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DE SAINT-AUGUATIN 295
Messire Hazour était, conjointement avec son frère, seigneur de la Grande-Vallée des Monts, dans la Gaspésie, comme il appert us un ante de concession dans les Edits et Ordonnances.
est fort probable que ce M. Hazeur, frère du grand-péuitencier, était eelui-là mêmo qui vendit à la sœur Bourgeoys l'emplacement nécessaire à l’établissement du couvent qu'elle érigeait, vers 1696, sur la rue Saint-Pierre, à la Basso-Ville, là où se trouvent, aujourd’hui, les magasins de MM. Garneau et Shebyn. On sait que ce couvent fut transporté à Saint-Roch de Québec, en 1844. on
10. Le deuxième curé de Saint-Augustin fut M. Pierre AvozAIR-Desnoyens, grand-oncle de M. le euré actuel de Québec. Vu les immenses travaux qu'il a faits dans cette paroisse, les manuscrits précieux qu’il a laissés et sa longue desserte : 33 ans, 3 mois et 13 jours, on peut considérer ce prêtre, remarquable par son zèle et sa piété, comme le fondateur principal de Saint-Augustin.
Il naquit en 1688, de Pierre Auclair et de Madeleine Sédillot, cultivateurs de Charlesbourg. IL fut ordonné prêtre le 8 octobie, 1713, et, 6 jours après, le 14, il signait son premier acte, à Saint-Augustin, comme missionnaire de cette paroisse. Le 31 août de 1714, il signait son premier acte comme curé fire, charge qu’il conserva tout le reste de sa vie, moins un an, passé à île Jésus, du mois d'octobre de 1721 au rnôme mois de l’année suivante, comme nous l'avons vu aillours. Le 4 février, 1748, il mourait dans sa paroisse, à l’âge de 60 ans. IL fut inhumé dans son église, son œuvre à lui, objet de tant de sacrifices de tous genres de sa part. (1)
Gi) M. Aucluir-Desnoyers avait un frère aîné du nom d’Etienne, Le était né le ler mars, 1682. On le voit missionnaire dos paroisses chelennées, à cette époque, entre Kamouraska et Rimouski, de 1713 À 1717 ; puis, à partir de cette dernière année, il devint euré de
ces a et mournit lé 3 novombre 1748, 9 mois après son frère r LA ;
11, Le sixième missionnaire de la paroisse fut M. Louis MauriLs,
Il naquit en 1697 et fut ordonné prêtre le 11 octobre, 1721. Le premier novembre suivant, il signait son premier acte à Saint-Augustin, où il était venu remplacer M. Desnoyers, nommé curé à l'île Jésus. Au retour de celui-ci à Saint- Augustin, M, Maufils se retira de la paroisse qu'il avait desservie un an moins 10 jours.” Un 1730, il dessorvait Sainte-Anne de Beaupré. Il fat fuit chanoine du chapitre, puis mourut à l Hôtel- Dieu, le 8 avril, 1743, à l’âge peu avancé de 46 ans. Ï] fut inhumé dans le chœur de la cathédrale de Québec,
M. Maufils avait été missionnaire dans l’Acadie, plusieurs années,
12, Le troisième curé, M. Gaspard Dunière, (1) ost né à Québec, {e 20 janvier, 1719. Il était fils de Louis Danière ct de Marguerite Durant. Il fut fait prêtre le 22 soptembre, 1742. Six ans plus tard, il était curé à Saint-Augustin : le 15 mars, 1748. Il demeura ici 4
Coïncidence digne de remarque, ces deux frères étaient fuits prêtres le même jour et mouraient la même née, À l’âge de 68 ans.
Etienne était venu mourir, étax encore curé de Kamournska, à l'Hôtel-Dieu de Québec, et il fut inhumé dans ln cathédrale.
11 signait : Auolair, tandis que son frère Pierre signait : Desnoyers.
La maison paternelle de ces deux prêtres remarquables existe oneore : v’est une de ces anciennes constructions de pierre et solides comme on savait les faire aux 17me et 18me sièclos. Elle est située près dr moulin de la Rivière-des-Mères, Il y n là, dans cette relique du passé, un coffre contenant de: papiers précioux et des objets qui ont appartenu au curé de Saint-Augustin. Parmi les papiers, il y à une lettre, contre autres, du curé de ouraska à son frèro Pie:re, dans laquelle il lui annonce qu’il b£tit une église (à Kamouraska), lui en dsüne les dimensions, eto. Il y avait ausei, dans ce coffre, une calotte qui avait appartenu à Mgr de Laval : ce souvenir est aujourd'hui li propriété du séminaire de Québec.
