
Lo 12 de septembre, Abraham Simoneau, de Saint- Jean-Chrysostôme (dans le eomté de Lévis), se marie à Félicité Gagnon, fille de Charles, de Saint-Augustin.
M. Beaumont était alors curé de Saint-Jean-Chrÿsostôme, ot dont la fondation né remonte qu'à 1830.
Le 20 d'octobre, sépulture de Joséphine Fiset, fille dé Louis, morte accidentellement, On ne dit pas, sur le certificat du coronaire, la nature de l’accident.
Le 27 novembre, est inhumé, dans la nef de l’église, le corps de Michel Tessier, époux de Rose Huot, de Québec, décédé le 23, à 70 ans.
Le 13 décembre, Marcel Liaperrière et son épouse, Victoire Drolet, font baptiser Joseph et Marie-E., enfants jumeaux.
Au mois de juin de cette année, les nouveaux at les anciens mârguilliers s’assemblent prendre en considération le besoin qu'il y a de parachever la grange et ses dépendances commencées l’année précé.
ente. Ils décident de s'adresser de nouveau à Mgr Baillargeon, pour le prier de leur pérmettre de prendre une autre somme d'environ $120, sut les fonds de la fabrique, afin d'aider aux habitants à finir cette corstruction,
M. Jacques Jobin, marguillier en charge, rénd ses comptes.
On y voit, au chapitre de la recette, 431.2,6 pour argent prêté, ce qui fait, à 6 pour cent, un cäpital expédant £500. Ona aussi retiré «£4.19.8 pour eseompto sur deniers déposés à la banque.
(1) L'ancôtre de ces Loriot, établt à 14 Pointe-nux-Trembles de qu béc, écrivait aussi son nom: Loriot ; tandis qu’un autre, établi à on , en 1681, écrivait Zauriot.
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La rente des bancs a rapporté £212.2,6, le plus haut chiffre jusqu’à ce Jour.
D'un autre côté, on a payé, pour diverses dépenses de l'église : £74.10.9, et £3.5.0 pour faire peinturer le Calvaire.
. L’avoir de la fabrique, en 1865, sans compter l'argent prêté, se montait à £1,132.0.3, ou $4.528.05.
L'organiste a rétiré pour son sali ‘re : £40.
(1866). Au commencement de janvier (le quantième n’est pas donné) le notaire Daniel Watters marie sa fille Caroline à Jean Bonaventure dit Beaumont, de l'Anciennc-Lorette.
Le 16 février, on enterre, dans l’église, le corps de Marie Fiset, épouse de Jean-Baptiste Marois, morte à 69 ans,
Le 30 mai, est baptisé Joseph-Bruno, fils d'Emmanuel Bozelli, journalier, et de Marcelline Grenier.
Cet enfant mouraix le 13 Juillet suivant.
Le 10 juillet, le Dr P. Larue perd son troisième enfant, Marie des Anges L., morte à environ 14 mois.
Le 10 novembre, madame Larue, épouse du docteur ci-haut nommé, donnait le jour à son quatrième enfant, Marie-Louise ‘ Hermestine ”” probablement Ærnestine, baptisée, le lendemain. Parrain : Charles Larue, seigneur ; marraine : Julie Larue, tous deux de Ia Pointe-aux-Trembles.
Au cours de cette année, les marguilliers, anciens et nouveaux, s'adressent à Mgr Baillargeon pour le prier de lour permettre de céder autant de terrain qu'il en faut pour élargir la côte connue sons le nom de Côte de la vieille église. La demande de ce terrain avait été faite aux marguilliers par les habitants restant établis sur le bord du fleuve, La côte des anciens fours, faite comme on faisait alors les chemins, était trop étroite ot presque impraticable avec des voitures, À certaines saisons de l’année.
