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Histoire de la peinture flamande et hollandaise. Complément

Page 82 : La partie montagneuse a enfante le paysage, production Biodeme que les anciens ne connaissaient pas, etc.

Cette assertion ne doit pas être prise à la lettre, dans le sens le plus rigoureux. Les anciens n*ignoraient pas totalement le paysage ; mais ils lui attribuaient peu d^mportance et ne s*y livrèrent que sous Pempire romain. Encore ne lui donnèrent-ils pas un grand éclat. On en a trouvé à Herculanum et à Pompei : Seroux d^Agincourt en a fait graver quatre, où il n*y a guère sujet d'admirer : ce sont des espèces de laques chinoises. Un défenseur exclusif de Tantiquité le reconnaît lui-même : « La perspective y est assez bien étudiée, assez exacte, quoicpi^un peu comprise h la manière de celle des Chinois, dont il ne faut pas regarder les ouvrages horizontalement, mais de haut en bas, comme si le spectateur était élevé sur une éminence. « (ViABDOT, Les Musées d'Italie,) Voyez au surplus le livre de Junius : De ficîurà Veierum. Ces ébauches ne sauraient entrer en comparaisoD avec les chefs-d'œuvre modernes.

Page 100 : Les kermesses de Teniers, les orgies de Brauwer et de Craesbeko, etc.

Nous rangeons provisoirement Brauwer au nombre des peintres flamands , par égard pour l'opinion populaire en Belgique ; nous examinerons s'il n'est pas Hollandais et si Comille de Bie ne s'est pas trompe, quand nous arriverons à son époque.

Page 260 : Nous devons en donner la solution ou notre théorie serait frappée de mort, etc.

Il ne faut pas . prendre non plus ce passage au pied de la lettre : nous montrons dans le chapitre huitième que notre théorie, n'étant point exclusive, ne peut être ni renversée, ni ébranlée par une omission. Toutefois, si nous avions oublié l'influence des grands hommes et celle de la multitude, une lacune aussi importante aurait immédiatement fait concevoir des doutes sur la vérité d'un système, où des pouvoirs tellement énergiques n'eussent point trouvé place dès le premier abord.

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