Le coffre et son contenu appartiennent aux maîtres aotuels de la propriété-Auclair, dont ils sont les descendants en ligne collatérale.
ourquoi la fabrique de Saint-Augustin n’ackèierait-elle pas ces
reliques précieuses de son ancien curé, pour les conserver dans 505 archives ?
(1) Le nom propre, en France, dit M. l'abbé Tanguy, est Cuionnière. Ilan été travesti, au Canada, ‘en celui de Gunière, puis est devenu unière.
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ans, 5 mois ot 22 jours. En 1754, on le retrouve curé à Beaumont, où il mourait le 2 février, 1760, à l’âge de 41 ans,
13, M. Brassarp (François-Xavier-Nicolas-Marie) eêt le quatrième curé. Son jour de naissance fut le 2 de décembre, 1721. Il reçut les ordres le 19 décembre, 1744,
Avant de devenir curé de Saint-Augustin, M.
Brassard était, au printemps de 1749, dans les missions de l'Acadie ; c’est, du moins, ce qui ressort des Actes du Conseil de la Nouvelle-Ecosse, où il est désigné sous le nom de Brossard. Il ne put y demeurer ; et, le 8 de mai (1749), un ordre de bannissement lui fut signifié de la part de ce conseil, et il dut revenir au Canada.
En 1762, il fut sait curé de Saint-Augustiu, position qu’il occupa Jusqu'à sa mort, arrivée subitement, le 26 de Juillet, 1765, Il n'avait que 44 ans et avait desservi la paroisse 17 ans, 4 mois et 10 jours. |
Ï fut inhumé dans l’église de Saint-Augustin, dans le sanctuaire et du côté de l'Evangile.
14. M. Louis-Michel B£rrau est le cinquième cuié de la paroisse,
Il était fils de Joseph Bériau ct de Jeanne Bernier, de Québec, où il voyait le jour le 29 avril, 1728,
Devenu prêtre le 17 novembre 1753, il fut nommé immédiatement curé de la paroisse des Ecureuils, où il demeura jusqu'à 1765. Dans l'été de cette même année, il vint à Saint-Angustin comme successeur do fou M. Brassard. I1 mourut ici, lo ler mars, 1801, après avoir desservi la paroisse 35 ans, 6 mois et 21 jours. Il était âgé de 73 ans, et son corps fut inhumé dans le chœur de l'église.
15. M. François V ÉsINA, le premier vicaire de cette paroisse, (sous M, Bériau) était né à Québec, le 10 mai, 1771, du mariage de François Vésina et de Mario Rode. Il fut fait prêtre le 24 mars, 1798, et signait son premier acte Comme vicaire de Saint-Augustin, le 13 avril de la même année. Vers la fin de septembre |
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298 MISSIONNATRES ET OURÉS, ETC.
de l’année suivante, (1799) il quittait la paroisse. * En 1800, il était curé de la Rivière-du-Loup (en bas); puis, en 1804, il :uvenait à Saint-Augustin, comme curé de cette paroisse et Sainte-Foye simultanément, et signait son premier acte le 12 juillet, dans les registres de Ia première paroisse nommée.
Le 30 de mars, 1810, il signait son dernier acte à Saint-Augustin, et, le lendemain, son dernior à Sainte- Foye.
ÿ e Saint-Augustin, où était sa résidence, il se rendit au séminaire de Baltimore, aux Etats-Unis. Plus tard, il allait dans le diocèse de Saint-Louis, Missouri, sous Mgr Rosati, qui lui donna une eure dans l'Illinois, à un endroit nommé Kahokia, à une courte distance de la ville de Saint-Louis, mais à l’est du Mississipi. Il demeura à Kahokia jusqu'à 1826. Cette nnnéo, il abandonnra le diocèse de Saint-Louis pour se rendre dans la Louisiane, à un endroit nommé Suint-Charles du Grand-Coteau.