Le 5 de juillet, Mgr Baillargeon, en visite épiscopale à Saint-Augustin, faisait la réponse qui suit à cette demande des marguilliers :
Nous permettons à MM. les marguilliers de céder sur l’ancien cimetière autant de terrain qu'il en faut pour refaire la côte et le chemin qui sert aux habitants établis au bord du fleuve, %
.… Le même jour, Sa Grandeur écrivait ce qui suit sur le cahier des délibérations : |
Vu et alloué les comptes ci-dessus (c'est-à-dire jusqu'à 1865 inclusivement) réglés et clos depuis notre dernière visite, et desquels nous déchargeons les Marguilliers comptables.
Nous sommes heureux de voir que la Fabrique possède une somme considérable, et nous ne pouvons que louer M. le Curü et les Marguilliers du soin qu'’iis apportent dans l'administration des affaires de leur fabrique.
Fait au presbytère de St-Augustin, ce 5 juillet 1866, dans le cours de notre visite épiscopale.
Signé : + C. F, Evêque de Tloa.
Les comptes rendus, cette année, par le marguillier comptable, Michel Rochette, font voir que les affaires de la fabrique étaient toujoufs de plus en plus prospères, quoique les dépenses extraordinaires continuent d’être représentées par un chiffre considérable,
es intérêts de cette année sur Pr ar prêté à différentes fabriques (Saint-Antoine de Tilly, Saint-Barnabé de Trois-Rivières, (1) etc.) formaient Ia somme de Æ€36.8,11, ce qui fait, à 6 pour 100, un capital prêté de plus de £600.
En 1864 et cette année, on voit up la fabrique a retiré quelque chose de son capital prêté ; et, cette année, il est dit : ‘ Reçu en capital des argents preter ” : £75. Jst-ce en à-compte ou pour dernier paiement de la somme prêtée à Saint-Raymond, ou ailleurs ? On n’a pas ou le soin de le dire.
Le salaire de l’organiste a été porté à £50. Il n’est pas plus élevé aujourd'hui, en 1884.
On a payé pour un tapis : £1.19.6 ; pour chaînes reliant les piquets ou poteaux placés sur la devanture
(1) Saint-Barnabé, fondé en 1862, était alors une nouvelle paroisse ; Saint-Antoine prend rang parmi les anciennes paroisses, ayant été établi dès le commencement du siècle dernier, vers 1702. d
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On a encore déboursé £77.10.0, payés à M. le curé Milette pour un terrain vendu par lui à la fabrique.
À une assemblée des anciens et nouveaux murguilliers, tenue le 12 de mai de l’année suivante, cette vente, faite par M. Milette à la fabrique, fut confirmée. Le terrain en À me re était contigu à éelui de la fabrique ; et M. le curé l'avait acquis d’Augustin Bourbeau. L'achat de ce mercoau de terre donnait la facilité d’éloigner de Ia porte de l’église et de celle du presbytère la clôture de fer à laquelle les paroissiens attachaient leurs chevaux. ÆEn un mot, sans cette acquisition, on était trop à l'étroit, et l’on était loin d’avoir, avant cette année, la jolie et vaste avenue qu'on admire aujourd’hui.
Il restait au coffre de la fabrique, à la fin de l'année 1866 : £1,138.13.8, ou $4,554.65.
(1867). L'année s'ouvre par une sépulture : celle de Françoise Jobin, fille de défunt Louis, morte le jour des Rois, à l’âge d'environ 67 ans. Son corps fut inhumé dans l’église.
Il se célébrait trois mariages, lo 19 février. Voiei les noms des époux et des épouses : Albert Carpentier ot Adéline-Adélaïde Gaboury, fille de Jacques ; Pièrre Légaré ot Ursule Masson, fille de défunt Louis ; Napoléon Fiset et Marie Gaboury, fille de Jacques. Jacques Gaboury mariait donc, ce jour-'à, de1x :’Iles.
Le’25 février, le Dr P. Larue perdait son quatrième enfant : Marie-Louise ‘ Hermestine ” (Ernestine).
