‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 87 sur 147 · GENE VMETANUR NE AN DÉRDL UE ! LAS · texte numérisé non relu

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ie 28 d'octobre, 1795. Sa première cure fut celle des Grondines, en 1796 ; en 1800, il était curé de Lotbinière ; en 1801, on le voit à Bonaventure, dans la Baiedes-Chaleurs. Il était curé de l’Isle-aux-Coudres, en 1804, et à cette cure était attachée la desserte de Percé, le chef-lieu du comté de Gaspé, sur les bords du golfe Saint-Laurent, Cette cure et sa desserte, comprenant non-soulement Percé, mais toutes les missions environnantes, n'étaient certainement pas une sinécure. Le 4 de mai, 1810, il succédait à M. Vésina, et signait son premier acte, comme curé de Ssint- Augustin, le 12 du même mois. Son dernier acte est daté du 7 octobre, 1848. IL fut donc euré ici 38 ans, 5 mois et 4 jours.

C’est lui qui eut l'honneur de finir l’église actuelle, en 1816, commencée par M. Vésina, en 1809. | De 1824 à 1832, il eut, outre la cure de Sainton ie la desserte de Sainte-Catherine de Fossemault, En 1848, dans l'automne, il abandonna le ministère pour se retirer à l’'Hôtel-Dieu de Québec : il avait alors 81 ans, Il était bien temps qu’il se reposât, après 53

ans de prêtrise.

M. Lefrançois avait des idées à lui. C’est ainsi qu'il ne voulut jamais souffrir que l'on plaçât des poêles dans l’église, sous le prétexte que l’amour de Dieu’ devait seul suffire à réchauffer les paroissions, même dans les plus grands froids de l'hiver. Malgré cette prétention, il y. a encore, dans la paroisse, de bien dignes personnes qui se rappellent avoir &randement soufiert du froid, du temps de M. Lefrançois.

Cet excellent curé avait encore une grande horreur du luxe : il voulait voir ses paroissiens fous et tout habillés d’étoffe du pays. En cela, il n'avait pas tout à fait tort, quoiqu'il ait poussé les choses jusqu'à

l’exagération ; car on sait que, depuis des années, le

luxe est devenu la piaie la plus affreuse de nos cam-

Pagnes,

D'ailleurs, excellent prêtre, qui n’a pas une seule tache sur son caractère sacré et qui a laissé un beau souvenir de son zèle pour les âmes et de sa grande

iété. | ' Les Anciens de la paroisse racontent encore ce qui suit au sujet de ce curé regretté

Vers 1840, un incendie éclata, le soir, dans la eacristie, Les progrès du feu étaient t lement rapides qne tout secours paraissait inutile. On rapporte que M. Lefrançois, agenouillé au pied de l'autel, arrêta le désastre imminent par ses prières. Le feu s'arrêta d’une manière miraculeuse.

Le 10 de mai, 1856, M. Lefrançois décédait à l'Hôtel- Dieu, où il s'était retiré en 1848 : il était âgé de 89 ans, Ses restes mortels furent remis À ses paroïssiens de Saint-Augustin et inhumés dans le chœur de l’église, tel qu'il a été rapporté ailleurs.

19. Le troisième vicaire de la paroisse fut M. Frédéric Caron, fils de Louis-Marie Caron et de Marie- Joséphte Fortin. Il naquit à Saint Jean-Port-Joli, le 19 mars, 1506. Le 2 février, 1837, il était fait prêtre à Québec. Il fut envoyé immédiatement ici, où il signait son premier acte le 7 du mois de son ordination, | ou à jours après. Il venait à Saint-Augustin pour relever M. Lefrançois devenu incapable de remplir les fonctions de son ministère par suite d’un accident, une ! chûte de voiture, où il s'était cassé une jambe.

M. Caron ne fut ici que l’espace d’un mois et 26 Jours : son dernier acte porte la date du 4 d'avril,

La même année et l’année suivante, il était vicaire aux Trois-Pistoles et à Saint-Roch-des-Aunaies ; en 1839, il était à Saint-Toseph de Lévis et à Saint-Henri de Lauzon. Il devint curé de Saint-Isidore, en 1840,

et3 ans après, en 1843, il était euré de l'Isle-aux- %

Coudres. Hn 1847, on le voit curé de Saint-Joseph de la Beauce ; en 1852, de Saint-Frédéric de la Beauce. formé d'une partio &e Saint-Joseph. Mgr Baïllargeon. donna à la nouvelle paroisse le nom de baptôme de M.

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