C'était la dernière étape de ce vaillant soldat du Seigneur, qui mourut loin de son pays. La date de sa : mort r'ast point connue positivement. M. l'abbé 1! Sassoville, curé actuel de Saïnte-Foye, avait suivi son
rédécesseur, dans sa marche aux Etats-Unis, jusqu'à aini-Charles do la Louisiane, Disons, en passant, que M. Sasseville a recueilli des notes précieuses sur tous ses confrères canadiens. E
En 1882, M. le curé de Sainte-Foye, voulant savoir où M. Vésina était mort, écrivit à M. l'abbé Jobard, curé de Saint-Charles, qui lui répondait, le 4 juillet, même année : *
Mon CHER MONSIEUR,
Je n’ai pas répondu pranuist à votre lettre demandant des renseign'ments sur M, Vésina : je cherchais toujours à en avoir de pr'ois ; mais je n'ai pu réussir,
Malheureusement, les registres de la paroisse, les plus
il anciens de la Louisiane, ont été perdus dans un incendie dv
1 ia presbytère, qui a eu lieu au mois de mai de 1877. Toutes
Fe recherches de ce côté-là seraient donc inutiles,
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Après Pâques, j'ai demandé aux marguilliers s'ils avaient quelque souvenance du Père Vésina. J'ai fait la même demande à plusieurs anciens de la paroisse : personne n’a pu me dire autre chose que ce qui suit :—-Qu'il était curé de l’église rouge (une église de Saint-Charles), à peu près à l'époque que vous marquez dans votre lettre ; qu'il est mort soudainement, et que l'on croit qu'il a été inhumé dans : l'église, devant l'autel.
Si j'ai, plus tard, quelques reaseignements plus satisfaisauts, je ne manquerai pas de vous. en faire part. Recevez, cher Monsieur, etc.
Signé : G. JoBARD, ptre,
D'après cette lettre, il est à peu près certain que M. Vésina, vicaire puis curé de Saint-Augurtin, est mort à Saint-Charles de la Louisiane ; mais on ne saurait dire en quelle année. IL est bon d'observer qu’à l'année de son arrivée à Saint-Charles, en 1826, il n'avait que 55 ans et qu'il pouvait vivre encore plusieurs années,
M Vésina a desservi la paroisse de Saint-Augustin, comme vicaire et comme curé, l’espace de 7 ans, 2 mois et 6 jours. Il en fut le septième curé.
16. Le deuxième vicaire de ra 2 Pan (encore sous M. Bériau), fut M; Michel-Charles BezBau: il succédait à M, Vésina, vicaire,
Il était né à Québec, le 8 janvier, 1775, et il était fils do Jean Bezeau et de Geneviève Poitras, Il fat ordonné prêtre le 11 d'août, 1799, ot il signaiït son premier acte, à Saint-Augustin, le 2 octobre de la même année.
À la mort de M. Bériau (le ler mars, 1801), il remplaga le curé défunt jusqu'au 17 septembre de la même année (1801). En partant d'ici, il fut charg de la desserte de la Rivière-du-Loup (en haut). L'année suivante, en 1802, il desservait Vs e-Verte et Trois- Pistoles ; en 1806, il était curé de Saint-Nicolas, On le voit ensuite, en 1821, curé de Lavaltrie et de Lanoraïie, et, en 1827, il était curé de Lanoraie seuiement, où il mourait subitement le 2 juin, 1828, à l’âge de 52 ans et quelques mois.
M. Bozeau avait eu un pressentiment que sa fin
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était prochaine, Le jour même où il mourait (c'était la 2me fête de la Pentecôte), il avait donné un sermon sur la Mort, quoique ce jour ne fût pas bien propre à ce sujet, et il prédit clairement qu’il serait le premier que la mort frapperait dans la paroisse. Rien, dans l’état de sa santé, n’annonçaït son prochain décès.
Dans l'après-midi de ce jour, il se retirait dans sa chambre qu'il fermait à clef. Le soir, on l'appelait pour son souper ; mais, ne recevant point do réponse, on crut tout naturellement que, fatigué de son travail du jour, il s'était retiré pour ïa nuit,
Le lendemuin matin, on frappa de nouveau à sa porte, un peu après l'heure ordinaire de sa basse messe ; mais on ne reçut pas plus de réponse que la veille. On enfonça alors la porte et l'on trouva avec stupeur son cadavre déjà froid, sur un sofa de sa
: chambre à coucher, C'était là que la Mort était venue
le saisir et peu de temps, comme on le voit, après son M ac amer ue de la veille.