L'acte dit qu’elle mourait à l’âge de 3 mois ot 20 jours : &'est 3 mois et 15 jours qu'il fallait dire, étant née le 10 novembre de l’année précédente.
Le 28 mars, on enterre, dans l’église, le corps de Louis Martel, mort à l'âge de 67 ans, Il était marié à Rose Cantin. |
Louis Gaboury, marié à Marie Cantin et bedeau de la paroisse, fait baptiser deux jameaux, sous les noms de
Louis-Joseph-Théodore et Louis-Jeseph-Jean-Baptiste. Ils étaient nés le 24 mars.
Un autre marchand de la paroisse, Zéphirin Charland, fait baptiser un enfant : Ferdinand-P., le 13 de mai.
Nous trouvons, à la date du 28 de mai et pour la première fois, le nom de l'organiste: Albert Rochette, marié à Marie-Zoé Milette, tous deux de Québec (1). Ce M. Rochette jouait de malheur : dans pl roû d'un mois, il perdait 3 enfanis. 10. Marie Anne-flisabéth, morte à l'âge de 13 mois, le 18 de mai; 20. Marie- Adrienne-Stella, morte le premier de juin, âgée de 4 ans ot 5 mois ; 30. Etienne-Evariste, mort à l’âge de 8 ans moins 7 jours, le 18 juin.
Le 19 juillet, inhumation, dans l’église, du corps de Jean-Baptiste Rochette, époux de Brigitte Martel, mort à 61 ans.
Ce décès provoqua une enquête de l’auterité civile ; mais on ne dit, ni dans le certificat du coronaire, ni dans l'acte mortuaire, de quelle nature fut la cause de cette mort.
. On ente-rait encore dans l’église, le 7 d'août, le corps de Jean-Baptiste Constantin, garçon, âgé de 75 ans et fils de Jean-Baptiste Constantin et de Marguerite Soulard.
Emmanuel Bozelli, dont il a déjà été parlé, fait baptiser son deuxième enfant, le 16 d'août, sous le nom de Marie ‘ Alfoncine ” (Alphonsine), Voici le nom d’un nouvel aubergiste : Dominique Amiot, qui, le 5 septembre, faisait baptiser un enfant sous le nom de
(1) L’aatcur a connu, autrefois, à Saint-Michel de Bollechasse, un organiste do ce nom. C’est celui-là même qui est nommé ici.
Puis, il y a 3 ans, l’auteur a encore rencontré, à Lewiston, Maine, ua docteur Rochette, musicien distingué et médecin fort habile, Il mourait, quelques mois après cette roncontre, des fièvres typhoïdes contractées au chevet d£ ses patients, Sa mort causait de profonds regrets parmi la population canadienne de Lewiston, qui Paimait pour ses belles et nobles qualités du cœur et de l'esprit.
FA. docteur Rochette était le fils de l’organiste de Saint-Augustin de
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DE SAINT-AUGUSTIN 249 Delphine. Il demeurait dans les rangs du nord de la Ois8e.
Le 14 de décembre, était baptisé YMurie-Jules-Emile, cinquième enfant du Dr P. Larue et de Marie-Henriette Couture. Les quatre autres, commé nous l'avons vu, étaient tous morts en bas âge. Les parents seront-ils plus heureux avec celui que Dieu leur envoyait pour remplir la pacs laissée vide au foyer domestique par les aînés? La suite le dira.
On commence seulement cette année à tenir les comptes d’après le système décimal si facile qu'on a fini par adopter partout, dans le pays. Il semble qu’on aurait dû abandonner, depuis plusieurs années, le système duodécimal, si difficile, si compliqué et... si anglais, des livres, chelins et deniers (pounds, shillings and pence). La population de cette paroisse est essentiellement conservatrice, ee qui est souvent une belle qualité ; mais entre un système de tenue de livres et de calcul, qui est ce qu'il y a de plus parfait, et un autre système lent, rempli de difficultés et, de plus, imposé par une main étrangère, qui se convertit souvent, pour nous, en uné main de fer, il semble qu'il n’y avait pas à hésiter, at l’on aurait dû, aussitôt que la loi le permit, reléguer, parmi les ferrailles d’un autre siècle, ce système d'importation britannique.
La dernière, au moins l’une des dernières, à abundonner la livre tournois de 20 sous, la paroisse de Saint-Augustin fut aussi en retard avec les autres
aroisses dans l'adoption du système décimal. C'était a conséquence du défaut d'une de ses nombreuses qualités.
La rente des bancs s’est élevée à $870.45.
Les plus fortes dépenses extraordinaires de l’année se sont élovées à $153.87.
Marcel Meunier, marguillier en exercice, déclare une balance en faveur de la fabrique de $4,792.32.
(1868). Il y a eu, dans le cours de cette année, quatre inhumations dans l’église : eelle de Marie-
Madeleine Cloutier, veuve d'Ignace Fiset, morte le 23 Janvier, à 77 ans; celle de Marie-Elisabeth Jobin, à l’âge de 21 ans, fille de Joseph Jobin, morte le 18 février ; celle de Mathilde (Mectilde) Meunier, épouse d’Etienne Cantin, ‘morte le premier de mars, à 39 ans, ot celle de Maric-Virginie Constantin, fille de défunt : Edouard Constantin, marehand, morte le 20 mai, à La de 8 ans et 9 mois.
ans un acte de vaptême du premier de mai, on remarque le nom de Narcisse Loriot, marchand. Cet ancien marchand de In paroisse est, maintenant, huissier à Qnébec.
Au commencement de cette année, il y eut une assemblée des marguilliers de la paroisse, pour prendre en.considération la nécessité de faire élire les nouveaux marguilliers par les paroissiens ou par les ansiens et nouveaux marguilliers.
Et vu que, par une lettre de Monseigneur l'évêque d Québec, les marguilliers sont parfaitement libres decontinuer l’ancien usage de cette paroisse, c'est-à-dire d'’élire les marguilliers par le corps seulement des anciens marguilliers ;
En conséquence, il a été décidé unanimement que l'on suivrait l’ancienne coutume, c'est-à-dire que les marguilliers seront nommés et élus par le corps des anciens marguilliers seulement, sans appeler à ces élections les paroissiens.
Le jour de la Toussaint, il fut convoqué une autre assemblée des anciens et nouveaux marguilliers pour prendre en considération le besoin de bâtir un hangar pour le service de M. le curé.
Il fut résolu de prier Sa Grandeur Mgr de Tloa, archevêque de Québec, de vouloir bien permettre qu'il füt pris au coffre de la fabrique, pour cet objet, une somme d'environ $500,
Enfiu, le 8 décembre, il y eut une autre assemblée des anciens et nouveaux marguilliers pour prendre en
eonsidération un projet médité depuis longtemps,
c’est-à-dire d’ériger, sur le terrain de la fabrique et en face de l'église, un monument en l'honneur des saints Anges gardiens. | |
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Après délibération, il fat résolu de prier Mgr l’archevêque de Québec de bien vouloir permettre de prendre au coffre de la fabrique la somme de $400 pour la construction de ce menument.
La réponse de l’archevêque à cette demande fut qu’il permettait de prendre, pour l'érection de ce monument, non-seulement $400, mais $500.
La rente des bancs, en 1868, a rapporté $898.32,
Les dépenses extraordinaires ont donné le chiffre de
$809.47, dont $212.50 pour le monument des saints Anges.
Balance en main: $4,845.02, montant déclaré par François Couture, marguillier comptable.
(1869). Six personnes ont été enterrées dans l’église, cette année.
1, François Gilbert, époux de Julie Juneau, mort le 8 de janvier, à 68 ans ; 2. Louise Jobin, épouse de Louis Fiset, morte le 21 de maï,.à 66 ans et 6 mois ;